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Grand vicaire d’Agen

5. Il a traduit la vie d’Agricola par Tacite (1639), le traité de la patience de Tertullien et celui de l’oraison (1640). Balzac écrivait à Chapelain le 30 août 1639, après avoir lu le premier de ces ou-

jeunes théologiens servent à cela. C'est aux Bons-Enfants, où les choses s’accommodent mieux que nous n’eussions osé espérer.

Le reste de la maison se porte bien, à M. Portail et M. de Rien près, qui commencent néanmoins à se mieux porter.

L’on fait de même à Richelieu, où j’ai été fort consolé, voyant le bien qui s’est fait dans la ville. Je n’ai jamais vu peuple plus assidu ni dévot à la sainte messe. L’on y fréquente souvent les saints sacrements. Il n’y a personne qui y mène vie scandaleuse. Il y paraît grande paix entre les habitants et point de division comme auparavant. Les tavernes y sont moins fréquentées et quasi point pour tout, notamment pendant les offices, les dimanches et fêtes. La Charité y va fort bien. Elle a traité soixante malades depuis Pâques, sans qu’il en [soit] mort qu’une seule fille ; et auparavant il n’en échappait point. Les deux sœurs servantes des pauvres que nous y avons envoyées d’ici y font des merveilles, l’une à l’égard des malades et l’autre à l’égard de l’instruction des filles.

Je ne sais si l’on pourrait en établir deux à Joigny. Marie des pauvres, qui servait les pauvres de la Charité, vit-elle encore ? Toutes les petites filles de la ville vont-elles à l’école aux filles de Notre-Dame ? Ce qui rend la chose plus notable à Richelieu, c’est que c’est un peuple ramassé et la plupart éloignés de leur pays pour leurs déportements * * * * * 6.

Voilà, Monsieur, tout ce que je vous puis dire pour le

vrages : « Qu’il y a de sagesse et de bon sens en M. Hobier !

Que sa diction est chaste et réglée ! Il me semble que la définition

de Vir bonus dicendi -peritus est faite pour lui. » ( Lettres familières

de Monsieur de Balzac à Monsieur Chapelain , Paris, 1856, in-8,

6. Mots raturés : M. Lambert me disait qu’il y en a quantité.

présent, sinon que je vous prie de m’écrire, toutes les semaines, l’état de la compagnie et de ses travaux. Je salue très humblement Messieurs les curés et tous ceux qui m’honorent de leur ressouvenance et suis, en l’amour de Notre-Seigneur, Monsieur, votre très humble et très obéissant serviteur.

Vincent Depaul.

De Paris, ce jour sainte Luce7 1 638.

Suscription : A Monsieur Monsieur Lucas, prêtre de la Mission, à Joigny.

365 — A ROBERT DE SERGIS

De Paris, ce 17 décembre 1638.

Monsieur,

La grâce de Notre-Seigneur soit avec vous pour jamais !

Je reçus avant-hier la vôtre du 7e de ce mois, par laquelle vous me donnez avis : i° de l’arrivée de M. Durot ; 20 que vous craignez de m’avoir mécontenté ; 30 que je fasse réponse à tout ce que vous me demanderez par vos lettres ; 40 qu’on désire que vous fassiez l’examen à Saint-Michel * 1 ; 50 que l’on vous a fait confesser dans le faux bourg ; 6° qu’on doit vous envoyer ceux qui ont des dimissoires ; 70' que vous demandez un peu de la vraie croix que vous avez laissée ici ; 8° vous me dites que vous avez acheté un réveille-matin .Voici la réponse à tout cela, selon l’ordre proposé.

i° Je rends grâces à Dieu de l’arrivée de M. Durot et

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