ARRAS, 8 JUILLET lyQ
ARRÊTIÎ DE CARNOT ET DE SES COLLÈGUES
Arraa, 8 juillet 1793, l'an 11 de la République, une cl indivisible. LES JIEPRKSEMAXTS DD PEVPLE EXTOTES PBès L'ABUEE DU fiOKD.
Sur ce qu'il nous a été présenté deux citoyens nommés Charles-Louis Gui et Charles-Jcan-Baptiste-Louis Berlemi, que l'officier Bélisaire dit avoir été arr(5tés aux avant-postes lorsqu'ils prenaient le chemin de l'ennemi, avoir redoublé le pas sous le prétexte de ne pas entendre, lorsque la sentinelle leur cria d'arrêter, et avoir mis tout le mystère possible dans cette conduite, lesquels sont munis de passeports et ont nié tous les faits hors leur arrestation, ont aHirmé qu'ils allaient à Villers-au-Tertre voir leurs parents, qu'ils n'allaient point à l'ennemi, ([u'ils se laissaient conduire par le postillon, chargeons le comité de surveillance d'Arras de prendre sur ces faits toutes les informations nécessaires, de s'assurer si l'un de ces citoyens, Berlemi, a des parents à Villers-au-Tertrc, s'il est vrai qu'ils connaissent le citoyen Mastrik, commissaire des guerres à Douai, de faire interroger le soldat qui était en faction lorsqu'ils ont passé et qu'il leur a crié d'arrêter, ainsi que le postillon qui a redoublé le pas, de faire interroger les deux hussards
384 CORRESPONDANCE GÉNÉRALE DE CARNOT. [Sjul. 1793.J
sur le mystère que ces deux citoyens ont mis dans leur conduite, suivant les rapports de l'oHicier, autorisons enfin le comité de surveillance d'Arras à faire, soit dans le département du Pas-de-Calais, soit dans celui du Nord, toutes les recherches nécessaires; arrêtons de plus qu'en attendant que ces informations soient faites ces citoyens seront gardés à vue et pourront vaquer aux affaires qu'ils disent les avoir appelés à Arras.
Desacy, Boli,et, L. Caiînot, Uelbrei-.
(Oi-ii;. , Arcb. dép. du Pas-de-Calais, série h, district d'Arras.)