‹ Correspondance et documents relatifs aux événements récemment survenus dans les Territoires du nord-ouestChapitre 40 sur 56 · PEMBINA · texte numérisé non relu

PEMBINA

( Télégramme. ) - ‘ ST. PAUL, MinNesora, 17 décembre 1869. ,

L'Honorable Joseph Howe, Secrétaire d'Etat.

Je viens de recevoir la nouvelle que le colonel Dennis, arpenteur général, a réussi à + lever et armer quelques deux cents (200) Sauvages Maskégons ( Swampies ) et un certain

nombre de leurs parents Métis anglais—qu'ils ont mis le Fort de Pierre en garnison—-que M. McDougall a organisé une autre force de Sioux hostiles du Portage de la Prairie, sous le " ‘commandement de Canadiens, et qu'aussitôt ces forces réunies, elles marcheront contre Pcelles des insurgés au Fort Garry ou près de là Le général Riel a rappelé sa réserve de M Métis français qui était momentanément absente. Plus de trois cents hommes (300) se Sésont rapportés aux quartiers-généraux quelques heures après l'appel, ct un conflit était : “attendu d'heure en heure au moment où l’information me fut envoyée.

J. À. Wamezock.

( Télégramme:)

. Torowro, 18 décembre-1869.

A Sir John À. Macdonald.

“ Une lettre datée de Pembina, 6 décembre, ‘dit : ‘La malle de la Rivière-Rouge, qui fvient d'arriver, apporte les nouvelles les plus importantes. Le gouverneur McDougall a éussi à lever un corps de Sauvages qui marche sur le Fort de Pierre sous le commandement Fdu colonel Dennis, et l’on craint qu'un engagement n'ait déjà eu lieu.” L'auteur de la

EE Fettre ajoute : “La malle se ferme à- l'instant et je n'ai pas le temps d'écrire d’autres :dé-…

tails.” Une lettre de même date, du gouverneur McDougall, dit : “ Le ler décembre, le gouvernement de la reine à été proclamé par ses représentants canadiens. Le même jour, une force d'hommes loyaux occupa le Fort de Pierre, ot les blanes loyaux ainsi que les Métis commencèrent à se rallier et à s'organiser rapidement. Les insurgés conmycnçaient à se disperser et avaient retiré lours troupes de l'imprimerie et autres endroits dans Winnipig. Riel, le chef des insurgés, restait encore maitre du Fort Garry avec quatre cents de ses partisans.” Une autre lettre dit : “La malle qui vient d'arriver de Garry apporte la nouvelle que le colonel Dennis a une force de 300 hommes, composée Ge Sauvages Maskégons et de leurs parents Métis, qu'ils se sonb mis en gurnison aux Fort de Pierre et qu'ils doivent se rallier anx Canadiens et aux Sioux dn Portage de la Prairie, et marcher avec eux contre les insurgés au Fort Garry. Riel a rappelé ses réserves qui étaient momentanément absentes, et trois cents (300) se sont rapportés à ses quartiersgénéraux quelques heures après l'appel. On s'attendait à un conflit. On ne croyait pas en général aux rumeurs qui disaient que MeTavish avait été enlevé malade de son lit et jeté en prison avec ses subalternes, et que les insurgés s'étaient emparés des propriétés de la compagnie de la Baie d'Hudson.” Le 91 Pauls Press de ce matin dit, dans son premier article, à propos des troubles de la Rivière-Rouge : “ Le gouverneur McDougall à pris sur lui une très-grande responsabilité en exposant la colonie au risque terrible d’une guerre indienne. Il n’est que juste de dire que, comme notre correspondant de Pembina montre des sympathies pour les insurgés et obtient ses renseignements du côté des insurgés, il est possible que ces renseignements soient inexacts. Naturellement, nous ne publions que les informations qui nous parviennent, et nous devons nécessairement baser nos observations sur l'état des affaires tel qu'il nous est présenté. Il y a des raisons de croire que M. McDougall se lance dans une guerre indienne sans s'être consulté avec le gonvernement canadien, vu qu'il est déclaré dans la dépêche d'Ottawa d'hier qu'il pourrait se faire que le gouvernement de la Puissance ne compléterait pas l’acquisition du Nord-Ouest avant le

printemps.” | H. P. Dwicar.

Pemgina, 9 Décembre 1869.

L'Honorable Joseph Howe, Secrétaire d'Etat, etc., Ottara.

