L. Carnot, Duqoesnov
(Copie, Arch. iiat., AF ii a3a, n° 4'ii.)
"' Cf. la réponse d'O'Moran à Richarilol. p. 3 s
318 t;0HRESP01\DANGE GÉNÉRALE DE GARINOT. [3 jlin ijya.J
150. BF.nGUES, 9 JUIN 1793. CAnNOT AU COMITK DE S\LUT rUni.K;.
Bei'gues, le a juin 1798, l'an 11 de la Ropiihlique.
;,B BEPRÉSICXTANT DV peuple EMOïÉ PBÈS L'AtiMÈE DU A'O/IO AUX nEPHÉSEKTArtTS DU PEUPLE COMPOSAIT LE COMITE DE SALUT PUBLIC.
Nous avons pris, chers collègues, de concert avec les généraux et avec les autorités civiles des villes de Bergues, Dunkerque et Casse], des mesures si heureuses pour la restitution des effets volés à Furnes que la majeure partie en est actuellement rentrée. 11 y en aura, selon l'apparence, huit ou dix chariots et peut-être six à six (s/r) cents chevaux et têtes de hétail. Le tout sera renvoyé sous bonne escorte à Furnes, ainsi que les deux bourgmestres que le général avait pris en otage. Ces otages n'étant point des personnes de marque nous étaient inutiles et exposaient les officiers municipaux des communes de notre frontière à être enlevés par représailles.
Nous vous envoyons quelques exemplaires de la proclamation que nous avons faite au sujet de tous ces désordres, sans lesquels il paraît certain que nous serions parvenus à Ostende, presque sans r(!sistance. Nous n'avons pas encore renoncé à ce projet, mais il nous faut des lois infiniment répressives contre le brigandage, lequel, suivant l'expression du feu roi de Prusse, qui pourtant n'était pas fort scrupuleux, est à la guerre la source de tous les malheurs.
Je reviens de Cassel, où j'ai laissé mon collègue Duquesnoy'".