‹ Correspondance générale, 1792-95. Publiée avec des notes historiques et biographiquesChapitre 154 sur 191 · SUR LA BATAILLK DE WATTIGNIES · texte numérisé non relu

SUR LA BATAILLK DE WATTIGNIES

Soldats républicains,

Les lâches satellites de la tyrannie ont fui devant vous à votre approche; ils ont abandonné Dunkerquo et leur artillerie ; il sesonthâlés d'échapper à leur ruine entière en mettant la Sambre entre eux et \os phalanges victorieuses. Le fédéralisme a été frappé dans Lyon ; l'armée républicaine est entrée dans Bordeaux pour y porter les derniers coups. Les Piémontais et les Espagnols sont chassés de notre territoire; les défenseurs de la Répub]i<[ue viennent de détruire les repaires des rebelles de la Vendée; ils ont exterminé leurs cohortes sacrilèges. Cette terre coupable a dévoré les monstres qu'elle a produits; le reste va tomher sous la hache populaire. Partout où la tyrannie n'a point

l" Carnol assiste, le a3 octobre, à la Dours de prendre le commandement des

séance du Comité. Le même jour, il écrit troupes employées à l'armée des Alpes et à

de sa main deux arrêtés : 1° Ordre au Ville-Affranchie. — a° Ordre au ministre

général Doppet de prendre le comman- de la guerre de rappeler sans délai le gé-

dement des troupes devant Toulon, au nérai de brigade FaLre-Fond (frère de

général Carleaux de prendre le comman- Fabre d'Eglauline) et de le remplacer,

dément de l'armée d'Italie, au général (Cf. Aidaj-d, VII, 584.)

[qSoct. 1793.] CORRESPONDANCE MILITAIRE DU COMITÉ. 383

trouvé l'appui de la trahison, la victoire a suivi les drapeaux de la liberté et le génie du peuple français triomphe.

Soldats républicains, il reste encore au delà de la Sambre, il reste sur les bords du Rhin et de la Moselle des esclaves féroces, armés contre la sainte cause que nous défendons; ils sont couverts du sang de vos femmes et de vos enfants, du sang des représentants de la nation. 0 douleur! il en reste jusque dans nos cités; il en reste dans l'exécrable Toulon. Le moment est venu de punir tous leurs forfaits; l'heure fatale des tyrans sonne et c'est par vos mains qu'ils doivent périr. Soldats républicains, les mânes de vos frères égorgés vous implorent, la gloire vous appelle, la patrie vous regarde, les représentants delà nation vous encouragent et vous guident. Marchez, frappez; que dans un mois le peuple français soit vengé, la liberté affermie, la ■République triomphante; que les tyrans et les esclaves disparaissent de la terre; (|u'il n'y reste plus que la justice, le bonheur et la vertu!

Les membres du Comité de salut public, Robespierre, Carnot, Hérault, Billald-Varenne.

{.4rch. de la guerre, reg. d'ordres de l'armée du Nord, XIII bu, fol. 107 1''.)

1 10. PARIS, 23 OCTOBRE 179^. CABNOT AU CéNÉRAL JODBDAIf.

Paris, a du 3* mois ù' année de la République une et indivisible.

Les malinlentionn('s s'efforcent, citoyen général, de nous inquiéter de nouveau sur la situation de l'armée du Nord : on exagère la perte essuyée par le général Elie'^l II est important que vous nous rassuriez, en nous faisant connaître le plus souvent possible par deux mots votre position.

L'ennemi n'a pas d'autre projet, vous devez en être persuadés, que de passer l'hiver en France; et il n'y a aucun sacrifice, au contraire,

'" Le leitc de cette prodanialion a été le 2.3 octobre, au Conillé de salut public

publié par Savary, Guerres des Vendéen» et par les représenlanls Massieu et Oalés, qui

des Chouam, II, 3%-j, ctpar Aulard, VII, disent : itCet échec, quoique déplorable

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