‹ Correspondance générale, 1792-95. Publiée avec des notes historiques et biographiquesChapitre 122 sur 191 · CARNOT ET DUQUESNOY AU COMITE DE SALUT PUBLIC · texte numérisé non relu

CARNOT ET DUQUESNOY AU COMITE DE SALUT PUBLIC

Avosiies, le 5' jour de ia 3' décade, an u de ia Republique une et indivisible.

LES représbutauts du peuple près l'armbe dv nono et des ardehnes

AVI REPRÉSESTÀyTS DD PEUPLE COMPOSANT LE COMITÉ DE SALUT PUBLIC.

Nos succès, chers coilègues, n'ont pas été aussi grands que nous l'espérions. Cependant nous avons gagné deux lieues sur le terrain de l'ennemi. Notre aile droite, commandée par le général Duquesnoy,

vrier 1 796, agent civH ci militaire à Sainl- an xi au ai floréal an xii (9 février i8o3

Domingue le 16 messidor an v (4 juillet au i4 mai 180/1), grand-officier de la

1797), général en chef de l'armée d'An- Légion d'honneur le 26 prairial an xii

gleterro en fructidor an vu (août 1799), (li juin 180/1), sénateur le i" février

chef d'état-major de l'armée de l'Ouest le i8o5, retraité le i5 août 1807, comte de

39 nivôse an viii (19 janvier 1800), in- l'Empire le 3 juin 1808, pair de France

specteur général d'infanterie le 5 thermi- cl chevalier de Saint-Louis le i juin 1 81/i,

dor an ix(a4 juillet 1801), ministre pié- mort à Brétigny ( Seine-et-Oise ) le 3 o mars

nipotentiaire eu Russie du ao pluviôse i8a5.

[i6 ocT. 1793.] CORRESPONDANCE MILITAIRE DU COMITÉ. 307

s'est emparée d'un de ses camps près de Wattignies. L'aile gauche n'a pu faire les mêmes progrès , à cause des batteries que l'ennemi avait au delà de la Sambre et de la force considérable qu'il avait dirigée de ce côté. Le centre, par cette raison, n'a pu se maintenir dans la position avancée d'où il avait chassé l'ennemi, de peur d'être tourné par son flanc gauche. Aujourd'hui nous allons recommencer et, si nous n'entrons pas dans Maubeuge, nous n'en irons probablement pas loin. Demain nous vous donnerons plus de détails, si nous avons le temps.

Carnot, Duquesnov.

(Orig. , Arch. nal., AF ii fi3g, n" mJi.)

AVESNKS, 16 OCTOBRE 1793.

LE GE'ne'RAL JOURDAN AU MINISTRE DE LA GUERRE BOCCUOTTE.

Au quartier général d'Avcsiies, le 16 octobre 1798 , l'an 11 de la République uuo et indivisible.

LE GEHBRAL BN CBKF DE L'ARMES DV fiORD AU CITOYEN UINISTRS DE LA GVERRE.

Les républicains out attaqué hier les esclaves. Le combat a commencé à dix heures du malin; il n'a cessé qua la nuit. La division de droite aux ordres du général Duquesnoy a fait merveille. La division de gauche n'a pas pu faire tout ce que nous désirions. Je pars pour recommencer et j'espère demain pouvoir vous donner des heureuses nouvelles. Les républicains se sont battus avec un courage liéroïcpie '"'.

Salut et fraternité.

(Orig., Areh. de la la guerre, armée du Nord.)

JoURDAN.

(•' Le ministre de la (juerre Bouriiotte transmit, le 16 octobre, cette lettre au président de la Convention nationale dans les termes suivants : » Citoyen représentant, je vous envoie copie de la lettre du général Jourdan en date du 16 octobre. Nos braves frères d'armes ont déjà assailli les ennemis de la lil)erlé avec un courage digne d'une si belle cause. Le général annonce qu'il va

se livrer à de nouvelles opérations, dont il s'empressera d'envoyer le résultat. Je vous prie de vouloir bien donner connaissance de cette lettre à la Convention nationale.» — On lit en tête de cette lettre : «Renvoyé au Comité de salut public le aC jour de 1" mois de l'an 11 de la République française une et indivisible. Pons (de Verdun), secrétaire. »

CORRESPONDANCE GÉNÉRALE DE CARNOT. [iôoct. 1798.]

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