DDNKERQIE, 8 JDI» 1793. REQUISITION DE LA MUNICIPALITÉ DE DUNKERQUE
AC GÉNÉRAL O'MORAN POUR LK RENVOI DES EFFETS PROVENANT DU PILLAGE DE FURNES.
Nous maire et olllciers municipaux de la ville de Dunkerque , en conséquence des ordres des représentants de la Nation, députés aux années du Nord et des Ardennes, requérons le général de division O'Moran de donner les ordi-es nécessaires pour qu'un détachement de quinze chasseurs, conmiandés par un oflicier, se trouve demain matin, à trois heures, devant la maison commune jtour escorter jusqu'aux avant-postes ennemis plusieurs voitures chargées des effets arrêtés en cette ville, provenant du pillage de Furnes, et dont la restitution a été ordonnée par les représentants.
Audit Dunkerque, le 8 juin 1793, l'an 11 de la République.
Ehmehv, maire, Maziel, Louis de Baecqie, L. Delbacke, François Devinck , E. Amand Morei,.
(Orig., Arch. nat., AFii 50, 187, ii" nh.)
334 CORRESPONDANCE GÉNÉRALE DE CARNOT. [SjuxiygS.]
156. BERGUES, 8 JUIN 1 ^qS. CARNOT AU COMITÉ DK SALUT PUBLIC.
Bergues, ie 8 juin 1798, l'an 11 de ia République.
I. CAItNOT, KEPRÉSENTAflT DV PEUPLE, ENVOYÉ PRES L'ARMÉe DU XOKI) , AUX REPRÉSEMAMS DV PEUPLE COUPOSAKT LE COMITE DE SALUT PUBLIC.
Citoyens,
Je viens (mon collègue Duquesnoy étant à Douai) de visiter les places de Boulogne et de Calais <" : ces villes et les côtes adjacentes ont toute la force défensive dont elles sont susceptiljles et je pense qu'on doit être tranquille sur l'état de cette frontière.
La ville de Saint-Omer a enfin fourni son contingent, mais il faut convenir que l'administration du Pas-de-Calais était partie d'une base fausse, de laquelle il résulte que certaines communes fournissent jusqu'à cinquante hommes par mille , lorsque la loi fixe le maximum à dix-sept. Cette exagération excile des murmures qui pourraient devenir très dangereux ; c'est pourquoi nous prendrons sur nous de réduire à dix-sept par mille les communes surchargées, à moins que vous ne veuillez qu'on leur tienne rigueur; mais, comme je vous dis, cette rigueur est injuste et dangereuse. J'ajoute qu'elle est très nuisible à l'agriculture et inutile pour la force de l'armée parce qu'on n'a point d'armes à fournir aux recrues. Les administrateurs ne veulent pas convenir de leur erreur, qui est pourtant certaine; mais il faut avouer que c'est la faute de la loi qui est faite à coup de hache et que chacun entend à sa manière.
Il ne s'est rien passé d'intéressant ici depuis quelques jours, sinon quelques attaques de postes qui n'ont point eu de suites.
Je vous ai déjà prié maintes fois de nous envoyer des exemplaires de votre instruction pour les commissaires, que nous ne pouvons venir à bout de nous procurer. Vous nous aviez aussi promis une collection des lois militaires , mais rien ne nous arrive '-'.