‹ Correspondance générale, 1792-95. Publiée avec des notes historiques et biographiquesChapitre 145 sur 191 · COMMANDEE EN CIIEK PAR LE GENERAL DE DIVISION DIETTMANN · texte numérisé non relu

COMMANDEE EN CIIEK PAR LE GENERAL DE DIVISION DIETTMANN

1 " brigade de cavalerie est à Hoenheiin.

9* BRIGADE COMMANDÉE PAR LE GÉNÉRAL DK BRIGADE LA FABELLe'*'.

3* brigade de cavalerie à Oberhausbergen et Mittelhausbergen.

Le quartier général de l'armée est provisoirement à Schiltigheim, l'ambujance à Robertsau. Le parc d'artillerie est à la gauche de Schiltigheim , entre la chaussée de Brumath et celle de Bischv^filler, <le manière à être bien étendue entre les deux chaussées. Le corjis des pionniers à Souffelsweyersbeini.

H doit se faire, sur-le-champ, un abatis du côté de la trouée du bois qui conduit au Cabaret de Vendenheim à la chaussée de Biscbwiiler.

Loiret en lliermidor an vin (août i8oo), coininandant la snbdivlsioii du Loircl li' 7 (jerniinai an ix (sS mars 1801), admis au traitement de réforme le 7 floréal an v (37 avril i-8oa) retraité le 6 juin 181 1, major général de la garde nationale de (lenève, mort à Genève en 1829.

"> Dominique Dietlmann, né à Lunéville (MourlIip-cl-Moscllc) io -21 novoiidiro 1789, gendarme d'Artois le 1/1 mai 1760. fourrier-major le 17 mai 1778, porteétendard des gendarmes do Flandre avec rang de lieu tenant -colonel le i" avril 1776, chevalier de Saint-Louis le 27 avril 1781, rang de nieslre de camp le 17 juin 1782 , sous -aide major de la gendarmerie le 9 septembre 178a, réformé le 1" avril 1788, colonel du it' régiment de cavalerie le 5 février 1792, maréchal de camp le a a mai 179a et lieutenant général le la septembre suivant, général en chef des armées du Nord et des Ardennes, en remplacement de Custine, le aa juillet 1798, commandant la cavalerie de l'armée du Rhin, mort à Colmar le i" germinal an 11 (ai mars 1796). Le général Dieltniann avait fait les campagnes d'Allemagne de 1760 à 1769.

W Barthélémy -Simon -François de La Farelle, né à Paris le 11 décembre 1736, fds d'un lieutenant-colonel d'infanterie,

admis dans la compagnie des cadets des colonies entretenue à Rocheforl Io a4 avril 1753, a quitté le 21 février 1755, volontaire au régiment de Belsunce-bifanterie le 39 avril 1755, lieutenant le 28 février 1756, capitaine au régiment de Royal- Pologne ie 1 8 janvier 1 760 , réformé le 98 mars 1768, replacé à une compagnie le .'i mai 177a, major le 2'i mars 177'!. chevalier de Saint-Louis le 18 décembre 1776, lieutenant-colonel le i5 avril 178^, colonel du 1 4' régiment di' cavalerie le 25 juillet 1791, maréchal de camp employé à l'armée de l'intérieur le 5 septembre 1792, passé à l'armée du Rhin le 8 mars 1 798 , suspendu de ses fonctions par arrêté du Comité de salut public le i5 mai 1798, mais maintenu par les représentants près l'armée du Rbln, arrêté Io 8 novembre 1798, mis en liberté à Auxerre le 7 vendémiaire an m (28 septembre 1794), retraité le 8 février 1796, relevé de la retraite et envoyé à l'armée des Alpes et d'Itahe le 1 3 juin 1 796 , n'a pas accepté ce poste, employé à la levée de ?io,ooo chevaux et aux remontes ie 1 5 mars 1800, retraité le a a mars 1801, mort à Fransart (Somme) le aa juillet 1890. Le général La Farelle avait fait sous l'ancien régime les campagnes d'Allemagne de 1707

[aoocT. 1793.] COIUŒSPOINDANCE MILITAIRE DU COMITE. 365

Je ne puis dissiiiiuler aux ciloyens rejwéseulauts que l'année qui esl eu t'ate tic nous est forte de soixante mille hommes , et que trente mille disponibles esl la forte ([ue nous avons dans ce moment pour résister à ses entre])rises.

