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Aujourd’hui chef-lieu de canton dans le Loiret

drez le carrosse de Tours, qui est à dix grandes lieues de Richelieu par deçà. Dès que vous serez arrivée à Orléans, vous enverrez sur les ports pour trouver un bateau, que vous ne prendrez pas exprès. A Angers, vous vous logerez selon l’adresse que vous donnera M. Grandnom, par lequel et par Madame Lotin vous ferez écrire à ses parents et amis à Angers, qui vont aller outre l’intention de feu Madame Goussault, et qu’elle recommanda beaucoup en sa maladie à ce qu’ils vous assistent. Vous y verrez aussi les filles de Sainte-Marie de ma part 6.

je vous envoie le petit règlement 7, que vous ferez mettre au net et changerez ce qu’il faudra. Peut-être que je vous trouverai, en revenant, à Tours ou par les chemins. Je prie Notre-Seigmeur cependant qu’il vous conduise par la main lui-même, qu’il bénisse votre voyage et ramène en parfaite santé, et suis, en l’amour de Notre-Seigneur, Mademoiselle, votre très humble et très obéissant serviteur.

Vincent Depaul.

A Richelieu, ce mercredi matin.

Ecrivez-moi, s’il est besoin, par homme exprès à Fréneville où je serai deux jours ou par là. S’il y a quelque réponse qui presse, je la vous enverrai aux hiles de Sainte- Marie d’Orléans.

Suscription : A Mademoiselle Mademoiselle Le Gras.

6. La supérieure du monastère de la Visitation d’Angers était la Mère Claire-Madeleine de Pierre, professe du premier monastère de Paris, où saint Vincent l’avait connue.

7. Les Filles de la Charité conservent dans leurs archives la minute de ce règlement, écrite en entier de la main du saint.

Du 12 [décembre x] 1639.

Mademoiselle,

La grâce de Notre-Seigneur soit avec vous pour jamais !

J’arrivai hier au soir tout tard et vis votre lettre de Saumur, la première entre plusieurs. O mon Dieu ! que je suis en peine de vous et de vos hiles ! J’espérais vous trouver ici à cause de la défluxion que [vous] m’avez mandé qui vous avait prise. Nous verrons au ciel pourquoi la Providence en a disposé de la sorte. Cependant je vous supplie sur toutes choses de vous bien conserver parmi les grands dangers que vous rencontrerez à Angers * 1 2.

Voici la réponse à ce que vous demandez. J’aimerais mieux que vous logeassiez à la ville que dans la maison 3 et pense qu’il est expédient que vous ne receviez rien de votre voyage. Notre-Seigneur y pourvoira, s’il lui plaît. Il serait bien à souhaiter que les hiles fussent seules dans l’hôpital ; il est à craindre que la présence de cette demoiselle ne soit un sujet d’embarras L’on ne m’avait point dit cela. Nous aurions stipulé autrement si je l’eusse su. Il sera pourtant fâcheux de la faire sortir en présence. Quel remède ? Votre prudence en usera selon qu’elle jugera pour le mieux 4.

Je suis bien aise que vous ayez emmené la petite

Lettre 411. — L. a. — Dossier des Filles de la Charité, original.

1. Le texte porte « novembre ». Il y a eu certainement distraction, comme on peut s’en convaincre en comparant cette lettre avec la lettre 409.

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