‹ Correspondance générale, 1792-95. Publiée avec des notes historiques et biographiques (volume 2)Chapitre 174 sur 388 · LE GÉNÉBAL STETTENHOFFEN AU MINISTRE DE LA GUERRE · texte numérisé non relu

LE GÉNÉBAL STETTENHOFFEN AU MINISTRE DE LA GUERRE

LE GÉSÉRAL DE BUIGÀDE STKTTfi.Vi/OFFE.V, COMMAflDJXT L'AnuÉE SOUS CASSEL EX L'ABSEyCE DV OÉyÊBAL DE DlVISlOy , AV J/W/SrilE DE LA GVERRE.

Voulant savoir ])ar moi-même quelles pouvaient être les forces des ennemis à leurs avant-postes, j"ai pris avec moi le 1" bataillon du 1 4' régiment d'infanterie, le 1" bataillon du Calvados, la compagnie des chasseiu? dite Vandamme, nie suis porté sur Poperinglie par Saint-Laurent. J'avais donné oi"dre au bataillon de notre avant-garde de se porter sur le même endroit pai- le chemin d'Ypres. J'avais donné ordre pour fpi'une charretle chargée de planches suivit immédialement la colonne, afin de pouvoir jeter un pont sur la rivière en avant de Saint-Laurent; mais pendant la route la voiture s'est cassée et n'a pu me suivre. Pour obvier à cet inconvénient, il m'a fallu jeter un pont comme j'ai pu avec des branches d'arbre. Ceci m'a relardé de deux heures, et, quand je suis arrivé devant Poperinglie, nos grenadiers s'en étaient déjii rendus maîtres et y avaient tué ou fait prisonniers un certain nombre d'Autrichiens. Mon but étant rempli, j'ai dirigé ma roule sur RoHsbrugge, qui, suivant mon ordre, était attaqué par le général Richardot. Chemin faisant, je nie suis amusé h faire fouiller les bois qui se trouvaient sur ma route ; nous y avons fait quelques prisonniers. A mon arrivée à Rousbrugge l'ennemi en avait été chassé et j'ai rejoint le reste de ma troupe sans aucun obstacle.

Cette expédition ne nous a coûté qu'un homme tué par les nôtres et trois légèrement blessés. La perle de l'ennemi a été plus considérable; nous leur avons fait 3() prisonniers et tué h peu près nombre égal ; on leur a également tué ou pris une trentaine de clievaux.

Il est fâcheux que les planches n'aient pu venir à leur destination aussilùt (juc je le voulais. J'aurais pu alors enlever facilement trois cents hommes ou environ qui se trouvaient répandus dans les divers petits postes.

Je vous demande un brevet d'adjoint aux adjudants généraux pour le citoyen d'Aboville, capitaine au ai' régiment d'infanterie, les commissaires de la Convention L. Carnot et Du(juesnoy l'ayant déjà nommé provisoirement à cette place, ce que vous verrez par la copie ci-joinle '''.

Je vous demande la lieutenance- colonelle du bataillon de grenadiers pour le citoyen Thierry ''. capitaine au a' régiment d'infanterie, (pii a près de

f Le texte se trouve à la date du 3 mai 1780, sous-lieutcnanl le 1" avril 1791,

1798, p. 197. lieutenant le la mai 1791, capitaine le

l'' Jean-François Thierry, soldat au n,'- la juillet 1799, lieutenant -colonel le

Ijimenl de Picanlie le i3 février 175'!, 9 avril 179.3. 11 avait fait les campagnes,

sergent le a6 avril 1736, fourrier le de 1757 à 1763 en Allemagne. (Cf. leKre

a'i scplenilire 177a, sergent -major le de lui du 10 juillet 179.3 aux archives de

l'i juin 1779. porte -drapeau le 10 mai lu guerre, armée du Nord.)

218 CORRESPONDANCE GÉNÉRALE DE CARNOT. [8 mai 1798.]

io ans de service et qui s'est on ne peut mieux montré dans cette dernière expédition.

Je vous recommande encore avec instance de nommer secrétaire de l'armée le citoyen de Soye, qui a servi déjà comme officier dans le 1" régiment d'inftuiterie qu'il a quitté pour désagrément éprouvé de la part du lieutenant-colonel. Ce jeune homme , quoiqu'il ne soit plus attaché au service , a montré beaucoup de bravoure et de zèle dans cette dernière expédition et mérite à tout égard qu'on l'emploie utilement pour le service de la République. Son père est officier municipal de cette ville; son civisme est connu de tout le monde. Faudrait-il davantage pour vous engager à lui accorder ma demande?

.Au quartier général de Cassel, le 7 mai 1793, Tau 11 de la République française.

Stettexhoffen.

(Orig. , Arch. de la guerre, armée du Nord.)

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