‹ Correspondance générale, 1792-95. Publiée avec des notes historiques et biographiques (volume 2)Chapitre 103 sur 388 · SAINT-LAURENT, 18 AVRIL · texte numérisé non relu

SAINT-LAURENT, 18 AVRIL

LE CIAPITAINK VANDAMME ''^' AU GÉNe'rAL O'MORAN.

Mon général , La journée d'hier s'est passée fort tranquille , il n'y a rien eu de nouveau cette

il fera connaître la présente commission. 11 prendra, de concert avec les corps adndnistratifs et milllaires, la connaissance la plus exacte de la situation de cette ville, de SCS munitions, de ses subsistances et de tous les objets ([ui intéressent la sûreté de la place. 11 s'assurera surtout de l'excculion des arrêtés du Conseil exécutif provisoire qui ont ordonné l'établissement le long des cotes de fourneaux à rougir les boulets, et à cet effet se portera dans tous les lieux où ces fourneaux ont dû être établis. Il informera sur-le-champ le Conseil exécutif provisoire de cet objet Important et enfin d rendra compte jour par jour du résultat de ses observations. Le Conseil arrête, en outre, qu'expédition de la présente délibération sera délivrée au citoyen Gadolle pour lui tenir lieu de commission. n

Gadolle se rendit aussitôt à Dunkcrque où il fit viser sa commission par Carnot (comme il le dit dans sa lettre au Comité de sûreté générale, Arch. dos aifaiies étrangères, France, Sai, fol. Sa à 35). Il entretint dès lors une correspondance active avec le ministre des affaires étrangères Le

Brun, qu'il Iraite assez familièrement. C'était une puissance occulte à coté des généraux et des représentants du peuple. Gadolle donne son opinion sur les hommes et sur les choses, critique les nnlitaircs et même les commissaires de la Convention. iNous ferons usage de sa correspondance toutes les fois qu'elle se rapportera aux faits mentionnés par Carnot et par Duquesnoy.

Ceux-ci, par leurs fréquents séjours à Dunkerque et à Beq^es, traitèrent sou. eut dans leurs lettres au Comité de salut publie les sujets dont Gadolle entretenait de son côté le Conseil exécutif dans la personne du ministre des affaires étrangères.

'" Étiennedlenri G uiroux, commissaire des guerres le 19 février 1768, résidait à Valencicnnes en 1790.

''' Dominique-Joseph-Bené Vandammc, né à Cassel (Nord) le 5 novembre 1770, élève de l'Kcole militaire de Paris, soldat dans le A' bataillon auxiliaire des colonies le 8 juillet 1788, embarqué à Loricnt le 2 février 1789, arrivé te 3i mars suivant à la Martinique, rentré en France ie 39 avril 1790, passé au régiment de Biie

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nuit ; mes patrouilles n'ont rien m et la de'couverle de ce matin ne s'est aperçue de rien. Les liommcs que j'ai envovf^s en avant m'ont rapporté que depuis Poperinghe jusqu'à Ronsbrug-g-e il n'y avait que deux cents hussards et une cinquantaine de Tyroliens; ils me rapportent aussi qu'il y a 16 pièces de canon à Ypres, d'un petit calibre, avec environ i,5oo hommes. Les Autrichiens font tous les jours des marches et des contre-marches pour nous cacher leiu-s desseins; tant que je ne voie la décision de leur marche, je ne ferai rompre aucun chemin pour leur en inqioser davantage; ils me croient beaucoup plus fort que je ne suis, à cause que je fais de fréquentes et fortes patrouilles.

Je suis aussi instruit que le i4 de ce mois 800 Anglais sont débarqués h Ostende. Je suis occupé à faire des retranchements, et, dans deux oa trois jours, le poste que j'occupe sera très militaire et imposant. Commandant h des braves ciiasscurs et étant sous vos ordres , je ferai respecter le nom français.

Agréez , mon général , les assurances de mon sincère et respectueux attachement et croyez, je vous prie, que je ne négligerai rien pour assurer de mon côté la tranquillité de votre camp.

Le capitaine commandant le cantonnement de Saint- Laurent ,

D. Vandamme.

Du cantonnement de Saint-Laurent, le 18 avril 1793, l'an 11 de la République française.

(Orig., Arcli. nat., AF ii 55, 186, n" lo.)

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