LE G^NI^RAL DAGOBERT AU COMITE DE SALOT PDBLIC
A Puicerda, le 8 octobre 1793, l'an 11 de la République française.
I« GÉNéBiL DAGOBERT AVX CITOTEItS BBPRtSE.STAKTS DU PEVPLB, COMPOSAM LE COMITÉ DE SALUT PUBLIC DE LA COXVEXTIOS XATIOSALE.
Citoyens représentants ,
Quand j'ai cru, jmur servir plus uliienient la Riipublique, devoir demander mon reloui- en Cerdagne, mon projet était de pénétrer sur le territoii'e espagnol. Je me suis donc présenté devant Camprodon; les habitants de cette ville ont fait feu sui' le ti'ompette que j'envoyai les sommer. Je leur ai encore fait proposer des paroles de paix par un habitant du pays, que j'ai envoyé prendre dans le village voisin ; quoiqu'ils fussent convenus de me livrer la place , ils ont continué de tirer sur l'année pendant toute la nuit. Dès le matin j'ai oi-donné l'attacjue sur quatre points différents, et bientôt la place a été emportée et traitée comme une ville prise d'assaut. Je suis passé à travers avec la cavalerie et j'ai poursuivi l'ennemi assez loin sur le chemin de Ripoll, sans pouvoir le joindre. Je m'étais flatté de pouvoir lever pour la République une contribution considérable dans cette ville, mais tous les habitants s'étant sauvés , il ne s'est trouvé personne pour l'imposer et la payer, ni que je pus emmener pour otage. Ayant été informé que la partie de mon armée, qui devait m'étre amenée du Mont-Libre parles généraux Poinsot'''
''' Pierre Poinsot, né à Clialon-sur- Saône ( Sa6nc-ct-Loire ) le 7 février l'ôi, engagé au rcgimonl de Beauvoisis-lnfaiileric le 1" avril «779. congédie par remplacement le 3i juillet 1784, engagé au régiment des dragons de La Rochefoucauld le 30 octobre 1787, congédié le ai mai 1791, capitaine dans la légion du Nord le 3i mai 179», adjudant général chef de bataillon à l'armée des PjTénées orientales le 7 juin 1 793 , général de brigade provisoire le 7 août 1793, général de division provisoire le ai septembre 1793, suspendu le 7 frimaire an 11 (117 novembre 1793), mais maintenu en activité par Dugommier, confirmé général de brigade le 3o messidor an iv (18 juillet 1796), employé à l'armée de Rhin et Moselle le 93 fructidor an v(9scptembre 1797), réformé le U fructidor an »i ( a 1 août 1 798 ) , remis en activité le 3 thermidor an vu
(si juillet 1799), autorisé à se retirer dans ses foyers le 1" juillet 1801, employé dans la 1 8* division militaire le a novembre 1801, employé à l'armée de Saint- Domingue le a 1 février 1 8o3 , rentré en France le 1" août 1 8o3 , membre de la Légion d'honneur le 1 1 décembre 1 8o3 el commandant le 1 & juin 1 8o'l , admis au traitement de réforme le ao août i8o5, remis en activité le aà mai 1806, employé à l'armée d'Italie le a8 novembre 1808 et à celle d'Esjiagne le 1 9 décembre 1 809 , baron de Chausac le i4 février 1810, employé à l'amiée de Portugal le ao juin 1810 el au 11" corps de la Grande Année le 1 1 août 1 8 1 a , prisonnier de guerre le a 4 mai 181 3, rentré en France le 6 mai i8i4, chevalier de Saint-Louis le 3i juillet 181 4, admis à la retraite le a 4 décembre 1 8 1 4 , employé au dépôt de cavalerie d'Amiens le a8 mai 181 5, lieutenant
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et Marbot''', n'avait pas bougé, parce que l'un était resté malade à Quillan, et l'autre avait été appelé à Toulouse , j'ai pris le parti de revenir sur mes pas pour passer moi-même au Mont-Libre et me mettre à sa tête.
Au moment de mon départ , les habitants de Camprodon contimiaient de faire feu des montagnes et de provoquer sur leur ville le sort que Ricardos a fait éprouver à plusieurs villes et villages du teriitoire français. Le feu qu'on a mis alors à quelques maisons a paru une juste représaille. D'un autre côté plusieurs communes se sont soumises. Celle du Sept-Cazes m'a remis ses armes et les chaperons de ses consuls que j'ai fait passer aux représentants du peuple.
Arrivé au Mont-Libre , j'ai appris quelle général de brigade VouUand '*', accompagné du représentant du peuple Cassanyès , s'était après coup porté dans la vallée
général honoraire le 8 mars 1818, compris dans le cadre de réserve comme maréchal de camp le sa mars i83i , réadmis à la retraite le j" mai 1883, mort à Dijon (Côte-d'Or) ie 3o juillet i833.
