‹ Correspondance générale, 1792-95. Publiée avec des notes historiques et biographiques (volume 2)Chapitre 229 sur 388 · LES UOSPITALIÈHES DE SAINT-OIIER À CARNOT ET À DUQUESNOY · texte numérisé non relu

LES UOSPITALIÈHES DE SAINT-OIIER À CARNOT ET À DUQUESNOY

Citoyens rcpn'seutauts ,

Nous avons eu l'honneur de nous prtfsenter cliez vous pour vous supplier de prendre en considt'ralion notre pétition, qui vous a été remise par le commissaire Briancourt avec les états des liApitaux , mais vous étiez partis de Saint-Omcr. En consécpience nous prenons la liljcrté , citoyens , de vous prier d'avoir la bonté de vous intéresser pour nous faire accélérer le remitoursenient de ce qui nous est dû pour le vin fourni aux malades au lieu de bière, et ce conlradicloircment à notre marclié. Si on ne vient promptement à notre secours, nous sonnnes ojjligées d'abandonner entièrement le service parce (pie nos créanciers refusent de nous fournir pour les besoins du service et particulièrement le vin. Nous vous prions donc, citoyens représentants, de prendre en {frande considération nos justes réclamations à cet égard, pour que nous puissions contiiuier avec le même zèle et la même activité les fonctions pénibles dont nous sommes cliargées pour les secours de l'Iiumanité, et nous en serons toute notre vie jiénétréps de la plus vive reconnaissance.

De l'hôpital mihtaire h Saint-Omer, le 28 mai 1 793.

(Arch. hospitalières de Saint-Omer'", bipital Saint-Louis, 63, pièce 5i.)

suivante (Oii(j. , Arcli. nat., AF n a36,

W dossier, pièce n° 1 1 ) :

rLilie, ce «7 mai 1793, Tan 11 (le la République française.

(rj'.ii lu,monrlier collègue, avec autant de surprise que d'indignnlion dans bien des journaux que vous avez été calomnié à la tribune de la Convention par La Source, qui, mieux instruit, aurait sans doute rendu justice à voire patriotisme.

iT Présent aux délibérations prises à Lille toucliant le tiaîlre Dumouriez, je me rappelle que vous avez fait la proposition vigoureuse d'aller à Tournai pour l'arrêter ou de lui bn'diT la cervelle; que les chevaux ont élé mis deux fois à la voilure pour partir, mais qu'arrêtes par les conseils judicieux de Tnnlliard et d'après une discussion fort longue la commission s'est d'autant mieux rendue à son avis qu'il était certain que nous eussions été arrélés par Dumou-

riez à Tournai ou dans son camp, et nous en avons la preuve dans nos malheureux collègues. Au reste si vos détracteurs voulaient s'éclairer, qu'ils aient recours aux procès-verbaux tenus par la commission; ils y Irouveront la preuve évidente des caloumies insignes tramées contre vous et répandues avec tant d'acharnement dans tous les journaux.

r Ami de la vérité , je vous la dois tout entière. Puisse mon témoignage servir à confondre vos ennemis.

(t Lesage-Sk!iabi.t. »

Le la juin (îossuin, Merlin de Douai et Robert , et , le 19, Treilliard écrivirent dans le même sens à Delacroix. (Arch. nat., iii, pièces n°' 8 et 10.)

C Je dois la copie de ce document à l'obligeance de M. Battez, receveur des hospices de Saint-Omer.

SAINT-OMER, 9 (J MAI lygS.

SÉANCE DU DinECTOlI'.E DU DISTRICT, À LAQUELLE ASSISTE CAR.NOT.

EXTRAIT DV IlEGISTItE ALX DÉUBKIIÀTlOyS DO COSSEIL CÉxÉRÀL DU DISTRICT DE SAI.\T-O.MEn.

SéancR publique du 29 mai 1793, an 11 de la République.

