‹ Correspondance générale, 1792-95. Publiée avec des notes historiques et biographiquesChapitre 38 sur 191 · PRÈS L'ARMÉE DES COTES DE BREST · texte numérisé non relu

PRÈS L'ARMÉE DES COTES DE BREST

Paris, 6 seplcniurc 1793.

Citoyen collègue.

Le Comité n'a pas demandé votre rappel ; il ne doute pas que votre présence près l'armée des Côtes de Brest soit utile à la République. Le zèle que vous témoignez ajoute encore à sa confiance '"-'.

(Minute, Areli. nal., AF 11 367.)

''• Camol est présent à la séance du Coniilc. (Cf. Aulard, VI, ago.) Il rédifjc et écrit deux arrêtés : 1° Le (;éncral Suuliaiii reprendra provisoirement le commaiideiiient de Duukerquc; a° Payement d'une indemnité au riloycn Vandirk. — (^f. aussi dans Aulard, VI, agg, les lettres du Comité de salut publie aux représentants à l'armée du Nord sur la réponse faite par O'Meara aux Anglais qui sommaient Dunkerquc . et aux représentants à l'armée des

Alpes sur la nécessité de terminer au plus tôt le siège de Lyon. Il est vraisemblable que Carnot a été le rédacteur ou au moins l'inspirateur de ces lettres.

' Par une lettre datée de Saumur, le 3 septembre 1793, Oavaignac aNait déclaré au (^omilé qu'il resterait volontiers à l'armée des Cotes de Brest. (Cf. Aulard, VI, a6'i.) En marge, Carnot avait écrit : «Répondre à Cavaignac qu'on n'a pas demandé son rappel. !i

LE COMITÉ DE SALUT PUBLIC AU MINISTRE DE LA GUERRE BOUCHOTTE

Analyse. — Deux lettres : i° Envoi de deux lettres qu'il a reçues, le a 5 août, de Petiet'^', commissaire ordonnateur en chef de l'armée des Côtes de Brest '^i (Minute, Arch. nat., AF u a 6 7.) — a° Il le prévient que l'ordonnateur général ayant presque dépourvu Cambrai de subsistances, il importe d'envoyer dans cette ville les approvisionnements nécessaires. (Analyse, Arch. de la guerre, reg. R, fol. ta 4.)

6 SEPTEMBRE lygS. LES GÉNÉRAUX LANDREMONT ET LA BOURDONNAÏE

AU COMITÉ BE SALUT PUBLIC

Analyse. — Le général Landrenioiil éci'il de WissemboiU'g jiour exposer que son armée n'est composée que de 18,000 hommes, et qu'il n'a que 3, 000 hommes de cavalerie, lan<lis que l'ennemi en a ia,ooo. Il annonce que le roi de Prusse paraît emuiyé de la guerre. (Analyse, Arch. de la guerre, reg. du Comité de salut public, C, fol. 476.) — 2° Le général La Bourdonnayc présente des observalions sur l'emploi des vingt ou trente mille hommes qu'on destine à défendre les fi'onlières du Nord et des Ardennes. (Analyse, Arch. de la guerre, idem, fol. 48o.)

C Claude-Louis Petlel, né à Cliàlillonsur-Seinc (Côte-d'Or) le g février 1749, subdéléifuc de l'intendance de Brelajjne en 1774 , commissaire ordonnateur des jjuerres à l'armée des Cotes de Brest, député d'Ilieet-Vilaineau Conseil des Anciens le 9 5 vendémiaire an iv (17 octobre 1795), ministre de la jfuerre du 19 pluviôse au iv (8 lévrier 1796) au 1 6 messidor an v (/i juillet 1797), député de la Seine au ConseH des Cinq Cents le 9 5 germinal an vu (i4 avril 1799), conseiller d'Ktat le 4 nivôse an vin (a5 décembre 1799), mort à Paris le 9 5 uiai

'*' Le même jour, le Comité de salut public accusa réception au commissaire ordonnateur en clief des guerres Peliet de

SCS deux lettres. (Minute, Arch. nal., AF n 967.) ■ — Cf. dans Anlard, VI, 3i3, une lettre des représentants Reubell, Gillet et Ruelle, en date du 6 se])teml)re 1798, oii ils évaluent à 18 millions les fonds nécessaires pendant huit mois à l'armée des Côtes de Brest et à celle de Majence, et demandent que le ministre de la guerre verse i millions pour les premiers besoins. Le Comité de salut public leur répondit qu'il avait transmis cette demande au ministre de la guerre afin que la somme nécessaire fût envoyée sans retard, et Nous serons attentifs, ajoutait le Comité, à seconder de tout notre pouvoir le zèle qui vous anime pour le salut de la République, u (Arcb. nal., AF n 267.)

Page 1