LE GÉNÉRAL EN CHEF JOURDAN AU GÉNÉRAL BELAIR
Au (juai'tier général d'Avesnes , le i5 octobre 179.3, l'an 11 de la Ré[)ul)lii]ue une el indivisible.
AV GÉkÉRÀL BELAIR, À GVISE.
Nous nous sommes battus aujourd'hui, citoyen général, depuis neuf heures du malin jusqu'à la imit. Nous avons eu des succès sur notre droite, mais notre
l'I Le mémo jour Jourdan ordonna au lerie dans la haie d'Avesnes et de faire
général Cordellier d'envoyer, le 1 5 au ma- distribuer l'eau-de-vic à ses troupes, lin, trois ))ataiilons el un régimont de '^' Le même jour Jourdan ordonna au
liussards sur la grand'roule d'A^esnes à général Fromentin de lui faire connaître
Maubeuge. la position de sa troupe et ce dont il a
'^) Le mémo jour Jourdan ordonna au besoin. — Ces ordres se trouvent dans le regénéral Balland de faire rentrer son infan- gislre de Jourdan aux Archives de la guerre.
[i5 ocT. 179.3.] CORRESPONDANCE MILITAIRE DU COMITE. 305
gauche n'a pas pu faii-c ce que je désirais, de manière que nous recommencerons demain. Il est donc très essentiel que vous conlinuiez à gai'der la posilion (jue je vous ai indiquée par mon ordre d'hier '"' , et que tous les jours jusqu'à nouvel ordre vous mettiez votre petite ai-niée en mouvement, tant pour inquiéter l'ennemi que pour vous opposer à ce qu'il vienne nous inquiéter sm- nos derrières '*'.
Salut et fraternité.
(Orig. , .\icli. de la guerre, aruiéc du Nord.)
Le général en chef,
JoUHDAN.
SARREBRÏCK, l5 OCTOBnE 1793.
LE GÉNÉRAr. DE IlÉDOUVILI.E AU COMITE DE SALUT l'LBLIC.
Analyse. — Le général de Ilédouville '^', chef d'état-niajor do l'armée de la Moselle, annonce qu'il j>artira le lendemain deux demi-brigades de celte armée
C' Voici le texte de cet ordre (orig., Arcli. de la guerre, armée du Nord):
irll est ordonne au générai Belalr de partir au reçu du présent ordre avec le plus grand nombre de troupes qu'il pourra réunir et de se porter sur Ktreux, Landrpiiat(?), et de tâcher de s'emparer de la foret d'Arrouaise. Le général Kelair est prévenu que ce mouvement est destiné à inquiéter l'ennemi qui est du côté du Cateau et à éclairer les mouvements qu'il pourrait faire dans cctie parlic. Le général Belalr marchera avec précaution et ne com|)romettra point ses troupes, n'étant qu'un cas d'observation.
»Au quartier général a Avesnes, le 1 4 octobre 1798.
«l^ général en chef Je l'nrmée du Nord, irJouROAK.»
'•'' Le même jour Jourdan ordonna au général Belalr d'envoyer, le 16 au matin, neuf bataillons sur le chemin qui conduit de la rhausséc de .MaulM'uge à Solre-le- Chitcau.
'^' Gabriel-Marie-Théodore de Hédouvlllcnéà Laon( Aisne) le 37 juillet 1755,
élève au Collège royal de la Flèche en 1764, passé à l'Ecole militaire de Paris en octol)rc 1769, sous-lieutenant au régiment de dragons de Languedoc le 6 juillet 1773, réformé en 1776, sous-llcutenant au 6° chasseurs à cheval le a 3 mars 1778, lieutenant le 10 mai 1788, adjoint aux adjudants généraux le 1" juillet 1791, capitaine au 6' chasseurs à cheval le aô janvier 1799, adjudant général lieutenantcolonel le 3 juin 179a et chef de brigade le 1" octobre 179a, général de brigade et chef d'élat-major de l'armée de la Moselle le 8 mars 1798, suspendu le i" juin 1793, remis en activité le 8 août 1798, suspendu le a3 septembre 1793, arrêté le i3 frimaire an 11 ( 3 décembre 1793) et enfermé à l'Abbaye, mis en liberté le a5 thermidor an 11 (la août 179''), chef d'état-major de l'armée des Cètes de Ciicrbourg le a5 prairial an m (i3 juin 1793), général de division le b frimaire an iv (a(> novembre 1796), commaudanl en chef l'armée des Côtes de Brest le ao frimaire (10 décembre 1795), chef d'étalmajor des armées des Cotes de Brest, des Cotes de Cherbourg et de l'Ouest en fé-
llULniK KATIONiLt.
306 CORRESPOiNDANCE GÉNÉRALE DE CAUNOT. [i6 oct. 1798.]
pour renforcer celle du Rhin, lesquelles arriveront le 19 à Haguenau. Ces troupes seront remplacées j)ar des batadions tirés des places de Longwy, Tliionville et Sarrelibre , où on mettra des bataillons de district.
(Orig., Arch. de la guerre, armée de ia Moselle.)
HAGUENAU, l6 OCTOBRE l']^^- L'ADJUDANT CÉXÉllAL DEMONT AU COMITE DE SALUT PUBLIC.
Analyse. — Il mande que la |)osition de l'armée de Haguenau est telle qu'on l'avait prescrite et que les bataillons agricoles sont cantonnés dans les villages en seconde ligne. U se plaint du peu d'ensemble qui règne dans une grande partie des corps de l'armée et de la mollesse avec laquelle sont exécutas les ordres des généraux. Depuis le i3 octobre les ennemis ont porté des corps dans la forêt d'Haguenau et leurs patrouilles se sont avancées jus(jue sur les glacis du fort Vauban. Leur intention ])araît être de vouloir nous envelopper.
(Orig., Arcb. de la guerre, année du Rhin.)