Reçne par le Moxstgur,—J’ai l'honneur d’accuser réception de votre dépêche du 19 Secrétaire novembre, transmise sous enveloppe, de St. Paul, à l'adresse du sous-percepteur d'Etat pour de ce port. ‘ ,

les Provinces, C’est une satisfaction pour moi de croire que le conseil privé a entière- 4, décembre. ent approuvé ma conduite dans les circonstances difficiles où je me suis trouvé à mon arrivée dans les territoires du Nord-Ouest. Les difficultés et les événements avec lesquels j'ai eu à compter depuis la date de la lettre à laquelle répond votre dépêche, ont été relatés au long dans les rapports que j'ai eu l’honneur de vous envoyer, et j'espère que ma conduite, dans toutes ces circonstances, méritera également l'approbation de Son, Hxcellence en conseil. Je mo suis efforcé d'exercer, au meilleur de ma capacité, dans les intérêts du gouvernement, et pour le maintien de l’antorité de la couronne dans cette partie de la Puissance, la latitude considérable et la Hberté d'action que l’on m'avait implicitement accordées.

T1 n’est pas facile, au milieu de la confusion et des inconvénients de Ia vie de camp, ct tout en préparant ses quartiers d’hiver dans la prairie pendant le mois de novembre, de faire une relation précise et minutieuse de tous les faits et circonstances qui ont jour par ‘ jour dirigé mon jugement et mes actions. J'espère, cependant, que les papiers, lettres et rapports que j'ai envoyés, avec mes propres observations, ont permis au conseil de comprendre les difficultés de la situation, sinon de se prononcer: dans chaque cas sur les meilleurs moyens à adopter pour vaincre ces difficultés. à

J'inclus dans la présente (marquée “2 À ”) le prémier rapport du Colonel Dennis, daté de ses quartiers-généraux, au Fort de Pierre, 15 milles au-dessous du Fort Garry. Un

coup-d'œil jeté sur les cartes de M. Dawson montrera sa position et ses communications avec les autres localités mentionnées dans son rapport. Dans ma dépêche du 2 de ce mois, j'ai fait connaître le but de sa inission, et en termes généraux les pouvoirs que je lui ai conférés. Il paraît qu'il à trouvé que les Métis anglais et écossais, ainsi que les Sauvages de la Mission et un nombre considérable de, Métis français étruient prêts à appuyer l'ordre et l'autorité. D'après un rapport confidentiel fait par une jersonne qui à en accès au conscil de Riel, j'apprends que la nouvelle du mouvement du Fort de Pierre et la lecture de ma Proclamation (qui a été produite et lue, avec beaucoup d'opportunité, à leur assemblée de mercredi) ont produit un effet très favorable. Riel a dit: “ Ceci place les choses sous un jour diflérent, ” et, ainsi que me le rapporle ion correspondant, il a exprimé-des sentiments très loyaux. Il fit appel aux délégués anglais (dont quelques-uns faisaient encore partie de sa Convention pour en suivre les délibérations, de l'aider ‘“ à obtenir, par des moyens paisibles, la revendication de leurs droits.” Les Anglais demandèrent une déclaration écrite expliquant “ce que sont ces droits.” Les Français répondirent qu'ils avaient besoin d'une heure pour répondre. Quand l'heure fixée fut expirée, ils présentèrent un papier dont copie est ci-incluse, marquée “2 B.” Les Anglais refusèrent d'étre parties à cette demande, alléguant que la proclamation montrait qu'ils n'avaient pas le droit de la formuler, qu'il devaient accepter le nouveau gouvernement et espérer que tout ce qu'ils pourraient demander de raisonnable serait accordé. Riel s'indigna de leur refus de se joindre à nne députation qui devait m'être envoyée avec son ulfimatum, ct déclara qu'il le porterait lui-même Cependant, on'n'avait rien encore décidé jeudi à midi. Après que la proclamation eût été affichée, les gardes armées de Riel furent retirées de la ville ainsi que de l’entrepôt contenant les approvisionnements du gouvernement. Le Fort Garry était encore gardé par une force de 30 à 40 hommes.

.… J'inclns (document #2 C”) (#) une lettre d’une nature privée, de M. Mair, qui mentionne quelques autres particularités ; elle confirme aussi quelques-uns des faits que j'ai rapportés snr l'autorité de correspondants. .

