BERGCES, 10 JUIN 1793. CARNOT AU MINISTRE DE LA MARINE
Bcrgues, le lo juin 1798, l'an n de la République.
CiHWOr, REPIŒSEKTANT DU PEUPLE, EXVOYK PRÈS L'AtlUHE DU ATO/ID, AV MIMSTRE DE LA UARISB.
Citoyen ministre,
Par votre lettre du a c) mai vous nous consultez sur le point de savoir s'il serait à propos de suspendre provisoirement l'état de réquisition permanente où l'on a mis les gens de mer classés sur ces côtes. Après avoir consulté les personnes desquelles j'ai cru pouvoir tirer le plus de lumières sur cet objet, j'ai pensé que cet état de réquisition permanente entraîne à une dépense à peu près inutile. La plupart des matelots requis n'en vont pas moins à la pêche et ne font point ou peu de service réel. Ces matelots seraient bien plus utiles sur les vaisseaux de la République ; on pourrait seulement en laisser quelques-uns aux batteries des côtes. La mesure de les mettre tous en état de réquisition permanente a pu être bonne dans les premiers instants, mais actuellement qu'il existe un système de défense bien combiné, cette mesure me
semble inutile et dispendieuse. t r'
'^ L. Labnot.
(Orig. aut."', coll. de sir Thomas Phillips, vcnilue h Londres le i5 juillet 1891,11° 80.)
l'I On lit en léle de la Icltrc : itR. le L'Amateur d'aulogi-aphet (11° ho, p. aôo) ,
1 3 juin. Rcg. n° 918.1 comme ayant lifjuré dans la vente Uolo-
'" Celle lelti-c csl mentionnée dans mieu en i8'i3.
340 CORRESPONDANCE GÉNÉRALE DE CARISOT. [n juMygS.]
CASSEL, 1 1 jum 1793.
LE GÉNÉRAL STETTENBOFFEN AU GÉNÉRAL O'MOHAN.
Casse], le 11 juin, l'an 11 de la Rt'piiblique.
J'ai l'honneur de vous mettre sous les yeux, général, un acte d'insubordination qui vient d'arriver ici, qui mérite que l'on fasse un exemple. Un ca])oral du 94" régiment est arrêté dans un village près de Casscl par les officiers numicipaux , après la retraite. Ceux-ci m'en rendent compte. l'endant le temps que je fais monter à cheval quelques houzards pour le faire conduire ici, un autre caporal du même régiment, qui s'était sauvé pendant le temps qu'on arrêtait son camarade, court au camp et avertit les soldats de la compagnie de ce qui se passait, emmène une vingtaine d'honunes avec lui , jusqu'à un homme qui était de garde , pour enlever le caporal arrêté, ce qu'ils ont fait. Je vous envoie le procès-verbal du malheur arrivé à Casscl.
Le commissaire de la Convention me fil dire ce matin d'écrire au général Custine et lui exposer la nécessité oîi nous sommes de faire un exemple, mais conune il poiu'rail trouver mauvais que vous ne lui fassiez vous-même celte demande, je vous envoie mon exposé et vous prie de lui écrire.
Stettenhoffen.
(Ori(f. aut., Arch. nat., AF 11 50, 187, n" 20.)