‹ Correspondance générale, 1792-95. Publiée avec des notes historiques et biographiques (volume 2)Chapitre 81 sur 388 · I.e li avr I · texte numérisé non relu

I.e li avr I

Citoyens reprt'sentanls .

J"ai dans ce inoinenl un iiomine si'ir en campajjne, duquel j'attends quelques A-laircissomeiils sur la marche de rennenii relalivemeni à moi. Tous les avis (iiie je reçois direcleinenl ou indirectement me confirment l'exislence d'une arm('e <le i/),ooo à i.'j.ooo lioiiuncs dans le voisiuajfe de Nieiq)orl et de l!ni|jes. (pie je ju(je destin** ù ajjir olFensiveinent sur Dunkenjuc ou peut-être sur («issel, dans le cas où ils voudraient couper la communication avec Lille ou faire une troiit'c dans ce di'parlement. sans('jfai'il atix places Tories. J'ai lacerliliide ipi'ils ont en ce moment 1,900 hommes à Fiirnes. doni -foo hussards el 1,000 chasseurs, .l'ai l'ait de vains elToi'ts jusqu'ici pour me pi-ocurer des bouches \\ feu dont je man(pie

90 CORRESPONDANCE GÉNÉRALE DE CARNOT. [i3 avuil 179,3.]

.ibsoliiiiicnl. Je me suis adressa au ministre de la guerre et en dernier iieu au conseil de défense à Lille; je ne reçois pas de réponse et le moment presse. C'est à vous, citovens représentants, d'adojjter les mesures d'urgence que les circonstances replièrent et (pu; vot:e sngesse et vos lumières vous dicteront.

Nous sommes convenus verbalement de ne laisser aucun magasin a Cassel et de reporter ceux qui s'y trouveraient sur Saint-Omer. Néanmoins, comme je juge <|u'il n'est militairement pas impossible qu'un ennemi entreprenant et supérieur ne parvienne à coujier nos communic.TtJons, et (pie dans celle sup|)nsilion le défaut d'approvisionnements pourrait avoir de lâcheuses consi'(piences je d('sire, pour ma resjionsabilité personnelle , (pie vous me donniez à cet égard des ordres jiar écrit.

11 est indispensable (pie l'on envoie ii Bergues un commandant temporaire, homme du métier. Les adminisliateurs du district se joignent à moi pour vous faire cette demande. J'aurai pu vous proposer des sujets, mais, dans la crise oîi nous nous trouvons , U est nécessaire surtout (jue la confiance populaire environne l'homme en |)lace, o( voti'e choix la (h'termine. Bergues ne peut se jmsser non jilus d'un adjudant-major de place, et j'ai jeté les yeux pour cet emploi subalterne sur le lieutenant Louvant, précédemment adjudant-major de la place de Tournai et beau-fils de celui de Lille. Avant de se rendre à son poste je lui enjoins de faire ratifier |)ar vous sa nominalion.

liécapitulons. Je demande de l'artillerie de |)osilion, un ordre par ('crit de ne pas conserver de magasins d'aucune espèce à Cassel, un commandant de place ()our Bergues.

Ma santé, dont le délabrement vous est bien connu, exige que vous m'adjoigniez sans (h'iai un ollicier général , qui su|)|)lée par ses forces aux miennes (pii m'abandonnent. Après quarante ans d'activité non inlerronqiue. j'ai bien besoin de quelques jours de repos.

(Aicli. nat., AF11 56, iTg. du (;<'iiéral O'Moian, n" i.)

^8. LILLE, 1 3 AVRIL 17«j3.

Page 1