J'ai la plus grande confiance que ce prompt déploiement de vigueur et la détermination d'aider et de maintenir par la force, si c’est nécessaire, l'autorité du nouveau gouvernement, dès son début, inspireront à tous les habitants du territoire le respect de vos représentants, cb forceront les traitres et les conspirateurs à crier “Dieu sauve la Reine,” ou bien à batire précipitamment en retraite. Ainsi que je l’anticipais dans ma dernière dépéche, Stuttsman, le “ Conspirateur en chef” n’a pas attendu que le Colonel Dennis je fit prisonnier, mais il a fait son apparition ici, le lendemain de la proclamation, soumis et l'oreille basse.

Je lis dans votre dépêche lobservation que “je ne puis réclamer ou affirmer aucune autorité dans le territoire de la Baie d'Hudson tant que là proclamation de la reine ne me sera pas envoyée par l'intermédiaire de votre burcau.” $i j'avais interprété dans ce sens ma commission et les actes du parlement, le gouvernement rebelle aurait été formellement inauguré pendant l'interrègne qui serait survenu entre le ler décembre (jour que les rebelles ; aussi bien que les agents de la compagnie de la Baie d'Hudson savaient et pensaient être celui où devait avoir lieu le transfert) et le temps où votre messager pouvait arriver, jusqu'à moi. 1 m'aurait probablement rencontré à St. Cloud ou à St. Paul, (si je fusse axrivé R vivant) incapable de revenir sans une armée derrière moi pour m'appuyer. Vous pouvez voir par le ton des journaux américains et ce qu'a fait la législature du Minnesota durant sa dernicre session (extrait “2 D”), pour ne

. Tien dire des féniens qui ont des émissaires ici et au Fort Garry, quelles facilités on aurait pour. le transport de troupes canadiennes, dans une éventualité comme celle-là. Ma con-

. viction est que nous aurions eu à combattre plus tard et avec beaucoup plus de désavan-

: tage, un ennemi Lien différent de celui qui s’éclipse aujourd'hui devant une proclamation et un ‘ conservateur de la paix. ” ——

; . J'attendrai l'arrivée de votre messager avant de prêter les serments d'office et d'accom-

: plir d’autres actes que ceux nécessaires à la protection de la vie et de la propriété. J'espère

esresme 4

ÿ A r CA . . . . +) + .

i que la même nécessité sera ma justification si j'ai commis une erreur en croyant que le

(*) Omis,

RES ERERRERERUS

transfert du territoire à la Puissance à effectivement eu lisu le ler décembre et que m commission à pris effet le même jour. .

J'ai, ete., Wu. McDoucaLr.

{«2 A) ForT DE lient, ÉTABLISSEMENT ÎNFÉRUEUR,

| . 2 décembre, 5 P. 1.

L'Honorable Win. McDougall, C. B., Lieut.-Gonverneur, Pembüut.

Mox cuzr M. MoDoucarr,—Je suis arrivé chez William Hallett, sur l'Assiniboine, à 5 h. a. 10. hier, après un voyage plus désagréable encore qu'à l'ordinaire. Je demandai immédiatement # %* % ct % * * qui vinrent quelque temps après. Je recueillis de leur conversation qu'il y avait peu de doute que le sentiment public appuieruit mainte nant un inouvement qui‘aurait pour but de réduire par la force des armes les Français réfractaires. En même temps, il était évident que, personnellement, ils regretteraient une À tentative de ce genre, craignant que les grands propriétaires comme eux éprouveraient de pertes considérables si l’on en venait aux hostilités. Je trouvuique * * était d'opinion que le public répondrait à un appel.

Je donnai lecture de ma commission et de la proclamation, dont je remis une cop anglaise à M. * * * pour qu'il 4 communiqué à l’eutrevue qu'il doit avoir avec le insurgés, et je m'en revins au village.

Sur mon chemin, j'aurais dû le mentionner, je pussai une couple d'heures ave M. *# %* % et je vis avec plaisir que ses idées sur la situation, en ce qui regarde | sentiment de ses gens, s'étaient considérablement modifiées, au point qu'il s'occupais activi ment depuis deux jours à les visiter et à faire une liste de ceux d’entre eux qui sont disposés à prendre les armes contre les gens de Riel. Ils sont an nombre de quatre-vingt seize. Je convins avec lui que si je trouvais la niême disposition chez les Ecossais et cher les Anglais, je lui ferais savoir quand & devrait organiser ses hommes et se tenir prêl.

