Voir lettre 31, note
l’état que Dieu vous demande. Or sus, continuez, ma chère hile, à vous maintenir en cette bonne assiette et laissez faire à Dieu. Mais, certes, ma consolation a été contredite par l’état que vous me mandez et que vous m’aviez celé de votre maladie. Or sus, béni soit Notre - Seigneur de tout ! Ayez bien soin de votre santé pour l’amour de lui et pardonnez-moi de ce que j’ai tant retenu votre homme, pour avoir été embarrassé par quantité de visites. Au reste, je me porte mieux, Dieu merci. Il me reste encore quelque petit sentiment de fièvre ; mais cela va toujours en diminuant, et le désir que j’ai que vous soyez toute sainte, en augmentant.
Adieu, ma hile, Dieu vous donne le bon soir !
[Vers 1629 h]
J’en loue Dieu, Mademoiselle, de ce que vous avez été ainsi résignée au saint vouloir de Dieu, et le prie que vous et moi ayons toujours un même vouloir et non-vouloir avec lui et en lui, puisque c’est un paradis anticipé. Je vous remercie, de plus, de votre bonne médecine et vous promets d’en user demain, Dieu aidant, et de bon cœur ; et je vous supplie, au nom de Dieu, de vous bien guérir et de ne rien omettre de ce qu’il faut pour cela. Soyez, au reste, en repos pour votre intérieur ; il ne laisse pas d’être en l’assiette qu’il faut, ores qu’il ne le vous semble pas.
Adieu, ma chère hile. Je suis en son amour et celui de sa sainte Mère, votre, etc.
Lettre 35. L. a. — Dossier des Filles de la Charité, original. 1. Voir lettre 31, note 1.
[Vers 1629* 1 .]
... le secret de votre cœur, lequel je désire voirement qu’il soit tout à Notre-Seigneur, et prie la sainte Vierge de le vous ôter pour l’enlever au ciel et le mettre dans le sien et dans celui de son cher Fils. Mais ne pensez pas que tout soit perdu pour les petites révoltes que vous sentez intérieurement. Il vient de pleuvoir fort dur et il tonne épouvantablement ; le temps en est-il moins beau ? Que les larmes de tristesse noient votre cœur et que les démons tonnent et grondent tant qu’il leur plaira, assurez-vous, ma chère fille, que vous n’en êtes pas moins chère à Notre-Seigneur. Vivez donc contente en son amour et assurez-vous que j’aurai soin de vous demain au sacrifice qu’indigne que je suis, je présenterai au souverain Sacrificateur. Si je n’étais fort pressé...
[Vers 1629 1.]
S’il n’était si tard qu’il est, je vous irais voir à ce soir pour apprendre de vous le particulier de ce que vous me mandez ; mais ce sera demain, Dieu aidant. Honorez cependant la peine de la sainte Vierge qu’elle eut voyant son Fils dans la souffrance, et ajoutez à cet honneur celui de l’agrément du Père éternel dans la vue des souffrances de son unique Fils ; et j’espère qu’il vous
Lettre 36. — L. a. — Dossier des Filles de la Charité, original. Le commencement et la fin de la lettre manquent.