‹ Correspondance générale, 1792-95. Publiée avec des notes historiques et biographiquesChapitre 104 sur 191 · ARRÊTÉ DE CARNOT ET DE DUQUESNOV · texte numérisé non relu

ARRÊTÉ DE CARNOT ET DE DUQUESNOV

Liberté. Egalité.

Au nom de la République française une et indivisible.

Nous, représentants du peuple, en vertu des pouvoirs qui nous sont délégués, vu la dénonciation à nous faite par les sous-ofïiciers et soldats du i"bataiilon de campagne du fij' régiment contre le citoyen de La Baume, ci-devant noble, leur capitaine; considérant que les individus de cette caste n'ont fait que trop de mal à la République par les perfides manœuvres de la presque totalité d'entre eux, le destituons de son emploi et arrêtons qu'il sera mis sur-le-champ en arrestation

'■' Jean-François Belin , né à Berthenicourl (Aisne) le 98 novembre 17^9 (cf.

Guiffrey, Les conventionnels , p. 12C ). cultivr.leur à Guise, députe de l'Aisne à l'Assemblée législative, à la Convention et au Conseil des Cinq-Cents.

"' Le 10 octobre, Carnet et Duquesnoy signèrent l'ordre d'arrestation de leur collègue Belin. (Cf. le texte de cet arrêté à la page 276.)

'^' Les arrêtés envoyés par Carnot étaient au nombre de trois: • — 1° Guise, 8 octobre 1798. Duquesnoy destitue Cailhava, chef du bataillon franc, coupable de s'être fait rembourser sur uu faux exposé

d'une somme de 600 livres pour un cheval qu'il prétendait avoir perdu en Belgique. — a° Origny-Sainte-Benoite, 8 octobre 179.3. Duquesnoy fait mettre en arrestatation et conduire à Péronne six ci-devanl chanoines du chapitre de Saint-Waast , domiciliés à Origny. — 3° Guise, 9 octobre 1 798. Carnot et Duquesnoy font mettre en arreslation le capitaine de L« Baume. (Cf. le texte à la page 273.) — Ces trois documents sont conservés aux Archives nationales, AF 11 188, et on lit en tcte du premier cette amiotalion : it Papiers inclus dans la lettre de Carnol écrite du 9 octobre à Béunion-sur-Oise. n

IgocT. 1793.] GORRESI'ONDANCE MILITAIRE DU COMITÉ. 273

et conduit dans les prisons d'Arras; requérons, à cet effet, le général en chef Jourdan de faire mettre le présent arrêté à exécution.

A Guise, le 9 octobre 1793, l'an 11 de la République française une el indivisible.

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