D'après le ra]>port d'un déserteur, il paraît que le projet de l'ennemi était de forcer le point de Brumath. La retraite sur Strasbourg , |)ar là , devenait difficile , sinon impossible. Le même déserteur déclare (pi'il règne dans l'armée ennemie un secret si profond sur les opérations préméditées que les premiers officiers de l'armée autrichienne ignorent les mouvements projetés.

Un second déserteur de l'armée ennemie, ([ui nous arrive dans le moment, rapporte que les Autrichiens, dans la canonnade d'hier, ont perdu un grand nombre de sarrasins et de hussards du régiment Toscan; ((u'il est très sévèrement défendu aux soldats impériaux de piller, non pas par humanité, mais pour ne pas retarder leurs mouvements en avant. Les émigi-és , par contre , pillent et ravagent impunément.

Ce déserteur déclare de plus (jue les impériaux enlèvent les jeunes gens de la I " et a* classes pour renforcer leurs régiments, et les forcent h servir contre les Krançais.

Je croirais mancguer à mes devoirs les plus sacrés , si je ne i-ëpétais aux citoyens représentants (|u'il règne toujours dans l'armée une surprenante facilité à s'étonner du moindre événement imprévu. Par ce penchant à la surprise, les entreprises les mieux combinées sont prestpie toujours assujetties aux événements produits par le hasard. Il est 1res instant (pie les cilojens représcnlauls avisent aux moyens de mettre les corps d'armée dans le cas de s'élever à la hauteur de la cause qu'ils défendent.

DkMOiXT.

(Orig. , Arcli. de la guerre, armée du Rhin.)

AVKSNKS, 9 0 OCTOBRK l^gS'".

LE (iKNÉRAL JOURUAN AD MIMSTRE DE [.A GUKRRE BOOCHOTTE.

Au quartier général <i Aïesnes, le <j' jour de la 3' dérade du i" uiui» de l'an ii de la République, une et indivisible.

Le eKHBHÀL BS CHSf DIS L'ARHKB DU .VOflB AV UIMSTRE DE LÀ GDERBE.

L'ennemi a réuni toutes ses forces de l'autre côté de la Sambre; il s'y est retranché de la manière la plus respectable; il a construit différentes redoutes qui

'"' On tpome à la dalo du -jo octobre rarmée le 19, élait rentre à Paris. Le re-

dcs arrêtés du Comité de salut pulilir por- présentant Perriu alla remplacer Oarnot et

tant la si(;nalurc de Carnol. H est donc Uuquesiioy auprès de Jourdaii, comme il

vraisemblable que relui-ci . qui avait (|uillé l'annonce lui-même dans une lettre adressée

dél'eiidenl le passage de cette rivière; il a derrière lui la forêt de Mornial. Malgré tous ces avantages, j'aurais tenté de profiter de sa terreur, si les munitions ne m'eussent manqué et s'il n'eût fallu absolument ravitailler les villes de Maubeuge, Avesnes et Landrecies. Je me vois donc forcé de garder encore quelques jours la position oii je suis.

J'avais donné des ordres au général D'Avaine, corainandant la division de Cassel, d'agir sur la Flandre maritime'''. Cette opération eût nécessairement forcé l'enuemi à diviser ses forces, étant instruit que depuis Furnes qu'à Menin il n'existe qu'environ dix mille bommes. Je ne sais quels sont les motifs qui ont empêché ce général d'agir jusqu'à j)résent; il m'a seidement allégué qu'il n'avait pas trouvé mes ordres assez positifs. Je les lui réitère et, s'il exécute ce que je lui ordonne, je suis bien certain que celle diversion me facilitera les moyens de l'attaquer dans ce ])ays avec avantage. Je désirerais bien entrer dans la Belgique, mais il ne serait jjas jirudent de le faire sans avoir encore battu l'ennemi. Si j'abandonnais les positions (jue j'occupe actuellement, il reviendrait à coup sûr reprendre celle qu'il avait devant Maubeuge. De là, il pourrait facilement me couper le» derrières. Je crois donc qu'il est beaucoup plus avantageux d'attendre l'effet de la diversion du général D'Avaine. Alors je pourrai attaquer le camp de Baltigny par la gauche et marcher sur Bavai.

