À SES COLLÈGUES
Douai. & avril 1798 , l'iin 11 dn la République. Cliers collègues .
Dites à tous nos concitoyens que la pairie est encore une fois sauvée. Déjà au inciiis 5o,ooo de nos frères d'armes sont renln's laiil à [,iile (|u"îi Valencicniios et Douai; tous ont juré de rester fidèles à la Rcpuldique. lis sont tous hieu déterminés h venger la nation trahie par l'infâme Duniouriez. Us ont juré de faire rentrer dans la poussière tous eeuv qui oseraient porter atteinte à l'unité de la République et à la souveraineté du peuple.
Le grand parc de l'artillerie est arrivé hier soir à Valenciennes. il arrive encore, au moment où je vous écris, trois régiments (pii ont défilé la nuit du camp. Deux membres du département du Nord annoncent que <]uinzc régiments sont actuellement en marche avec leurs é(pii|)ages.
Hâtez-vous , citoyens collègues , de faire de grands magasins et approvisionnements. Vous sentez à merveille (jue Douai en a absolument iiesoin et que ces mêmes besoins sont augmentés à chaque instant.
le nommé Baplislc, ci-{Ievani aide-de-camp un décret de la Convention nationale,
de Dumoiiripz, et ilc le faire traduire à la en date du 9 avril, le traduisit devant le
liarre de la Convention. Iriliunal révolutionnaire (Moniteur, XVI,
irLilic, le 7 avril 1793, l'an 11 de la 96). Il échappa à une condamnation
hépubliquc. et servit pendant les guerres de la Rcvo-
•sU général de dirUiim, x^ùon d de l'Kmpirp. Quentin était, en
irhiTAHT.i) 1816, dit Dumouriez(A/émoi)c», IV, 169),
Quant au secrétaire Quentin, ne à Clié- chef d'escadron dans un régiment de cava-
toau-Salins el alors âgé de vingt-deux ans, lerie.
72 CORRESPONDANCE GÉNÉRALE DE CARNOT. [G avhil 1793.]
Le dëparlement du Nord me chargée de vous mander qu'il est indispensable et urp-ent que vous donniez des ordres pour l'aii'e partir les farines provenant des achats faits par le directoire des vivres et destinés pour Douai.
1 9,000 hommes campés sous Cassel sont aussi pour la cause de la République. Le canq) de Maidde est levé. Dumouriez a failli y périr; son aide de canq) a été tué, mais malheureusement le {jrand traître a échappé et est passé avec les ennemis.
Les citoyens Carnot et Lcsage viennent d'arrêter que le rassemblement poiu' la levée des 3oo,ooo hommes sera à Arras. Vous voudrez bien en conséquence prendre les mesures nécessaires à ce sujet. Vous êtes autorisés à les faire entrer dans les différents corps incomplets (jui sont casernes à Arras et particulièrement dans les bataillons du département du Pas-de-Calais.
Je partirai après-midi pour Lille avec nos collègues du département de la Somme pour nous concerter avec Demouty, directeur général des vivres et subsistances militaires. Les administrations du département vont être chargées des vivres et subsistances : je me rendrai de suite auprès de vous pour reprendre ensemble nos opérations ordinaires. Le citoyen Ansart vous instruira des nouvelles flatteuses et récentes.
Votre collègue , J.-B. Lefebvre.
(Arch. dép. du Pas-dc-Caiois, L, rcg. de corr. du département, pièce n° 8C84 bis.)