L. Carnot
(Arcb. dép. du Pas-de-Calais, L, reg. de corr. du départemeut, pièce n° 9898.)
'■' Le 1 3 juin 1793, les administrateurs conduite. Ils terminaient par ces mots : du département du Pas-de-Calais écrivirent «Quant au zèle dont vous nous parlez et qui à Camot et à Duquesnoy pour justifier leur nous aurait porté à demander aux com-
[9jrtM7f)3.] MISSION DANS LES DÉPARTEMENTS DU NORD. 337
Q Jl'I> 1793. LE GÉNÉIIAL O'MORAN AL' GENKnAL CUSTINE.
Le 9 juin.
AU GÉyÉRAL ES CHEF CUSTIXE.
Gëuéral ,
Je ne cherche point à justifier le retard forcd qu'a ëprouvé le compte que je vous ai rendu de rex|)édilion de Furnes, (jui aurait dû (?tre suivie d'un ])his brillant succès. Quoique je ne puisse que rendre un juste éloge aux zèle et talents militaires des ge'néraux de brigade Steltenhoffen et Richardot, qui y commandaient , ils ont omis les j)elits détails qui ne consistaient véritablement qu'en trois prisonnici's, trois chevaux et (rois bateaux de foui'rage, pour s'étendre sur toute la douleur qu'ils ont éprouvée. Ils sont l)ien faits l'un et l'autre pour seconder mes efîorls à réprimer le désordre et maintenir la (hscij)line , mais la présence de deux députés de la Convention qui se sont ti'ouvés à cette expédition a traversé vraisemblablement les exemjiles de sévérité qu'ils étaient disposés à y exercer. Mais il est réservé à vous seul, général, pour la gloire et le succès des armes de la République, d'établir et jiropager cette discipline, qui deviendra aussi redoutable aux ennemis que nos canons et nos baïonnettes.
Je ne reviendrai pas , général , sur la demande d'un congé que je vous ai fait ; il me suffit que vous ayez prononcé. Comme je n'ai |)as l'honneur d'èlre connu de vous, il importe ii ma réputation et à ma délicatesse de vous donner à connaître que je n'ai pas quitte mon poste vingt-quatre heures depuis quatre ans révolus, que j'ai quarante et un ans de services actifs, neuf campagnes de guerre, des blessures graves et de cruelles inlirmités. En dépit de ma débile santé, vous reconnaîtrez, loi'scpe le tenq)s vous j)ermcltra de venir dans cotte partie de la Flandre littorale, les efforts et l'activité que j'ai emi)Ioyés à mettre la frontière, depuis Gravelines jusqu'à Bailleul , dans un état de défense pres(|ue inexpugnable , ainsi que Sainl-Omer et Calais, par ordre |)articulier du ministre.
I>e général La Marlière vient de me mander ([ue vous favcz nommé général conunandant en chef la frontière du Nord. Je désire savoir, général, si la partie littorale est aussi comprise dans 1" ■tendue de ses pouvoirs. Je ne suis pas ambitieux , mais personne n'est plus animé ni plus jaloux que moi de servir la Républi(jue et de maintenir la cause de la liberté et de l'égalité.
(Arch. ii.lL , AF ii .">li, rog. du RiMiiTal O'Moraii, n° i.)
niunos plus que le strict contingoiit, nous pouvions que l'y en(ja(;er, et nous sommes
ne méiitous pas celle iouanjje. Nous aurions en état d'admimslrcr la preuve que nous
sans doule désiré que uolre département n'avons pas demandé un liomme de plus ni
inéiil;'it bien de la pallie en fournissant plus un liomme de moins (|ue noire continfjenl.»
d'Iionnnes qu'on ne lui en demandait; mais (Aich. dép. du Pas-de-t^alais, L, reg. des
nous avons cru que ce n'élail pas à nous à lettres écrites par le déjmrlemenl , pièce
forcer à celle (jénérosilc, que nous ne n° liASC. )
338 CORRESPONDANCE GÉ^ÉRALE DE GARNOT. [lo jlin 1798.]