Au surplus, j'exécuterai, du mieux qu'il me seia possibb;, tous les plans que le Conn'lé de salut public me prescrira; mais, dans tous les cas, il ne m'est possible d'agir que lorsque j'aurai reçu les munitions que j'attends, et que les villes de Maubeuge, Avesnes et Landrecies seront ravitaillées. En attendant, pour ne pas rester à rien faire, je fais marcher sur Beaumont et Chiniay, afin de mettre

d'Avesnes, le aa octolire 179^, au tJoiiiité de salut public (Ori(j. , Arch. de la guerre, armée du Nord.) : ttLes citoyens Carnot et Duquesnoy ayant ([uitté te général Jourdan, il m'a engagé à mo rendre auprès de lui pour être à portée de terminer plusieurs alTaires qui se présentent sans cesse. J'ai obtempéré à sa demande, attendu que l'armée des Ardennes est à ce moment réunie à la division du général Duquesnoy et qu'elle s'est portée sur Beaumont , où elle est occupée à nous procurer des fourrages qui sont assez abondants dans cette partie du pays ennemi. Nous harcelons sans cesse les Autrichiens, en attendant le moment favorable de leur tomber sur le corps. Ils ont été attaqués hier du côté de Lille, et déjà nos frères se sont emparés de Marchiennes et d'Orchies. Demain , on les attaquera devant Maubeuge au delà de la Sanibre et j'espère que bientôt nous les forcerons à abandonner notre leiritoire.»

''' Le général Jourdan écrivit d'Avesnes en ces termes au général D'Avaine, le 1 8 octobre : «Je vous préviens, citoyen général, que l'armée de la Répid)lique, après une bataille qui a duré deux jours les' i5 et 16 du courant, a repoussé l'ennemi de l'autre côté de la Samlire et a fait lever le siège de Maubeuge. Je me propose de profiter de cet avantage pour les repousser vivement. J'attends avec impatience le résultat de l'opération (|ue vous avez arrêtée dans le conseil de guerre tenu à Bergues le i3 courant. Agissez \ivemenl, proliiez du moment on la République vient de remporter des avantages brillants sur tous les points pour terrasser les brigands qui sont devant vous. Envoyez-moi tous les jours un courrier pour me mettre au courant de votre position. Ti (Copie certifiée conforme par D'Avaine, Arch. de la guerre, armée du Nord.) Le général D'Avaine était reste malheureusement inaclif.

[•io ocT. 1793.J CORRKSPOiNDANCE MILITAIRHl DU COMITE. 3G7

tout le pays environnant à contribution. J'ai enjoint aux géne'raux, chargés de celte exécution , d'obsener en tous points l'airôté du Comité de salut public , en date du 18 septembre dernier'".

Salut et fraternité.

JoDRDAN.

(Orig. , Arcii. de l<i guerre , armée du Noi'd. )

BBUSION-SUR-OISK (gUISe), tàO OCTOBRE 1793. LE GÉNÉRAL BEUIR AU COMITÉ DE SALUT PUBLIC.

Ànalyxe. — Chargé de couvrir la gauche du général Jourdan pendant les combats mémorabloh (jui ont délivré Maubeugc, il s'est maintenu dans ses postes avec avantage contre un eiuienii supérieur en noiiil)re. 1! a réclamé des secours ijui lui sont nwessaires pour garder ses positions et résister à une force quatre fois plus considérable que la sienne.

(Ori(f. aut. , Arch. de la ({uerre, armée du Noid.)

PARIS, ao OCTOUBE i']^-i- LE MINISTRE DE LA GUERRE BOUCHOTTE AU REPRESENTANT SAINT-JUST.

