Cam-pos, îour de congé
là et que, pour les raisons que vous m’alléguez, vous les occupiez ces deux jours-là, ni que vous tâchiez de faire venir à l’école celles qui n’ont point accoutumé d’y aller. Mais je pense qu’il sera bon de le faire agréer au bon M. Belin 4 et de rendre capables ceux qui en parleront, que vous en usez ainsi pour le peu de temps que vous avez à demeurer, et leur dire que ce n’est pas là une école, ains un exercice de piété pendant quelques jours.
Pour le petit Michel, soyez en repos ; il n’y a que deux ou trois jours que je le vis aller à sa leçon et qu’il se portait bien.
J’ai fait tenir votre lettre à Mademoiselle du Fay et encouragé Mademoiselle du Fresne5 d’aller à Villepreux ; ce qu’elle a toutes les envies du monde de faire. Mais, certes, son indisposition ne lui permettra pas ce contentement, quelle désire extrêmement. Je la recommande à vos prières, et vous, de bien prendre garde à votre santé et de ne pas trop prendre sur vous ; ce que j’ai peur pourtant que vous fassiez, en ne voulant pas prendre le relâche de ces deux jours, ni vous tenir au temps qu'on a accoutumé d’employer à l’école. C’est pourquoi, en cette appréhension, je vous prie de vous contenter, quoique je vous aie dit ci-dessus, du temps ordinaire. Ce procédé sera plus au gré, comme je pense, du bon Monsieur Belin. Que si vous y voyez un notable détriment, écrivez-m’en, s’il vous plaît, une autre fois, après que vous aurez commencé.
De Paris, ce 4 mai [1630 6.]
4. Chapelain de la maison du R. P. de Gondi à Villepreux. Il avait connu saint Vincent chez le général des galères et le suppléait, en son absence, auprès des forçats du faubourg Saint-Honoré. (Abelly op. cit ., t. I, chap. xiv, p. 60.) Il avait eu, dit ailleurs le saint (lettre du 16 décembre 1634), « une des meilleures parts à la conception, à la grossesse, à la naissance et au progrès de la Mission. » Le copiste du manuscrit Saint-Paul a lu Prelin.