‹ Correspondance générale, 1792-95. Publiée avec des notes historiques et biographiquesChapitre 108 sur 191 · L'EX-GÉNÉRAL KRIEG, ET COURTOIS, COMMANDANT TEMPORAIRE DE LANDRECIES · texte numérisé non relu

L'EX-GÉNÉRAL KRIEG, ET COURTOIS, COMMANDANT TEMPORAIRE DE LANDRECIES

AU COMITÉ DE SALUT PUBLIC

Analyse. — 1° L'ex-génëral de division Krieg écrit de Paris pour demander les motifs de son arrestation. (Analyse, Areh. delà guerre, corr. gën.) — a° Courtois écrit de Laudrecies pour se plaindre des calomnies répandues contre lui par les membres du comité de suneillance , dont il demande l'expidsion. (Orig. , Arch. de la guerre , année du Nord. )

[il ocT. 1793.] CORRESPONDANCE MILITAIRE DU COMITE. 283

PARIS, 11 OCTOBRE i "] Ç)^ ■ LE COMITE DE SALUT PUBLIC À L'ARMEE DU NORD.

Paris, ie ao du i" mois, l'an ii de la République françaisn. LSS MEMBRES DV COMITE DB SÀLVT PUBLIC i L'ARMEE DU «ORD.

Républicains ,

L'armée de la République vient d'entrer triomphante à Lyon; les traîtres et les rebelles sont taillés en pièces. L'étendard de la liberté flotte dans ses murs et les purifie. Voilà le présage de votre victoire.

La victoire appartient au courage. Elle est à vous. Frappez, exterminez les satellites des tyrans. Les lâches 1 ils n'ont jamais su vaincre par la force et par la valeur, ils n'ont acheté que des trahisons. Ils sont couverts de votre sang et surtout de celui de nos femmes et de nos enfants. Frappez I qu'aucun n'échappe h votre juste vengeance. La patrie vous regarde , la Convention seconde votre généreux dévouement. Encore (juelques jours , les tyrans ne seront plus et la République vous devra son bonheui' et sa gloire. Vive la République !

Hérault, Collot-d'Herbois , Billadd-Varennb, B. Babère , Saint-Just, Robespierre ''>.

(Orig. , Arch. de la guerre, armée du Nord.)

PARIS, 11 OCTOBRE lygS.

LE MINISTRE DE LA GLERRE BOUC.HOTTE AU Gl^PiéRAL JOURDAn.

Paria, lo de la a' décade du i" mois de l'an ii do la République française , une et indivisible.

Nous sommes ici, général, dans l'attente des bonnes opérations que vous allez exécuter. La confiance est générale en vous et vous la justifierez. Communiquez à l'armée votre audace et votre énergie , annoncez-lui les avantages remportés dans les Pyrénées sur les Espagnols, dans les Alpes sur les Piéniontais, dans l'intérieur sur les rebelles de Lyon, qui ont promis de livrer leurs chefs et qui implorent la clémence nationale, sur les rebelles de la Vendée, qui sont attaqués dans leurs derniers retranchements. Dites à l'armée que le moment est arrivé de détruire nos ennemis, que nous avons sur tous les points des forces supérieures et qu'enfin des chefs sans-culottes ne l'empêcheront plus de recueillir le fruit de .ses victoires.

''' La pièce a des correclions de Hcraull-Séchelles, ce qui semble indiquer que cette proclamation a été rédigée par lui.

28'i GORRESPONDANGK GÉNÉRALE DE C'.RNOT. [n oct. 1793.]

Mon courrier nie rapporte de vos nouvelles. Frappez fort, dégoûtez de leur vil métier les esclaves qui se battent pour de l'argent contre des hommes qui combattent pour leur propre cause et pour tout ce qu'ils ont de plus cher au monde.

GonCance et valeur, salut et fraternité.

J. BonCHOTTE.

( Aich. de ia guerre, reg. d'ordres de Jourdan , fol. loo.)

GUISE, 11 OCTOBHE 179-5.

