‹ Correspondance, entretiens, documentsChapitre 66 sur 500 · A LOUISE DE MAKILLAC, A VILLEPREUX · texte numérisé non relu

A LOUISE DE MAKILLAC, A VILLEPREUX

[Avril 1630 * 1 2. J

Il est fort difficile, Mademoiselle, de faire quelque bien sans contrariété ; et pource que nous devons, autant qu’il nous est possible, soulager la peine d’autrui, je pense que vous feriez un acte agréable à Dieu de voir

3. Louis Guyard, vicaire général de Paris- Lettre 46. — Manuscrit Saint-Paul, p. 14.

1. Saint Vincent avait eu souvent l’occasion d’aller dans cette localité quand il était chez les Gondi. Il y donna une mission en 1618, et y établit à cette occasion sa seconde confrérie de la Charité. (Cf. Abelly, o'p. cit ., t. I, chap. x, fin, p. 47.)

2. C’est la date que suggèrent Gobillon, p. 39, et la lettre qui suit.

Monsieur le curé 3, de lui faire vos excuses de ce que, sans son avis, vous avez parlé aux sœurs de la Charité 4 et aux filles, que vous en pensiez faire à Villepreux tout simplement comme à Saint-Cloud et ailleurs, et que cela vous apprendra votre devoir une autre fois, et, s’il ne le trouve pas bon, que vous en demeuriez là. Et mon avis est que vous le fassiez. Notre- Seigneur retirera peut-être plus de gloire de votre soumission que de tout le bien que vous pourriez faire. Un beau diamant vaut plus qu’une montagne de pierres, et un acte de vertu d’acquiescement et de soumission vaut mieux que quantité de bonnes œuvres qu’on pratique à l’égard d’autrui 5.

Béni soit Dieu, Mademoiselle, de ce que j’ai plus tôt la nouvelle de votre guérison que de votre maladie ! Et je le prie qu’il vous fortifie entièrement et en façon qu’il se puisse dire un jour de vous que ces paroles de la Sainte Ecriture vous regardent, qui sont : Muliereni fortem quis inveniet * 1 ? Vous entendez ce latin ; c’est pourquoi je ne le vous expliquerai point.

Pour le temps que vous dites que les enfants sont à l’école, qui ne suffit pas pour leur pouvoir profiter 2, et les deux jours encore qu’ils ont de campos3, je ne vois point d’inconvénient que vous allongiez un peu ce temps-

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