ABBAS, 1 3 JUILLET 1 yC
CARINOT, DELBREL ET DESACV Al COMITÉ DE SALCT PUBLIC.
Arras, le i3 juillet (1793).
Analyse. — Desacy, Carnot et Delbrel, commissaires près l'armée du Nord. Ils demandent ([uelques renseignements au Comité relativement aux officiers déserteurs qui, suivant eux, ne devraient pas perdre leur grade en les incorporant dans d'autres régiments'".
(Arch. nat., AFiia38, n° ao4,et AFii* )4i".)
''1 On lit ou marge : trLa lellre a été envoyée au Comité militaire le a8 juillet l'an II de la République, n En même temps le Comité de salut public écrivait aux membres du Comité de la guerre (Minute, Arcli. nat., AFiiaSS, n° ao5) :
<t Citoyens nos collègues, vous trouverez ci-joint une lettre qui nous a été adressée par nos collègues envoyés près l'armée du Nord. Ils sollicitent une décision sur la conduite à tenir envers les olFiciers déserteurs qui sont incorporés dans nos troupes.
Ceux-ci doivent-ils conserver leur grade ou être traités comme soldats et par consc- (jTient subir la loi des soldats, qui les envoie dans des parties opposées à celles oii ils sont venus se rendre? Celte question est assez intéressante pour mériter votre attention et nous avons cru qu'il était à propos de vous en laisser la solution, comme étant absolument du ressort de la guerre. "
<■-' Celte lettre est datée du i5 juillet dans le rogisti'e d'enregistrement du Comité de salut public.
[li j.ii.. 179:^] MISSION DANS LES DÉPARTEMENTS DU NORD. 403
'2Ï'2. AllItAS, l4 JUILLET ijij'i- CABSOT KT DESACV AU COMITÉ DE SALUT PUBLIC.
Arras, ie lû juillet 1798, l'an 11 de la République, une el indivisible.
LES HEPnÉSBXTASTS DV PEVPLE ESTOTÉS PRES L>AR}IEE DV NOHD.
Cifoyens nos collègues.
Vous trouverez ci-joint deux arrêtés que nous avons jugés nécessaires, l'un pour abolir les derniers monuments de la royauté'", l'autre pour arrêter la dilapidation des fusils et gibernes '-'. Quant à ce dernier abus, nous l'avions déjà dénoncé au général Custine; nous ne doutons pas qu'il n'ait fait mettre notre lettre à l'ordre, mais, malgré cette défense, on continuait à envoyer aux hôpitaux les soldats armés de toutes pièces, comme s'ils allaient à un combat; ils revenaient souvent à leur batailloH sans armes, après les avoir perdues ou vendues'^'.
Salut et fraternité.