Près d’Alençon, dans l’Orne
qu’il a tenu avec le séminaire en la mission qu’ils ont faite depuis peu ; c’est là le nerf de la mission. Je prie Dieu, Monsieur, qu’il vous fasse la grâce d’en user de même.
Mais, mon Dieu ! Monsieur, comment se portent Messieurs Pavillon, Renar et Perrochel ? je vous supplie d’avoir bien soin d’eux et de la santé de toute la compagnie. Il ne faut pas manquer, le jeudi, de leur donner du repos et quelque divertissement agréable, autant que faire se pourra inter privatos parïeies. je salue très humblement ces Messieurs et toute la compagnie et envoie à M. Perrochel un paquet qu’on a envoyé céans pour lui. Je vous supplie de lui dire que nous conférerons, à son retour, de ce que la religieuse qui lui écrit, lui mande.
Le R. P. de Gondy m’a dit que la Charité n’est pas en bon ordre à Joigny. je vous supplie, Monsieur, de prier Monsieur Pavillon de travailler à la rétablir au meilleur état qui se pourra. Il a expérience de la façon qu’il s’y faut prendre pour bien faire réussir cela, et grâce de Dieu.
Nous avons environ 70 exercitants, dont il y en a cinq ou six qui sont bacheliers et des plus savants, quoiqu’en Sorbonne l’on ait fait rumeur contre l’ordre établi et l’obligation aux personnes de cette condition d’assister aux exercices 3. M. Hopille 4 fait le pontifical, et M. Hobier 5 l’entretien du matin. Messieurs de la Salle, Dehorgny, Soufliers, Cuissot et quelques-uns de nos
3. L’ordonnance de l’archevêque de Paris datait de 1631 et avait été appliquée pour la première fois au carême de cette même année. Elle prescrivait à quiconque voulait recevoir les ordres dans le diocèse, de faire une retraite chez les prêtres de la Mission les dix jours qui précèdent l’ordination. (Cf. Abelly, op. cit., t. I, chap. XXV, p. 119.)