Je trouvai dans le village un sentiment de malsise et d’excitation. Le Dr. Schulk pensait que lui-même, sa famille eb ses propriétés —ainsi qu'il me le dit — étaient dans mn danger imminent, eb il me couseïlla de ne pas me montrer dans le village et d'en sortir h plus tô5 possible, afin de n'être pas fait prisonnier, Après avoir vu M. * * * 4 d'autres Canadiens et leur avoir montré ma commission, je partis duns le but de rocueillr d'autres renseignements sur l'état de l’opinion publique dans la colonie.

Il était alors 6 h. P. x; j'entrai et me ju'ésentai à AT. Klett, le commandant de & fort, lui montrai ma commission et pris possession du Fort. Il manifesta beaucoup à bienveillance et le désir de seconder mon but, mit une grande maison à mon entitrk disposition et entreprit de suite de voir au chauffage et à l'éclairage.

Vers 8 heures, il y avait 70 jeunes gens réunis dans une vaste chambre de lét supérieur de cette maison, et l’un d'eux leur fit faire un exercice d'une heure.

Je leur donnai lecture de la proclamation de la reine, qui fut reçue ‘avec entho siasme, Plusieurs d’entre eux s’offrirent spontanément pour former une garde pendant nuit, eb un renfort étant survenu de la principale bande de Prince, leur nombre futat menté de 70 à 120 hommes ; j'ai renvoyé tous les Sauvages chez eux, à l'exception de que je garde pour le moment, avec leur chef, afin d'en former une garde permanente po le fort. Je me propose de me prévaloir de leurs services de cette manière, plutôt q de permettre aux Sauvages de prendre part à la lutte actuellement.

Ces braves gens firent preuve d’un excellent esprit. Ils applaudirent et tirère leurs fusils avec enthousiasme quand ils furent appelés à saluer le nom de la reit une distribution de provisions et de tabac acheva de les satisfaire et ils partirent conter

Le chef relève sa garde sans employer l'imposante cérémonie en usage parmi soldats réguliers ;.mais je n'ai cependant aucun doute qu'il faudra que . l'ennemi #

- bien ectif s’il parvient à pénétrer dans le fort à l'insu des sentinelles peaux-rougt

om

Cette place peut être défendue aisément contre toute attaque excepté par l'artillerie, { ot il n'y a que la crainte de soulever les Métis anglais qui a pu empêcher les insurgés E de la saisir et de l’occuper.

Je me suis donné beaucoup de trouble pour faire connaitre aujourd'hui, dans Étoute la colonie, ma présence ici, et que mon intention est d'organiser parmi le peuple june force pour rétablir l’ordre public ; j'attends ce soir l'amkvée de cent à deux cents personnes : je commencerai alors à enrôler ct organiser.

Jo trouve le major Boulton très utile, etje suis allé chez AI. Hart afin de l'engager Élui et ses hommes, qui sont tous élèves de l'école militaire, à enseigner l'exercice” cb à rendre d'autres services.

k J'ai commandé 20 bœufs gras, qui seront abattus lundi prochain, et je n'aurai pas de difficultés à me procurer les autres approvisionnements nécessaires.

f J'ai envoyé à M. Webb, qui arpente actuellement’ sur l'Assiniboine et eui est un fofficier volontaire d’une grande expérience, l'instruction formelle de se rendre sans délai au Portage, d'y organiser quatre compagnies de 50 hommes chacune, de les équiper fet de leur donner des approvisionnements, de les exercer activement et de me faire En pport: Les autres personnes de son escouade 7 compris M. Newcomb, sont. tous des

foar eux dans l'exercice et l'organisation des compagnies. J'aurai heureusement un foradué de lé cole militaire pour commander chaque compagnie. Je laisserai les soldats

Les compagnies seront formées en un bataillon dont je prendrai immédiatement le ommandement, avec le Major Boulton comme second.

. J'espère et je crois que votre délivrance d’une position humiliante approche et que e n'est plus qu’une question de temps. Vous feriez donc bien de vous tenir prêt à, éuarcher au moment opportun. "

: J'ai envoyé hier soir une note au juge Black, lui demandant de venir me voir, et il “passé ici une partie de la journée. Je voulais le consulter sur -l'opportunité de roclamer la loi martiale dans le territoire, afin de me donner le droit d'arrêter Stuttsman,

ui est encore à Winnipig, aidant et encourageant sans aucun doute les émeutiers,

ette idée parut l’effrayer, ‘et il mb demanda d'en retarder la mise à exécution d'un ur ou deux, parce qu’il avait une forte espérance que le conseil, qui est, je suppose,

ncore en session (n'en ayant pas appris le résultat), prendrait des mesures pour désor-

niser le mouvement. Je me rendis à cet avis ; mais dès que je pourrai avoir nne force pour

‘appuyer, à moins que je sois ne persuadé, après m'être consulté avec M. Ross, que ce

serait pas désirable, j je mettrai ce projet à exécution.