'') Antoine Marbot, né à Alliliac (Corrèze) le 7 décembre 1754, fils d'un cultivateur, admis comme surnuméraire dans les gardes du corps du Roi le i4 mai
1773, garde du corps titulaire le 11 juin
1774, réformé le 3i décembre 1775, enrôlé volontaire aux dragons du régiment Dauphin ie t" mai 1781, congédié le 7 juin 1786, administrateur du département de la Corrèze en 1790, député de ce département à l'Assemblée législative le 3 septembre 1791, adjoint aux adjudants généraux de l'armée de la Moselle le a 4 septembre 179a , passé à l'armée des Pyrénées le 2 6 du même mois , capitaine à la légion des Montagnes le 9 février 1798, adjudant général chef de bataillon provisoire le a 6 avril 1798 , général de brigade provisoire à l'armée des Pyrénées orientales par arrêté des représentants Chaudron-Roussau et Leyris le 3o août 1793, confirmé le 7 octobre suivant, chargé de conduire des troupes à l'armée sous Toulon le 1 4 décembre 1798, général de division provisoire ie a5 décembre 1798, passé à l'armée des Pyrénées occidentales le aS juin 1794, confirmé dans son grade le i3 juin 1795, suspendu le 96 du même mois, réintégré le 6 septembre 1795, député de la Corrèze au Conseil des Anciens le 28 vendémiaire an iv (i5 octobre 1796), commandant la 17* di-
vision militaire ( Paris) en remplacement de Joubert le 9 juillet 1799, employé à l'armée d'Italie le 9 septembre 1799, mort à Gènes (Italie) le 19 avTil 1800, de l'épidémie régnante. Le général Marbot avait reçu un coup de feu à la jambe au combat de Cadibana le 6 avril 1800. Il a laissé un fils, qui devint général et a écrit des Mémoire» publiés récemment.
('' Alexandre VouHand, né à Uzès (Gard) le 10 novembre 1726, lieutenant au régiment Royal-Lorraine le 8 septembre 1747, réformé avec ce corps en 1749, lieutenant de grenadiers au régiment de l'Île-de-France le 16 juin 1708, capitaine le 1" avril 1767, réformé ie ai décembre 1768, premier capitaine des grenadiers royaux au régiment provincial d'Anduze en 1771, chevalier de Saint-Louis le 24 novembre 1771, réformé en 1776, premier capitaine de grenadiers au 5' régiment d'état-major le 1" juin 1778, retraité le i5 septembre 178a, colonel de la garde nationale d'Uzès en 1789, chef du 2' bataillon des grenadiers du Gard le 96 août 179a, général de brigade à farmée des Pyrénées orientales le 1" octobre 1798, général de division le 97 nivôse an n (16 janvier 1794), commandant à Marseille du 3 thermidor au S' jour complémentaire an II (ai juillet au ai septembre 1794), retraité le a6 fructidor an vi(i9 septembre 1798), retiré à Uzès. Le général VouHand était l'oncle du conventionnel. Il avait fait les campagnes d'Italie de 1747 et 1748.
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dp Ribespourme donnpr la main du côt(^ de Ripoll, comme c'en tStait le projet, et que quelques villages, dont les habitants avaient fait feu sur nos troupes, avaient été incendiés, d'après les principes et la proclamation du général ennemi luimême. Je m'en vais dans l'instant les joindre et lâcher qu'il ne soit livré au feu et au pillage que ceux qu'on ne pourra amener à reconnaître la République et à lui payer leurs impositions '''.
Salut et fratemitë.
(Orig., Arcb. de la guerre, armpe des Pyrénées orientales.)
Dagobert.
LE GÉNÉRAL RONSIN AU COMITÉ DE SALUT PUBLIC
Analyse. — Il annonce qu'une insurrection a éclaté à Beauvais, ce qui met en grand danger les quatre escadrons de l'année révolutionnaire'*'. 11 propose d'envoyer dans cette ville douze à quinze cents hommes et deux compagnies de canonniers.
(Analyse, Areh. delà gaerre, corr. générale.)
BAYONNB, 8 OCTOBRE 179-3.
LE néiti^RAL DE BRIGADE LAROCHE AU COMITE' DE SALUT PUBLIC.
Analyse». — Deux lettres : i" I^a présence des représentants Pinet et Monestier a produit à l'armée des Pyrénées occidentales l'effet qu'il attendait. irLes soldats Ont applaudi avec transport et spontanément aux grandes mesures qu'ils viennent de prendre. Tel est l'ascendant des vertus républicaines sur des hommes qui combattent pour la liberté, lors même que l'intrigue et la malveil-
O Le- 9 octobre Cassanyès écrivit au Comiti^ de salut public pour l'avertir de la marche du général Dagobert sur Camprodon. (Cf. Aulard, VII, 387.)
