‹ Correspondance générale, 1792-95. Publiée avec des notes historiques et biographiques (volume 2)Chapitre 73 sur 388 · À CAHNOT ET À LESAGE-SENAULT · texte numérisé non relu

À CAHNOT ET À LESAGE-SENAULT

Arras, le 6 avril 1798.

Citoyens repr(?sentants ,

Nous avons reçu hier vers 1 o lieures (In malin le de'cret du 3 avril qui de'dare Dumouriez Iraitre à ia patrie, etc. Il a été' sur-le-champ donne' à l'impression et cette impression était faite à 2 heures. A 3 heures toute la garde nationale se'dentaire, toutes les troupes de ligne ont été assemblées sur la grande place; toutes les autorités constitui'es s'y sont rendues et à la tète de chaque corps lecture a été faite du déci-et; puis le président de l'administration a prononcé le petit discours dont nous vous envoyons copie. Ce discours a été interrompu par des cris de : Vive la République. Tous les assistants ont fait le serment de maintenir la République une et indivisiide.

Nous avons cru , citoyens commissaires , vous faire plaisir en vous informant de ce qui s'est passé dans celte circonstance.

Le CONSBIL GKMÉRAL DU DÉPARTEMENT DU Pa»-DE-CalAI8.

(Arch. df'p. du Pas-de-Calais, L, rejf. des Ictlrcs écrites par le département, pièce 11° i3i47.)

àl. DOUAI, 7 AVRIL 1798.

r.ABNOT AUX ADMIMSTRATEURS DU DÉPARTEMENT DU PAS-DE-CALAIS.

Douai, 7 avril 1798, l'an 11 de la République.

Citoyens administrateurs.

Notre projet était de former un camp sous les murs d'Arras, composé des recrues de tous les déparlements qui devaient fournir à l'armée du Nord. Là on les aurait organisés provisoirement par dépar-

Lille, rpg. de corr. de la municipalité, ont conçu pour ces féroces ennemis une

pièce n" 17a): liaine ini|>lafiiliie. Vous ne pouviez nous

irCiloyens, le capitaine Bourbon nous a faire un présent plus ajjréable; ce monu-

pnjsenlé le mortier crevé employé par les ment de leur lionle servira à transmellre à

barbares autrichiens à délniire la ville de nos arriére-neveux les sentiments que nous

Lille. Nous avons frémi d'indignation en éprouvons.»

voyant cet instrument, qui heureusement Le mortier crevé qui fait l'objet de cette

a mal serW leur rage; saui doute qu'il fera correspondance est conserve à Lille à

la m^me impression sur tous les l>illois qui l'hôtel des canonniers.

76 CORHESP()M)AI\(;i': (iÉNÉUALK DK CAR.NOT. [7 aviul ly^S.]

teniPiits, districts et cantons, en leur donnant, d'après ces subdivisions, des chefs momentanés. Ensuite, pour compléter les bataillons, on se serait adressé ii vous de toutes les parties de l'armée et vous auriez fait partir successivement le nombre d'hommes nécessaire à chacun de ces corps. Mais ce projet est annulé par un décret de la Convention qui lixe Péronne pour le rassemblement de ces recrues'''. Nous pensons donc qu'il faut les garder dans votre ville, jusqu'à ce que le pouvoir exécutif ail donné les ordres nécessaires. Cependant vous ferez bien de compléter vous-mêmes, si vous le pouvez, les bataillons qui sont dans votre département avec ces recrues, en lâchant, sans néanmoins y attacher une grande importance, en tâchant, dis-je, de mettre ensemble les citoyens d'un même pays.

Le commissaire de la Conientwn nationale, L. Garnot.

{Arcli. dé]), (lu Piis-de Calais, rcj;. de coït, du dcpaiteiiient, pièce n° 87^7.)

A!2. DOUAI, •y AVRIL 17[)3. CAIt.NOT ET LESAGE-SENAULT

AU.V ADMINISTRATEUnS DU DEPARTEMENT DU PAS-DE-CALAIS.

Douai, 7 avril 1798, l'an 11 de la RépuJjliquc.

Citoyens administrateurs,

Il est bien vrai que vous ayez arrêté les 1,800 fusils, dont 1,680 pour Narbonne, que vous arrêterez et conserverez dans les caisses jusqu'à ce que nous ayons reçu à cet égard des nouvelles du ministre d(ï la guerre, à qui vous voudrez bien écrire vous-mêmes pour connaître si Narbonne est leur véritable destination. Quant aux 120 pour Rennes, vous les laisserez aller à cette destination, parce que le besoin d'armes est connu dans le département.

Quant au soldat suisse, dès que vous n'avez fait que suivre la loi

'" Le décret de la Convenliondu li avril des années par la perfidie de Dumouriez. . .

179.3 portail à son article VI : rDeux au- Le Conseil exécutif provisoire enverra à

1res commissaires se rendront à l'éronne cet cHct à Péronne sur-le-champ deux

pour y i'ormer un noyau d'armée , tant des commissaires des (jucrres et deux oITiciers

recrues que des soldats qui se sont séparés de l'état-major.îi

nous ne pouvons qu'applaudir à l'arrêté que vous avez pris, il serait bon d'ailleurs que vous prissiez des éclaircissements à ce sujet du général LaMarlièreC.

Les commissaires députés à la Convention nationale,

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