PABIS, ai OCTOBRE i^gS
LE COMITÉ DE SALUT PUBLIC AL MLMSTRE DE LA GUEBRE BOUCHOTTE
Paris, le 3o du i" mois de l'an ii de la UépuUi((uc. Al iiiMsrRt: VK LA GLEme.
Nous vous envoyons ci-joint, citoyen ministre, l'extrait d'une lettre du procureur-syndic du district de Lunéville, qui se plaint de ce que
'" Le ijéiiéral De Launay.
'-' Carnol assiste à la séance du Comité. (Cf. Aiilaril, Vil, 587.)
[qi oct. 1793.] CORRESPONDANCE MILITAIRE DU COMITÉ. 369
cette ville a dans ce moment à nourrir /i,i63 hommes de troupe, tandis que Nancy n'en a pas /loo. Cet ollieier municipal met ces deux villes en parallèle et tout l'avantage du côté de Nancy. Nous joignons ici les deux états qu'il nous a adressés (".
Les membres du Comité de salut public clinrgcs de la correspondance,
Carnot, Billaud-Varenne.
(Orig. , Arcli. de la guerre, corr. gén. )
AVESNES, ai OCTOBRE 1798.
LE CÉNÉHAL E> CIIEK JOURDAN Al MINISTRE DE LA CCERRE BOUCHOTTE.
Au quartier général a Avcsnes, le ai octobre, l'an 11 de la République une et indivisible.
LE CITOXEH JOVRDXy , Gt'.VKflii ES CHEF DE L'ÀRMÉB DV V0«D , AV CITOIEH BOUCHOTTE, MIXISTRB DS U GnSSRE.
Je vous ai déjà mandé, citoyen ministre, ia surprise que j'avais eue en apprenant la morosiveté de l'armée de Mauhouffe, (|ui non seulement n'a fait aucune sortie pendant la durée de notre attaque , mais n'a jwint inquiété l'ennemi dans sa retraite, qui s'est opérée à la vue de la ville et du camp retranché de Maubeuge. J'en témoignai mon étonnement au général Ferrand lors de mon arrivée en cette \ille. Il me répondit ijuc le général Chancel s'était toujours opposé aux sorties, que lors(pi"on lui avait repfésenté que le feu (|ii"on entendait était certainement celui d'une bataille ([u'on livrait pour secoiu-ir Maubeuge, il avait répondu (pie c'était une manœuvre de l'ennemi pour les attirer dans la plaine afin de les tailler en pièces. Les représentants du peuple, cpii ont été instruits de la conduite douteuse du général Chancel , l'ont fait 'arrêter et conduire aux prisons d'Arras. Vous aurez stirement de plus anq)les éclaircissements par la représentation qui vous sera faite du journal des arrêtés du conseil de guerre.
Il m'a été rapporté (pie le citoyen Devercliin '', général de brigade, avait été
<■' En télé on lit celte note autofjrapliu Dugies [?] (Belgique) le aô avril 1746,
de Bourliotle : irlriforraez-voiLs si ce ras- fils d'un fermier, géomètre et directeur
scmblcmcnl n'a pas un mouvement militaire des hoidllières à Wasmes avant la Révoiu-
en vue et une destination ultérieure. S'ils tion, entré au service de la France le 3 mai
ne sont là que pour s'instruire et tenir gar- *792, lieutenant dans la 9' compagnie
nison, il est certain qu'il y en a trop pour franche le i5 août 179a, capitaine de la
Ltuiéville.» 10' compagnie franche le 96 août 1792,
<'' François-Joseph Deverrliin, né à chef do bataillon le 8 novembre 1792, gé-