39 du 1" mois.

CITOÏBS SAIXT-JDST, HEPRESgltTiyT DV PBL'PLB A L'ARXKB DV nBIS

J'envoie de bonnes nouvelles aux années du Rhin et de la Moselle; elles doivent lanimer la confiance. Les Autrichiens ont abandonné Maubeuge et repassé la

veaux iiiidils pour conihattrp à outranci!

'" Ccl arri'téprcsrrivail !«<; impures 1^111'. devaient prendre les ([éri<Taiix (|uand les Iroiipcs (le la népiililupie eiilraient en pays ennemi. (Cf. Aiilard, \l, 55.3.)

Jourdan fit niellre à l'ordre du jour de l'année du Nord, du 19 au no octobre 1 79.3 , la nouvelle de l'exérulion de Marie- Antoinette : irLe ministre! de la (jnerre ajiprend aux braves défenseurs de la patrie <|ue le [glaive de la loi a fall londmr la tète de celte Aulricliienne ([ui a rausé tant de maux à la France. Cet événement est arrivé le même jour que vous remportiez une victoire signalée sur les esclaves des tyrans. Voire valeur doit y trouver de nou-

ceux qui soulenaient la cause injuste de la tyrannie.") (Arrh. de la (pierre, amicc du Nord, reg. \III6i», fol. io.3 v°.)

'•'' Le 17 octobre, à la nouvelle des revers de l'armée du Rhin, le Comité de salut public avait arrêté <rque les citoyens Saintlusl et Le Bas, représenlanls du peuple, se rendront sur-le-chanip à rarniée du Rhin pour y prendre coiuiaissancc des événements qui ont eu lieu à VVissenthourg et à Laulerhourg, et sont revêtus à cet eCfet des pouvoirs nécessaires pour prendre les mesures de salut public qu'ils jugeront convenables». (Cf. Aulard, VII, 4(i/i.)

368 COIIHESPOINDANGE GÉNÉRALE DE CARNOT. [-ii oct. 1793.J

Sanibre, avec perle de C,ooo lioiiinies. Cliolet et Montagne sont pris flans la Vendëe. I^es rebelles de Lyon, sortis de la ville, ont tous été tués ou emprisonnes. Je ne vous dis rien sur le Rhin où vous êtes. Si vous avez Piehegru , je suis bien tranquille. La Moselle n'est pas aussi rassurante, et, comme sa droite est liëe à la gauche de l'arinde du Rhin, il vous impoi'te fort d'y veiller, pour que les départements de la Moselle et de la Meurihe restent inlacls. Le général d'armée provisoii'e de la Moselle ''' ne nie parait pas sûr de son affaire , à en juger par sa correspondance. Le décret , qui prescrit de sortir trois quarts des garnisons des places et de les remplacer par les réquisitions, n'est pas encore exécuté. Je remarque aussi que plusieurs sans-culottes nommés généi-auv de brigade n'acceptent pas. Avec cette fausse modestie ils laissent les places aiLX aristocrates , et cependant rien n'importe davantage (|u'ils n'y soient pas. L'on envoie de Lyon et de l'ai'niée d'Italie des secours à Toulon; Albitte pari. H faut espérer qu'avec la constance et la décision du peuple pour la liberté, le courage des soldais et l'assislance de tous les bons citoyens , toutes les dillicullés seront vaincues.

Salut et fraternité.

( Minute iiiil., Arcli. de lu giieiTC, aiinécdu Rliiii.)

PARIS, aO OCTOBBK fjf)^l-KS GKNKIIAUX LANDKKMONT ET DEMARS AU COMITÉ DE SAI.LT l'UBMi;.

Aiiatyse. — 1° Le général Landremont écrit de la prison de l'Abbaye pour protester contre la prolongation de sa détention et envoyer un mémoire justificatif. (Analyse, Arch. de la guerre, corr. gén.) — 9° L'ex-général Demai-s réclame sa mise en liberté. (Analyse, Arch. de la guerre, corr. gén.)

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