L. Carnot, Duquesnoy
(Orig. , Arch. dép. du Nord, série L, liasse )4i5. — Publ. par MM. Terqnem et Jules Finot dans la Défente nationale dant le Nord, 11,67.)
111. DUNKERQCE, () MjVI 1798. CABNOT AUX ADMINISTRATEURS DU De'pARTEMENT DU PAS-DE-CALAIS.
A Dunkerque, le g mai lygS, l'an II de la Republique française, une et indivisible.
Citovens administrateurs.
Le général O'Moran se plaint de ce que sa femme est retenue par VOS ordres à Arras. Les citoyens Merlin et Garnicr nous avaient fait part des motifs de suspicion que l'on pouvait avoir sur le compte [de] l'un et de l'autre et nous les avions engagés à nous en faire passer l'exposé par écrit. Nous ne l'avons pas encore reçu. Nous ignorons si ces motifs ont un fondement réel et notre projet est de faire passer au Comité de salut public l'instruction que nous recevrons de vous à cet égard; mais il paraît que, quels que soient les sentiments de la citoyenne O'Moran, il est assez égal qu'elle demeure à Arras ou à Saint-Omer. Le général O'Moran a loué une maison dans cette dernière ville et je pense qu'à moins de raisons particulières, sur lesquelles je m'en remets à votre sagesse, vous pourriez lui laisser la facilité d'y aller fixer son habitation en la recommandant, si vous le croyez nécessaire, à la surveillance des autorités constituées. Je ne pense pas qu'il faille aigrir les esprits sans nécessité ou par des rigueurs que ne commanderait pas l'esprit public.
Le représentant du peuple,