‹ Correspondance, entretiens, documentsChapitre 496 sur 500 · décembre · texte numérisé non relu

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pelle, parlerai à Madame Turgis 2 et commencerai à donner l’ordre pour les filles que vous demandez ; mais je pense qu il ne faut pas parler à Marie, de Saint-Germain 3, ni à celle de Saint-Paul 4. Je tâcherai de vous envoyer les autres au plus tôt et parlerai un peu à Madame Turgis. Il y a des choses à dire beaucoup pour et contre. Hélas ! mon Dieu, que ferons-nous pour Nantes, où il est nécessaire que nous en envoyions au plus tôt 5. Je fis hier espérer cela à Madame la duchesse d’Aiguillon. Pour Henriette, je ne finis, dit-on, rien de rien.

Pour les articles, je pense que vous avez bien répondu et qu’il n’est pas besoin d’en faire encore ; nous verrons dans quelque temps, pendant lequel l’on fera un essai du bon plaisir de Dieu. Vous ferez bien d’en parler de la sorte, ce me semble, et même de montrer leur petit règlement de vie à M. de Vaux et à tel autre qu’il jugera convenable, et notamment de bien affermir les filles dans la résolution de le bien garder, de suivre la direction en la manière qu’elle est touchée dans ledit règlement ; et vous leur inculquerez, tant à ces Messieurs qu’à elles, l’importance de ne le pas changer. Madame la duchesse d’Aiguillon me le disait encore ces jours passés.

Je fus hier samedi à La Chapelle, où je vis toutes vos filles. Elles sont fort bien, par la grâce de Dieu. Madame Turgis en est fort contente. Henriette est encore chez elle. Son frère est venu dire qu’avant d’aller à Saint- Germain 6 elle viendrait à La Chapelle. Il n’est pas expédient qu’elle y aille. Je ferai envoyer quelque autre à Saint-Germain et la ferai retenir ici pour lui faire connaître sa faute.

2. Madame Turgis tenait à La Chapelle la place de Louise de Marillac.

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