A JEAN DEHORGNY
[Juin 1638 * 1.)
Monsieur,
La grâce de Notre-Seigneur soit avec vous pour jamais !
Je vous envoie ce porteur exprès pour vous dire que ce bon homme d’Osny, à une petite lieue par delà de Pontoise, n’est point venu. Je ne sais si c’est sa faute ou celle du portier. Je vous prie d’envoyer dès demain matin quelqu’un au fermier de Courcelles 2 lui dire que je le prie de m’envoyer quelqu’un de ses gendres, qui parte le même jour sur le tard pour aller coucher à Saint- Lazare, et le lendemain de bon matin pour être ici le soir mardi, pource que la saison de semer l’avoine du fermier presse. Il ne lui reste plus que quinze arpents à faire.
Et de plus je vous prie d’envoyer quérir le fils aîné du fermier qui est marié à La Chapelle, et de vous informer de lui comment M. Bienvenu, notre fermier de Gonesse 3, lui fait herser deux fois en même temps la pièce de blé dans laquelle M. le prieur 4 a fait semer son sainfoin, derrière la grange. Il me semble que la première fois fut la herse renversée d’un bout, et l’autre au
Lettre 330. — L. a. — Dossier de Turin, original.
1. Une main étrangère a écrit sur le côté réservé à l’adresse : Frèneville , 1638. La place de la lettre semble être entre les lettres 329 et 331.
2. Courcelles n’avait pas grande étendue. Son territoire est englobé de nos jours dans la commune de Levallois-Perret. (Cf. Lebeuf. of. cit., t. I, p. 429.)