'*' Le «7 septembre, quatre escadrons de l'armée révolutionnaire, formant cinq cents hommes , arrivèrent à Beauvais pour protéger la réquisition des grains faite pour l'approvisionnement de Paris. Le 4 octobre , une insurrection éclata dans la ville.
90US le prétexte de ne pas exécuter le décret qui ordonnait aux femmes de porter des cocardes. L'ordre se rétablit assez vile, mais Barère, dans la séance du 8 octobre, fit décréter l'envoi du représentant du peuple Joseph Le Bon dans le département de l'Oise pour épurer les administrations départementales et les autorités constituées de Beauvais et de N'oyon. (Cf. Moniteur, XVIII. 84.)
CORRESPONDANCE GÉNÉRALE DE CARNOT. [8oct. 1793.]
lance des chefs versent leur poison cornipteur. » I^es généraux De Prez-Crassier '"' et Wiliot''' ont été provisoirement suspendus et mis en arrestation dans la citadelle de Rayonne. Le général Muller ''' a été nommé général de division et comman-
'" Jean -Etienne -Philibert de Prez de Crassier, né à Divonne (Ain) le 18 janvier 1733, fils de J.-B. de Prez, écuyer, seigneur de Crassier, cadet dans le régiment suisse de Vigier en 17^5, enseigne le 1 a mai 1768, sous-lieutenant le 1 " avril 1754, capitaine au régiment Royal Deux- Ponts le i" avril 1707 et de la compagnie Lieutenant-Colonel le i4 juin 1769, réformé en 1763, rang de lieutenant-colonel le a mars 1778, passé en Hollande avec Maillebois en 1786, député de la noblesse du bailliage de Gex aux États généraux le
5 avril 1789, maréchal de camp le j " mars 1791, commissaire dans les départements de l'Ain, de la Haute-Saone et du Doubs le 9 2 juin 179J, lieutenant général le i5 septembre 179a, commandant en chef l'armée du Rhin le 16 décembre 179a, suspendu le 27 avril 1793, réintégré le
6 juin suivant, commandant en chel l'armée des Pyrénées occidentales le 1" septembre 1798, démissionnaire le 3o du même mois, arrêté et conduit à Paris, réintégré par la Convention le 9 floréal an ni {a8 avril 1796) et remis en activité le i5 (4 mai 1795), destitué le n brumaire an IV (3 novembre 1796), autorisé à prendre sa retraite le 29 prairial an iv (17 juin 1796), mort à Divoime en ]8o3. Le général de Prez de Crassier avait fait les campagnes d'Allemagne de 1767 à 176a.
W Amédée Willot, né à Belfort (Haut- Rhin) le 3t août 1755 (et non à Saint- Germain-en-Laye, comme le dit le Dictionnaire des Parlementaires), volontaire au régiment de Mantes en «771, enseigne le a8 octobre 1774, lieutenant au régiment provincial de Paris le a 4 mars 1775, lieutenant de grenadiers le 7 juin 1780, capitaine le i3 février 1787, licencié avec son régiment par la loi du 30 mars 1791, aide de camp du général Choisy le 3o juin 1791, second lieutenant-colonel du 5' ba-
taillon d'infanterie légère le a 3 mars 1799 , chef provisoire de la 5* demi-brigade légère le 1" juin 1793, général de brigade provisoire le 33 juin 1798, compris dans la nouvelle organisation des états-majors du i3 juin 1795, général de division provisoire le C juillet 1790, confirmé le 1 7 du même mois, employé à l'armée de l'Ouest le i5 septembre 179», commandant en chef provisoire de cette armée le 9 a décembre 1 795 , employé à l'armée des Côtes de l'Océan le 1" janvier 1796 et à celle de Rhin et Moselle le )3 avril suivant, commandant la 8° division militaire (MarseUlo) le 95 juillet 1796, député des Bouche*du-Rhône au Conseil des Cinq-Cents le 39 germinal an v (11 avril 1797), déporté à Sinnamary le 23 septembre 1797, évadé en juin 1798, réfugié en Angleterre, puis aux Etats-Unis, rentré en France, rétabli sur le tableau des ofliciers généraux et admis à la solde de retraite le 9 novembre 1 8 1 5 , baron le 9 9 novembre 1 8 1 5 , gouverneur de la 93' division militaire (Corse) le 10 janvier 1816, comte le 9 mars 1816, commandant de la Légion d'honneur le 4 avril t8i6, commandeur de l'ordre de Saint-Louis le i" mai 1891, mort à Santeny (Selne-et-Olse) le 17 décend)ro 1838 (et non à Choigny le 17 octobre 1833, comme le dit le Dictionnaire des Parlementaires).