Les adiniuislrateurs composant le directoire du district de Saint-Omer assemblés, est entré en chambre le citoyen Carnet, commissaire repi'ésentant de la Nation , à (|ui il a été donne; lecture de l'arrêté pris hier 28 , concernant le contingent à fournir par la ville de Saint-Oiner. 11 a été surpris d'entendre qu'il y était fait mention qu'il avait réduit ce contingent à 120 hommes. Il a dit que cette réduction n'était qu'hypothétique et fondée sur un prétendu tableau de 800 hommes livrés dans les bataillons de la République, qu'il n'est point justifié que la ville de Saint-Omer ait fourni plus de 4oo hommes dans lesdils bataihons, la loi n'admettant point eu dégrèvement ceux qui sont dans les troupes de hgne, que cette prétendue réduction s'est opérée sur des fausses bases et qu'en conséquence l'arrêté du département qui fixe le contingent de celte ville à 288 hommes tloit être exécuté dans toute sa rigueur; que d'ailleurs le mauvais exemple de Saint- Omer a influé sur les opérations relatives au recrutement dans toutes les municipalités de ce district, que cette ville pourrait en être responsable, si on exerçait contre elle toute la sévérité de la justice : que la campagne de guerre ne sera |)our les citoyens qui sortiront de son sein que de 6 mois . tandis que tous les autres citoyens levés déjà en vertu de la loi du a'i février supporteront les fatigues de la guerre 3 mois plus qu'eux; que différents agitateurs et notamment le citoyen Vallé, prêtre, exempt par la loi dudit recrutement, et le citoyen Toulolle, sont accusés d'avoir entravé ledit recrutement. Il convient de les punir, s'ils sont coupables.

En conséquence, le citoyen Carnot a requis :

1° Que l'arrêté pris hier eu conseil général du district concernant les 120 hommes à fournir par la ville de Saint-Omer serait rapporté;

3° Que ladite ville de Saint-Omer livrerait sans délai les 288 hommes déterminés par l'arrêté du département et du district ;

3° Que les citoyens Vallé et Toulotle seraient mis en état d'arrestation et envoyés aux administrateui's du département pour être remis au tribunal criminel;

A° Qu'à cet effet expédition de tous les procès-verbaux relatifs au recrutement seraient envoyés audit département;

5° Que si lesdits Vallé et Toulotte éeha|)paient à la poursuite des corps administratifs lie cette ville, invitation serait faite au département de donner des ordres pour qu'ils soient arrêtés partout où ils se présenteraient;

6° Enfin il a requis que le recrutement s'opérerait sur-le-champ.

Sur quoi, ouï le procureur syndic, le conseil g('uéral a ari'êlé qu'expédition des présentes serait envoyée à la municipalité pour en instruire les jeunes gens

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requis à cet effet. Il charge en oulre son commissaire de faire exécuter la pre'sente réquisition sur-le-champ.

Fait et délibéré les jours, mois et an que dessus, par les administrateurs d'VlioIdy, Rose, Vanheeghe, Hochart, Cracliet, Vasseur et Rachelet, procureursyndic.

(Arch. d^p. du Pas-de-Calais, L, reg. des délibéralions du district de Saint Omer, fol. 171 v" et 17Q. — Copie, Arch. nat., AF II liy, 11° ii5.)

1/(5. cEnccEs, 3o mai 1793.

CARNOT ET DUQL'ESNOY AL COMITÉ DE SALLT PUBLIC.

licryues, le 3o mai 1798, Tau 11 de la Rôjiuliliqiic.

LAZARE CAItXOT, nEPIlÉSEXTAyT DE LA XATIOy , DÉPOTÉ DE LA COyVEXTIOS NATIONALE AVX ARUÉES DU KORD , AVI REPRÉsEMAyrS DU PEUPLE COMPOSAXT LE COMITÉ DB SALUT PUBLIC. *

Citoyens mes collègues ,

Cette nuit, la ville de Fumes sera attaquée par deux colonnes, l'une partant de Bergues, sous les ordres du général Stettenhoffen, l'autre partant du camp de Ghyveldc, en avant de Dunkcrque, commandée par le général Ricliardot. Le projet de l'expédition a été arrêté par le général O'Moran, et nous en attendons tous le succès possible ; nous avons visité le camp, les troupes sont dans les meilleures dispositions et pleines de confiance dans leurs généraux. Nous allons, mon collègue I)u<{uesnoy et moi, marcher à la tête de la colonne qui part de Bergues dans une heure.

Vous ne devez regarder cette opération que comme un coup de main pour essayer nos soldats et les aguerrir. Nous sommes trop faibles pour tenter davantage. Nous ne comptons point rester à Furnes, mais faire quelques prisonniers et prendre quelques pièces de canon "'.

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