‹ Correspondance générale, 1792-95. Publiée avec des notes historiques et biographiques (volume 2)Chapitre 342 sur 388 · LE GÉNÉRAL KILMAI.NE AU GÉNÉRAL O'MORAN · texte numérisé non relu

LE GÉNÉRAL KILMAI.NE AU GÉNÉRAL O'MORAN

Cambrai, le ai juillet 1798, l'an 11 de la République. LE GÉNÉBAL JEXNINGS KILMAIM' AU GKNÉBAL O'mOltAX.

Vous concevez, citoyen général, de quelle importance il est d'avoir à la tète de l'avant-garde des deux armées réunies un officier général de troupes légères , dont

''' Commune (lu caulon de Worniliuudt , !'• La date do l'aposlille de Carnol est,

arroudissemont de Dunkerque. on le voit, antérieure à celle du document

'^' Cf. la iollre de Joseph Ferré à Carnot , sur lequel elle es! placée. Est-ce un lapsim

à la flale du a'i juillol 171)'!. cnlnmi?

^ill

[•iUlIL. 179.3.]

le palriolisme, l'activité et les talents militaires soient reconnus. Le général de brigade Richardot est dans ce cas , et je ne puis mieux confier qu'à lui un emploi dont dépend le salut de l'armée , et par conséqpient celui de la chose publique. Vous aurez pour le remplacer deux généraux de brigade, les citoyens Charles Ganolle '"' et Dovrigny ' . Le premier est à Saint-Omer, le second est à Reims; les ordres sont déjà expédiés pour ([u'ils vous rejoignent.

Soyez convaincu, citoyen général, que je saisirai toujours avec empressement les occasions de vous témoigner la liante considération que j'ai pour vos vertus civiques et militaires.

Le général en chef provisoire des (innées du Nord et des Ardennes,

Orig. , Arcli. liai., Af ii55, ri° 82.)

"' Charles , marquis CanoUc do Lescours, né au rhàleau de Lescours, près de Saiiil- Sulpice((jiroiide) le ilt avril 1789, lieutenant en second au régiment du Roi le i5 décembre 17.5.3, enseigne le 5 mars 1758, lieutenant le 6 juin 1758, capitaine le 3i mai 1761, colonel aux gi-cnadiers de France le 4 août 1770, chevalier de Saint- Louis le 1.3 mars 1771, colonel du régiment provincial de Tours le It août 1771, colonel en second au régiment de Foix le 18 avril 1776, retraité le 99 décembre 1777, maroclial de camp le i"mars 1791, employé dans son grade le 36 octobre 1793, suspendu el autorisé à prendre sa retraite le aa septembre 1798. — Le aa juillet 1798, le général Canolle écrivit de Saint- Onier à la Convention pour lui annoncer l'adbésion de ses troupes à l'acte constitutionnel et le don patriotique d'une journée de solde pour le soulagement des veuv<^ et (les enfants de leurs frères d'armes morts en conihattîint pour la liberté. (Orig., Arcb. nat. , C a6i.)

■-' Denis-Félix Devri;pij, ué à Paris li' a8 mars 1754, dragon en 1773, porteétendard dans la légion des volontaires étrangers de Lauzun le 1" avril 1780, lieu-

Jennings Kilmaine.

tenant en avril 178^, porle-étendard dans le 6° régiment de hussards le 3 G octobre 1783, capitaine des guides de l'armée du centre en 1791, lieutenant au in' de cavalerie le a6 octobre 179a, chef de brigade le a6 janvier 1798, général de brigade provisoire en 1798, suspendu le 3o juillet 1 798 , réinti'gré le 1 7 ventôse an ni (7 mars 1790), général de brigade le a 5 prairial an III (i3 juin 1790), retraite peu après, remis en activité le iG nivôse an viii (6 janvier 1800), mort de la fièvre jaune à la Martinique le 9 thermidor an xi (a8 juillet 1808). — Le général Devrigny avait fait les campagnes de 1780 à 1788 en Amérique, de 1793 à 1795 à l'armée du .Nord et de 180a et i8o3 aux Antilles. — Moreau de Jonnès, qui avait été l'aide de camp de Devrigny, raconte avec de curieux détails, dans ses Aventurée de guen'e (11, 194 à 197), la mort de son général, dont il trace le portrait suivant : (tSans doute le général était d'un caractère diflirilo, impétueux, violent,... mais c'était un homme d'honneur, im militaire d'une rare intrépidité, attaché scrupuleusement à ses devoirs et sacrifiant tout pour les remplir. 11

r,l-2 CORRESPOINDANCE GÉNÉRALE DE GARNOT. [aa jlil. 1793.]

GHYVELDE, 2 1 JUILLET lyyS.

LE GÉNÉBAL ItlCIlARDOT AU GÉNÉRAL O'MOUAN.

Ghyvelde, le 21 juillet 1793, l'an 11 de la République française.

Moa génëral ,

Suivant votre ordre et vos désirs j'ai passd hier chez le citoyen représentant Carnot ; il a fort ap])rouve' le parti que vous avez pris de me retenir jusqu'à ce que je fusse remplacé ou que vous eussiez reçu de nouveaux ordres à mon t'g-ard; il a même écrit tout de suite au jjénéral en chef pour le prier de faire une prompte réponse, que s'il persistait à m'avoir, d'envoyer en même temps quelqu'un pour me remplacer, et enfin d'y faire part du parti sage et prudent que vous avez adopté.

Je vous prie, mon général, de m'envoyer le plus tôt possible, demain, les ordres queje vous ai demandés et dontj'ai laissé note au citoyen Melleur''', savoir: l'ordre pour le départ de deux officiers du 5' régiment, l'ordre pour le commandement du général Barlhel, Tordre pour qu'il ne reste que 62 grenadiers par conqjagnie ou pour que le commissaire des guerres leur fasse toucher il tous les 1 8 deniers de grenade , l'ordre enfin pour que le 1 " bataillon du Pas-de-Gaiais fasse passer dans le bataillon des Bouclies-du-Rhône le nombre d'hommes cjui excède le complet, et l'ordre pour que le cantonnement d'Hondschoole campe, sans quoi les propriétaires des maisons où ils sont logés vont demander à la nation et aux bataillons des gros dédommagements , au lieu que , si on leur ôte le logement dont ils sont grevés, ils renoncent h toutes réclamations. Je n'ai ici rien de nouveau. L'ennemi ne se montre qu'en jietile patrouille; il disparaît du moment que nous nous présentons. Il était temps, mon cher général, que j'arrivasse hier au soir. En mettant pied à terre, je me suis couché et j'ai sué et grelotté la fièvre jusqu'au lendemain matin. Je vous en prie, diminuez mes occupations, parce queje ne peux pas y suffire. Ainsi donnez vile le commandement au général Barthel.

Je suis avec respect, mon général.

Le général de brigade,

RlCllAKDOT.

(Oi-iff. , Ai'cli. nat., AFii»5, n° 43.)

BEliGUES, 2a JUILLET IjgS.

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