'') Jacques-Léonard Muller, né à Thionville le 11 décembre 1749, fils d'un chirurgien au régiment suisse de Diesbach, soldat au régiment de Courleu le 1" mai 1765, sous-lieutenant quartier-maître le 33 octobre 1771, lieutenant le a mai 1779, capitaine le 4 décembre 1791, chef de bataillon au 9t* chasseurs à pied le ai août 179a, chef de brigade du 77* régiment le i4 janvier 1798, adjudant général chef de brigade le 8 mars 1798, général de brigade le 5 mai 1798 et do division le 3o septembre, général en chef de l'armée
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dani provisoire de i'année; le général Lalaiii '"' [Delalain] a été proimi divisionnaire et lui-même général de brigade et chef d'état-niajor de l'armée. Il tâchera de se rendre digne de ce poste. (fJe vais donc, citoyens représentants, m'occuper sans relâche à mériter la confiance qui m'a été accordée. Si je suis assez heureux une de m'en rendre digne, un sourire de ma chère patrie sera pour moi une récompense bien plus précieuse que tous les honneurs stériles des despotes. !i Le siège du quai-tier général ayant été fixé à Rayonne , il pourra conserver le commandement de cette place en laissant les détails au commandant temporaire et en ne se i-éservant que la grande poUee. «J'apprends que nos avant-postes sont attaqués et que la générale bat dans nos camps. Je vais y voler avec le général et travailler de manière qu'ils n'aient plus la témérité de se présenter. i
a° itJe vous apprends avec la douleur la plus vive la mort du général La Bourdonnaye '*', après quarante-huit heures des plus cruelles souffrances et sans avoir pu rien dire. Il a cessé d'être avant-hier an matin à sept heui-es dans la ville de Dax , où il avait été , dans l'espoir de rétablir sa santé. I>es patriotes le j)leurent , parce qu'ils croient avoir perdu un ami et un ré|)ublirain ferme et loyal.»
(Orig., Arcb. de la guerre, armée des Pyrénées occidentales.)
des Pyrénées occidentales le -i octobre 1793, fonririné le 35 (jenninal an 11 (i4 avril 179/4), employé à l'armée de» Alpes le ') fniclidor an n (31 août 1794), autorisé à prendre sa retraite le 1 3 ventôse an m (3 mars 179$), admis au traitement de réforme le 3 germinal an vi {•i'i mars 1798), remis en aclivitc pour commander la 13' division mililaire le
17 floréal an Ti (6 mai 1798), employé près le Directoire exécutif le s 4 brumaire an m (i4 novembre 1798), Inspecteur général de l'infanterie le -18 ventôse an vn (18 mars 1799), commandant provisoire de l'année du Bhin le 33 messidor an vu (10 juillet 1799), commandant de la réserve de l'année d'observation du Midi le
18 germinal an u (8 avril 1801), nommé par Miirat lieutenant d'armée provisoire le 16 floréal an ix (6 mai 1801), inspecteur général d'infanterie le 8 messidor an i (27 juin 1803), membre de la Légion d'honneur le 19 frimaire an m (1" décembre i8o3) et commandant fe 35 prairial (i4 juin i8o4), inspecteur pour les 16' et 17' divisions militaires le 6 octobre 1807, commandant la légion portugaise le 31 mai 1808, baron de l'Empire
le 16 décembre 1810, retraité le a 4 décembre 181 4, mort à Paris le i" octobre 'iSai.
'■' Alexandre Delalain, né à Saint-Di- «ier (Haute-Marne) le 10 mai 1748, (ils d'un avocat, dragon dans la légion de Hainaut en mai 1767, marérhal-des-logis en 1770, rang de lieutenant de dragons le i4 janvier 1773, rang de capitaine le i5 décembre suivant , capitaine attaché au i4* chasseurs à cheval le H avril 1779, chevalier de Saint-I><)uis le 7 octobre 1 781 , capitaine en second au régiment de chasseurs des Ccvennes le a4 septembre 1784. capitaine commandant le ao avril 1789, lieutenant-colonel du 5' bataillon d'infanterie légère le 6 novembre 1791, général de brigade provisoire le 7 mai 1793, général de division provisoire à l'armée des Pyrénées occidentales le a octobre 1798, suspendu le a5 germinal an ni (i4 avril 1795), retiré à Éclaron, près de Saint- Dizier. Le général Delalain avait fait les campagnes de (îorse en 1768 et de Pologne en 1771 et 1773. Il avait reçu un coup de feu au bras droit à la dclensc du château de Crarovie en 177a.
"1 Cf. t. I, p. 13 3.
CORRESPONDANCE GÉNÉRALE DE CARNOT. [8 oct. 1798.]
RIOM, 8 OCTOBBE 1 'yg3.