Si nous parvenons à nous emparer du principal conspirateur sus-nommé, je l'enferjérai dans une chambre sous verrou dans cette maison, sous li garde de mon ami Pegwis, Schef sauvage, et de ses guerriers, jusqu'à ce qu’il en sorte selon le cours régulier, mais bineux, nous l’espérons, de la loi. Ù J'aurais désiré connaître d'une manière positive, avant de fermer ma lettre, le résultat

faut:

puis retenir le messager plus longtemps, car je sais votre ‘anxiété ‘de savoir de mes velles.

Croyez-moi, cher Monsieur, Bien sincèrement à vous,

J. S. DENxIs.

Len

{ P. S.—Par co nr ja écrit à M. *** d'avertir ses hommes et de venir ensuite

(«2 2 BR” ) ‘ Wixnirie, "2 décembre 1869.

A l'Honorable I. HeDougal.

Moxsreur,—Ayant reçu une lettre du colonel Dennis, datée du Fort de Pierre, où il est arrivé hier soir, m'ordonnané de vous envoyer un rapport des délibérations du conseil de Riel, j'inclus dans la présente les résolutions adoptées par les délégués français sans le concours de la partie anglaise du conseil.

##% esb arrivé cette après-midi pour avoir des volontaires, et il a réuni tous les Cam. diens, au nombre de 22. Riel à eu vent du mouvement eb il a anis des gardes sur k chemin qui conduit à Pembina, croyant que cet arrangoment avait pour but de vow faire entrer ct venir. J’espère qu'ils arriveront au Fort de Pierre sains et saufs.

M. Caldwell dit que Riel est abandonné par sou conseil et que vingt-quatre heure sufiront pour régler les affaires s’il n'y à pas de sang répanda cette nuit.

Les rebelles ont saisi les deux i imprimerics, et on a dû faire écrire la pr clamution.

J'ai l'honneur d’être, en grande hâte, Votre obéissant serviteur, D. $. Mysxixs.

Copie des résolutions mentionnées dans la lettre précédente.

1. Que le peuple aït le droit d'élixe les membres de ia législature. 2. Que Ia législature ait le droit de passer toute loi locale Sappliquant au teri toire, nonobstant le véto de l'exécutif, par un vote des deux tiers. :

3. Qu'aucun acte du parlement de ln Puissance (d'un effet local pour le territoir ne soit obligatoire pour le peuple, s'il n’est sanctionné par ses représentants.

4. Que tous les shérifs, magistrats, el commissaires d'école soient élus par le peupl

5. Une loi déclarant certains biens insaisissables (free Lomestead), et, èn ce qux concerne les terres, le droit de préemption.

6. Qu'une partie des teries publiques sera affectée au bénéfice des écoles, à] construction des chemins et d'édifices paroissiaux.

7. La garantie de relier Winnipig par voie ferrée à la ligne de chemin de fe la plus rapprochée, —la concession des terres pour ce chemin devant être du resso de I: législature locale.

8. Que pendant un certain nombre d'années, toutes les dépenses militaire es, civiles « municipales seront faites à même les fonds de la Puissance. ,

9. Que la force militaire sera composée des habitants actuels du territoire.

10. Que l’usage des langues anglaise et française sera facultatif dans la législaturee les cours de justice, et que tous les documents et actes de la législature soient publiés dan les deux langues. À

11. Que le juge de la Cour Suprême parle les langues anglaise et française.

12. Que des traités soient conclus et ratifiés entre le gouvernement de la Puissance les divers tribus de Sauvages dans le territoire, afin d'assurer la paix surlafrontière.

13. Que ces droïts nous soient concédés par M. McDougall avant qu'il puisse ent dans le pays. S'il n’a pas le pouvoir de nous les conférer, qu'il fasse passer un acte du pakë ment dans le but de nous les garantir explicitement, et qu’il reste en dehors de la frontiéredà territoire jusqu'à la passation de l'acte en question.

PROPOSITION À M. McDOUGALL.