DIIQUESNOY ADX REPBt'SENTANTS e'lIE LACOSTE ET PEYSSARD , À ARRAS.

Giiisp, le 1 1 ootiibre 1793, i'an 11 de la République française une et indivisible.

Gitoyens collègues.

Nous venons de destituer le général Merenveûe'" et de l'envoyer devant vous pour y être jugé pai- la nouvelle commission que vous avez établie à Arras. Ge général, chargé de l'artillerie, malgré les ordres du général en chef, nous laissait aller à l'ennemi sans munitions. Heureusement un officier d'artillerie vint nous informer du fait. Le général en chef fit venir cet aristocrate, lui demanda s'il avait exécuté ses oriU-es et si rien ne nous manquait; il répondit que non et que nous pouvions être tranquilles sur cet objet. Interpellé combien nous avions de cai-touches h balle, il a répondu que nous en avions sept cent mille, et tout le monde sait qu'il en faut au moins deux millions. Nous avons bien vite fait expédier des ordres pour en faire venir en poste.

Le général en chef lui avait ordonné de faire suivre quatre cents pionniers et il n'en a rien fait, de manière que cette vieille tête à changer a failli nous perdre. Faites-moi guillotiner ce vilain aristocrate.

Deux colonnes sont déjà parties d'ici; demain le restant de notre ai-mée doit se mettre en marche et, si notre poudre arrivait, nous commencerions la danse.

Le vieux j. f. de Mérenveiie est cause que l'ennemi aura le temps de connaître nos dispositions et de se renforcei'. Je suis pressé.

Salut et fraternité.

DoQrESNOÏ.

P. S. J'ai fait arrêter hier, ici, notre collègue Belin, qui s'y trouve depuis trois semaines , sans aucune permission. Get homme était ici le défenseur officieux des aristocrates.

(Orig. aul. , coll. de M. Etienne Charavay.) '■' Duquosnoy l'appelle, par erreur, Berenviir.

[il ocT. 1793.] CORRESPONDANCE MILITAIRE DL" COMITÉ. 285

87. RKCNION-SUB-OISE (guise), 11 OCTOBRE lygS. ARRÊTÉ DE CARNOT ET DE DUQUESJiOY.

Nous, représentants du peuple envoyés près l'armée du Nord, requérons le chef de l'état-major de faire transporter au plus tôt dans la ville d'Avesnes-les piques qui se trouvent fabriquées et en dépôt dans les villes voisines, et particulièrement à Laon; les chevaux de frise, ([ui sont en magasin dans les places environnantes, et notamment les cinq cents qui doivent exister à Montreuil et Hesdin; et enfin de prendre pour le service de l'armée et de faire transporter sur-le-champ dans la môme ville d'Avesnes le plus grand nombre possible de haches, serpes, scies, ainsi que les pioches et autres instruments nécessaires à former des retranchements; l'autorisant à requérir à cet effet les autorités constituées, pour la fourniture de ces effets et les voitures nécessaires à leur transport.

Fait à Réunion-sur-Oise, le ii octobre- >793.

Carnot, Duquestoy.

(Orig. aut. de Carnot-Feulint, Arch. de la guerre, arm^ du Nord. — Copie, Arch. iiat., AFii 333.)

88. RiillNION-SLR-OISE (gUISe), 11 OCTOBRE t-^lj'-i. ARRÊTÉ DE CARNOT ET DE DUQUESNOV.

Le représentant du peuple Duquesnoy requiert le commandant du second bataillon du 36' régiment de la ci-devant ligne de faire procéder sur-le-champ, conformément à la loi du ai février dernier, au remplacement des oUiciers et sous-ofliciers de tous grades manquants audit bataillon.

L'adjudant-major est tenu d'opter, en cas de nomination au grade de capitaine.

A Réunion-sur-Oise, le 1 1 octobre 1798, l'an 11 de la République une et indivisible.

Car.not, Duques.noï.

(Copie, ArcU. oaU, AF 11 333.)

286 CORRESPONDANCE GÉNÉRALE DE GARNOT. [ii oct. 1798.]

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