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Revenu à l'Etablissement hier soir, j'appris que les efforts du Dr. Cowan auprès du E père Lestanc avaient été sans résultat, le révérend père refusant de chercher à employer “i son influence auprès des Métis en question. à
Le Dr. Cowan m'informa que le révérend père, pour expliquer son refus, lui dit # qu'une pareille-tentalive, en consequence de l'idée partagée par les Métis que la compagnie agissait de concert avec le gouvernement canadien, tendrait à leur faire croire que l'égliso sympathisait aussi avec le gouvernement, et que cela pouvait diminuer l'influence du clergé au point de vue religieux.
Le Dr. Cowan m'avait écrit un billet (en date du 15 octobre), m'annonçant le complet: insuccès de ses tentatives à détourner l'opposition des Métis français à l'arpentage, enf conséquence de quoi M. Webb, conformément à mes instructions dans ce cas, avait retiré: son escouade et l'avait établie sur la rive nord de l'Assiniboine, et avait commencé l’arpen: tage du pays au nord du Fort Garry, où il ne rencontrait pas d'opposition. Tel est l'étath actuel des affaires, Ë
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MÈNE JOUR, 4 HEURES pP. M.
Le grand constable Mulligan à cru qu'il était de son devoir de venir m'informreté
qu'une assemblée a eu lieu hier chez un Métis français du nom de Bruce, de l’autre côté 4
la rivière, ét qu’elle était composée des mécontents du parti français, parmi lesquels l&
nommé Riel se faisait remarquer. :
Qu'il fut résolu à cette assemblée d'envoyer un parti d'hommes armés pour rencontrer
le gouverneur, qu'ils attendent demain, et pour empêcher à tous risques son entrée dariée l'Etablissement. ‘ :
Sous ces circonstances, ne voulant pas m'identifier avec aucun des trois partis qu
divisent évidemment les gons du village, et qui n’ont aucune sympathie les uns pour li
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autres, soit socialement, soil politiquement, je consuliai deux Canadiens, MM. Sanford ct Turner, d'Hamilton, qui avaient accompagné M. Howe lors de sa visite, et qui se trouvaient encore daus l'Etablissement.
Ils étaient d'avis que les circonstances exigenient une action immédiate eb vigoureuse de }n part des autorités, et il fut décidé que M, Turner tr oi nous nous rendrions auprès du j jure Black et l'infonncerions des intentions hostiles des insurgés.
Nous trouvâmes le j Juge Black chez lui, à environ quatre milles cu Las de l'Étublissement, e5 nous lui exposimes les choses. 1 fat eutendu qu'il irait trouver le gouverneur et le Dr. Cowan, à bonne heure demain matin, afin de prendre des mesures pour faire inanquer le projet des Métis insurgés. .
A. notre retour, il y avait des rumeurs qui confirmaient ce que nous avions déjà appris.
* Venpreni, 22 octobre.
Je rencontrai le juge Black, le gouverneur MeTavish et le Dr. Cowan, ce matin, au Fort, tel que convenu, et la question fut alors discutée sous tonte: #c4 faces ; eb vu l’aspect des affaires, le gouverneur fut d'avis qu'il élait urgent de convoquer une réunion du conseil de la colonie sous le plus court délai possible, et d'après ses avis d'adopter de promptes mesures pot’ prévenir effectivement les violences des insurgés.
Pour preuve de l'objet qu'avait ce parti irmé, j'attire l'attention sur l'affidavit de **%#* dynt copie est ci-annexée, lequel x été fait dans l'après-midi, l'original ayant été afirmé sous serment, et étant resté entre les sains du Dr. Cowan.
Cet afidavit fut encoïe corroboré par une déclaration faite vers quatre heures de après s-midi par M. ##% qui, en veuaut do Pembina aujourd hui, rencontra un parti
d'honunes armés qui avaient pris possession Qu chemin près de la traverse de ja rivière Sale, qu'ils avuient barricadé, et il ne leur avait pas été permis de franchir cette harricade : SANS explication et saus douncor des assurances snüisfuisantes qu'un étranger qui se tronvait ‘avec eux n'était pas attaché au gouvernement canadien. ‘ 4 Le gouverneur MeTavish a convoqué le conseil pour lundi, le 25 du courant, parce * que certains membres demeurent à une si grande distance qu'ils ne ponrraient être avertis É plus tôt.
î 3.8. Devis.
à Etablissement de la Rivière-Rouge, 28 octobre 1869.
Lu Colonel Dennis.
Fort Garry, 15 octobre 1869.
Cxer Moxsreur,—Je regrette beaucoup de dire que nous avons complètement échoué ans nos tentatives de faire cesser l'opposition des colons français à l'ar pentage.
Le gouverneur McTavish à fait tout ce qu'il a pu, dans l'état acbuel de sa santé, eb M. toulet eb moi-même avons déployé tous les eflorts possibles poux leur faire entendre raison, nais inutilement.
. Je pense qu'il sont maintenant d'opinion que nous agissons sous la pression du gousement canadien, en sorte qu'il est inutile d’ échanger” avec eux aucune autre coxrres-
Je demeure, etc., WILLIAM Cowax.