OARNOT ASSISTE À LA SÉANCE DU DIBKCTOIRE DU DISTRICT DE CETTE VILLE
Les citoyens Carnot frères, l'un représentant du peuple envoyé près de l'armée du Nord , l'autre commissaire nommé par le ministre de la guerre , sont introduits dans l'assemblée. Le citoyen Carnot cadet communique sa commission dont il demande l'enregistrement sur les registres de l'administration
Le citoyen L. Carnot, représentant du peuple, demande aussi l'enregistrement de la proclamation suivante relative à l'expédition devant Furnes
Des officiers du ao° régiment des chasseurs à cheval viennent demander l'habillement et l'équipement pour leur régiment. Le député Carnot autorise les administrateurs h foiH'nir à ce régiment les effets qui lui sont nécessaires. 11 leur recommande toutefois de ne lui faire aucune livraison avant de s'être fait représenter un extrait de sa revue effective '^'.
(Aich. dép. du Pas-do-Calais, L, rcg. des délibérations du directoire du district de Calais, fol. ko V à 4a.)
(') Custinc avait, le lendemain de ia prise de S])ire (i" octobre 1799), fait l'usillcr un capitaine et deux sergents qui avaient donne l'exemple du pillajje. (Cf. A. Chuquet, L'expédition de Custinc, 5g.)
<*' On lit en tète : ffUeçu celte lettre le 8 à midi. R.n.
>-^' Le 8 juin ou lit dans le registre des délibérations du district de Calais, fol. /i3 :
(tSur l'observation d'un membre qu'il se fait demain une vente de farines à firavelines prises sur l'ennemi et que le citoyen Carnot, représentant du peuple, a engagé verbalement cette administration à y envoyer des commissaires pour y faire des achats, l'assemblée nomme les administrateurs Dereudre et Michaud à l'effet de s'y transporter, n
[8jnNi793.] MISSION DANS LES DEPARTEMENTS DU NORD. 333
CAMBRAI, 8 JUIN 1793. LE GENÉnAL CUSTBE AU GENÉnAL O'MORAPf.
Cambrai, ic 8 juin 1798, l'an 11 de la République. LE GÉXÉRAL CUSTIXE AU cÉxÉltAL DE DIVISIOX O'MOnAX.
J'ai reçu, citoyen générai, votre lettre et ic récit dos (lisposi(ions que vous avez faites pour l'attaque de Furnes. Permettez qu'un militaire , qui a souvent vu manquer ces sortes d'expéditions, vous dise qu'il y a une précision nécessaire dans ces attaques dont l'omission les fait presque toujom's échouer. Il est à croire, général, que telle est la cause du mésuccès de celle que vous venez d'entre])rendre ; car sans cela la garnison ne vous eût pas échappé. Je rends cependant justice à vos talents militaires et h votre activité.
Je suis reconnaissant , général , de la confiance que me marque le corj)s d'armée que vous coumiandez. Je la mériterai par mon dévouement et mon attacliement à la chose puhlique. Ils me portent à vouloir une grande discipline parmi les troupes , seid moyen d'assurer les succès dans tous les temps. Les troupes de la République en ont donné l'exemple et les ré])ublicains français se diront sans doute que c'est le seul moyen de conserver la liberté, de fixer sous nos enseignes la victoire , qui , seule , peut nous en faire espérer la possession certaine.
Dès que j'aurai mis ici le canq) hors (l'atteinte, et dès qu'il me sera possible, je me rendrai dans la Flandre maritime où je me ferai un vrai plaisir de vous voir et les troupes que vous commandez. Ce temps n'est pas éloigné, j'espère.
Croyez à mes sentiments.
Le général en chef des armées du Nord et des Ardennes,
ClSTlNE.
(Orig. , Arcli. nal. , AF 11 56, «87, 11° 4o.)