BERGUEs, 3i JUILLET lygS
CAR.NOT AUX OFFICIERS MUNICIPAUX DE DUNKERQUE. Bergues, le 3i juillet 1793, l'an 11 de la République une et indivisible.
LE nEPnÉSBMAyT DU PEUPLE ENVOYE PRES L'AKMÉE DU SORD AV.V OFFICIERS MUMCIPÀUX DE LA COilMUSE DE DUSKERQUE,
Citoyens officiers municipaux ,
Votre sollicitude ainsi que la mienne se portent depuis longtemps sur les subsistances, et les renseignements que je reçois en arrivant à Bergues sur la situation du district à cet égard sont très rassurants. Néanmoins, comme nous ne devons négliger aucune précaution, je vous invite à ne pas perdre de vue le projet que vous m'avez annoncé de ne permettre dans l'étendue de votre administration, ainsi que cela est pratiqué presque partout en ce moment, qu'une seule espèce de pain.
Je vous prie aussi de vous occuper promptement de l'expérience qui tendrait, si elle réussit, à suppléer l'avoine qui manque sans espoir de nous en procurer. Cette expérience est celle qui a été proposée d'employer, soit cru, soit en pain, le seigle altéré provenant du navire la Il serait à désirer qu'on pût employer ce seigle tel qu'il est
■" On lit en léle de celle letlre : wReçu le C août. Enregistré n° i546.i
/i32 r.OHRESPONDANCE GÉNÉRALE DE CARNOT. [3i jiiu 1798.]
poui' éviter des manutentions coûteuses, mais il ne faut rien hasarder à ce sujet, et je vous prie d'opérer de concert avec le garde-magasin des subsistances militaires et d'après les avis des maréchaux et gens à ce experts.
Le troisième objet sur lequel j'ai à vous demander de prompts et exacts renseignements est celui (pii concerne les vestes, culottes et autres effets militaires qui vous ont été proposés par des négociants de Lille. Si l'on tardait à prendre des mesures à ce sujet, les coupables pourraient échapper et les effets trouver leur débouché ailleurs, oiî ils seraient probablement payés pour la seconde fois par le trésor public.
(Orig. aut., Arch. mun. do Duiikerque, A 34, pièce n° a8.)