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Pour la fondation d’Angers

3. La sœur Barbe et la sœur Louise étaient à Richelieu depuis le mois d’octobre de l’année précédente.

4. Une lettre de Louise de Marillac (lettre n) nous apprend que Barbe et Louise ne s’accordaient pas. Sœur Louise était trop indépendante, et sœur Barbe 11e se montrait pas assez cordiale à son égard.

5. Saint Vincent fut retenu à Richelieu jusqu’au 5 décembre. (Voir la lettre 41 1.)

Lettre 409. — L. a. — L’ original, trouvé après sa mort (1807) dans les papiers de Jean-François Daudet, prêtre de la Mission, a été donné aux Filles de la Charité de la rue de Vaugirard, 80, Paris, qui le possèdent encore aujourd’hui.

1. Dans la lettre du 24 novembre, saint Vincent annonce à Louise de Marillac sa récente arrivée à Richelieu et son intention d’y rester encore trois ou quatre jours ; dans celle-ci, écrite un mercredi, il parle de son prochain départ. Le 24 novembre étant un jeudi, nul doute que la lettre ci-dessus ne soit du 30. Le saint n’était plus à Richelieu le mercredi suivant.

due. Puisque Notre-Seigneur vous donne mouvement d'aller à Angers, ailez-y in nomine Domini ; ce qu’il garde est bien gardé 2.

Aussi bien Madame Traversay a toujours sa difficulté. Cela m’a fait penser que peut-être Notre-Seigneur veut que l’œuvre 3 se fasse par soi-même et de soi-même sans mélange.

S’il vous plaît de prendre le coche de Châteaudun, vous passerez par Chartres et y pourrez faire votre dévotion en passant4. De Châteaudun vous avez onze lieues jusques à Orléans et peut-être moins jusques à Notre- Dame de Cléry 5, où passe la rivière, ou auprès, si me semble. Vous éviterez par ce moyen le pavé, excepté trois ou quatre lieues près d’Orléans, où je vous conseille d’aller passer ; et pour y aller, faudra que vous louiez une charrette à Châteaudun. Le coche ne vous coûtera rien pour cela ; il est de céans.

J’ai dit à notre frère Louistre qu’il vous baille les places que vous demanderez ; il partira mardi. Voyez si vous le pourrez pour ce jour-là.

Nous avons assez parlé de la manière de traiter avec ces Messieurs, qui est à la charge de changer les hiles et qu’il n’y en aura point d’autres avec elles. J’écrirai de cela à Monsieur l’abbé de Vaux, qui est le grand vicaire qui dirige cet affaire.

Il faudra bien, au retour, que vous visitiez la Charité de Richelieu, qui est à huit lieues de Saumur, où est Notre-Dame des Ardilliers ; et de Richelieu vous repren-

2. La peste faisait alors des ravages à Angers et à Richelieu ; et pour ce motif le saint avait d’abord conseillé à Louise de Marillac de retarder son voyage.

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