Du “ Darzy Px0NEER ? DE ST. PaUr, 21 novembre. [2. D.] Le canadien distingué qui séjourne actuellement à Pembina aura probablement loisir, dans ses quartiers d'hiver, d'examiner les meilleurs moyens d'établir à Selkirk s

É autorité sur dos bases solides. Et il doit être évident poux un politicien de sa valeur qu'il É nurait été plus sage, pendant que les négociations s'élaboraient entre la compagnie de la É Baie d'Hudson et le comte de Gr: anville, de consulter de quelque manière les vœux et les Ë sentiments de ceux qui sont le plus intéressés en cette affaire, c'est-à-dire les populations À qui habitent la colonie. de la Rivière-Rouge depuis les cinquante dernières années. Untel È plébiscite n'aurait eu qu un seul résultat : la déclaration en faveur de l'annexion au Canada Août été presque unanime, et dans ce cas, M. McDougall serait entré dans le territoire avec &la sanction et le prestige du suffrage populaire. É La législature du Minnesota na pas manqué de donner un excellent avis sur ce Époint. Nous trouvons, en consultant les lois générales de la dixième session, en date du É8 mars 1868, que les résolutions suivantes ont été adoptées ct communiquées au gouver- Snement de Washington : :

# “ Résolu, Par a législature de l'Etat du À Minnesota # # # Que nous regrettons R d'apprendre qu'on a le dessein de transférer à la Puissance du Canada, par'un ordre en Aconseil passé à Londres, les térritoires situés entre le Minnesota et l'Alaska, sans un vote Œdu peuple de Selkirk et des habitants établis aux sources de la rivière Siskatchewan, qui sont composés en grande partie d’émigrés des Etats-Unis, et nous demanderons respectueusement que le président et le congrès des Etats-Unis représentent au gouvernement de la Grande-Bretagne qu'une pareille mesure serait contraire aux principes du gouvernement libre et ne pourrait être vue avec indifférence par le peuple des Etats-Unis.

‘ Que la législature du Minnesota se réjouirait d'avoir l'assurance que la cession du Nord-Ouest de l'Amérique Britannique aux Etats-Unis, accompagnée de la construction ‘un chemin de fer du Pacifique, est regardée par la Grande-Bretagne comme la base d’un raité qui enlèverait toute cause de dissidence entre les deux pays respectivement. ”

Ces conseils pleins d'amitié n’ont pas changé la politique anglo-canadienne, et il reste nointenant au cabinet d'Ottawa de déterminer s'il ne serait pas encore opportun de proroquer chez les habitants de Selkirk une expression formelle de leurs opinions. Peut-être ussi que les Canadiens pourraient trouver dans la proposition d’une cession du territoire ki Nord-Ouest aux Etats-Unis un moyen puissant de s'assurer l'accès aux marchés améicains, à des conditions plus satisfaisantes que celles du traité de juin 1854, maintenant brogé. Au) ourd’hui, quand même M. MeDougall parviendrait au Fort Gary, cette acquisiion du Nord- Ouest, avec les embarras que créeraient les Métis et les Sauvages, serait un ardeau et un piége pour le Canada; mais si le transfert de ce territoire aux Etats-Unis doit ivoriser l'union commerciale entre les deux pays, il est évident que cette dernière serait bien lus avantageuse au Canada et à l’hon. M. MacDougall lui-même, que nous nommerions da te premicr sénateur des Etats-Unis pour le territoire de Selkirk,

(Télégramme. ) |

Sr, Paur, MinnesorTa, 17 décembre 1869, : : Sir John À. McDonald. ’ °

& La rumeur circule ici que le gouverneur McTavish est arrêté ; ; la situation est grave, on critique ; il n'est pas probable que toutes les sympathies ici soient pour les insurgés. luis-je apporter avec moi mes documents écrits d'Ottawa ; cela me donnerait un pouvoir ohsidérable et appuirait la commission de MeDougall ; si je suis nommé au conseil rivé, que ce soit dans huit?(8) jours d'ici ; je ne demande pas cela pour des motifs rsonnels, mais pour donner aux mésontents l'assurance que les promesses qui leur ont faites de la part du gouvernement seront remplies en toute bonne foi. Soyez assuré que e compromettrai pas s'le gouvernement; j’arriverai avant MM. Thibault et de Salaberry ; épondez imméciatement par télégramme à à Kittson, assentiment ou dissentiment, . Marque

l'opérateur su sur ls mveléppe : : “Personnel eb confidentiel, McDoyarD À. Suite,

tu

-- récentes démarches de ceux qui représentent | le Canada i ici tendent à fortifier cette impression,

Orrawa, 17 décembre 1869.

Page 1