‹ Correspondance générale, 1792-95. Publiée avec des notes historiques et biographiquesChapitre 37 sur 191 · LE COMITÉ DE SALUT PUBLIC AU MAIBE DE PARIS · texte numérisé non relu

LE COMITÉ DE SALUT PUBLIC AU MAIBE DE PARIS

Paris, le 5 septembre 1798, l'an 11 de la République française.

LE roitlTK DE SALIT PVBLIC DE LA CONVENTION KiTlONÀLB AD MAIRE DE PARIS.

(iitovon.

En vertu du décret de la Convention nationale du 9 3 août dernier, qui met tous les Français eh réquisition pour combattre les ennemis de la République, nous vous prévenons que les architectes ci-après nommés, savoir: les citoyens Vignon^^', Glise, Hubert'*', Mouton'^', Poyet(°',Piron,Poidevin('>,SignyW, Vachette, DelespineW, De WaillyC"' et Roucelle''", chargés de la construction des forges et ateliers néces-

(') Cf. lettre du Comité de salut public au ministre de la guerre, à la date du 10 septembre 1798. ■

<') Jean-iNicolas Pache, ex-niinistre de la guerre, élu maire de Paris le i4 février 1793, remplacé par Lescot-Fleuriot le ai floréal an 11 (10 mai 179^).

"' Barthélémy Vignon, élève de Poyet, né à Lyon en 1762, mort à Paris le a6 juillet i84G.

'*' Auguste Hubert, élève de Peyre le jeune, grand prix d'arcbilecture en 1786, collaborateur de David pour les fêles nationales. (Cf. Ad. Lance, Dictionnaire des architectes français , 1, 365.)

('' Adrien Mouton, né à Marseille en I7'ii, grand prix d'architecture en 176^1. (Cf. Ad. Lance, II, 16a.)

'"> Bernard Poyet , né à Dijon le 3 mai 17^9, élève de Charles de Wailly, membre de l'Académie d'architecture le i"mai 1 786 et de l'Académie des beaux-arts le 19 décembre 1818, mort à Paris le C décembre i8a4.

C) Cet architecte acheva la construction de l'abattoir Montmartre à Paris. (Cf. Ad. Lance, II, 217.)

'") Louis Signy, architecte expert depuis 1779, électeur du département de Paris on 1791, membre de la Société des amis de la Constitution. (Cf. Etienne Charavay, Assemblée électorale de Paris de 1 791, p. 17.)

W Pierre-Jules Delespine, né à Paris le 3i octobre 1756, membre de l'Académie des beaux-arts le 26 juin 183/1, mort à Paris le 16 septembre iSaS.

'">' Charles de Wailly, né à Paris le 9 novembre 1729 , membre de l'Académie d'architecture le ai mai 1767 et de celle de peinture le 27 avril 1771, membre de l'Institut le ao novend)re 1796, mort à Paris le a novembre 179H.

('" Berirand-Eugène Roucelle, né en 1759, architecte du département de la guerre, électeur du département de Paris en 1790 et en 1791. (Cf. Etienne (Charavay, Assemblée électorale de Paris de 1 "jgo et de fjgt.)

saires à la fabrication des armos de Paris, pourront employer à ces édifices tous les citoyens maçons, charpentiers, menuisiers, plâtriers, etc., dont ces travaux exigeront l'industrie et les fournitures"'.

Ces ouvriers seront payés sur le taux des prix courants des ouvrages et des journées déterminés pour les travaux du mois d'août dernier.

Nous invitons tous les ouvriers, amis du bien public et qui veulent sincèrement le salut de la patrie, de se réunir pour contribuer à faire accélérer ces travaux importants.

Nous invitons les sections de Paris, le conseil municipal, le directoire du déparlement, toutes les autorités constituées, à user de tout leur pouvoir pour la prompte construction de ces immenses ateliers qui produiront les foudres qui doivent exterminer les tyrans.

Les membres du Comité de s(dul public, Laz. Carxot, C.-A. Prieur, Thuriot.

(Orif. , Ardi. nal., DXI.II. carlori i.)

LE MINISTRE I)E LA GUERRE DOUCllOTTE AU COMITÉ I)K SALUT PUBLIC.

Antilyxe. — Deux ietires : i" Il (loniando riiuloi-isation dViiiployer provisoirement «liiDs (les corps de cavalerie (jiielcoiiques les chefs d'escadron et fa|)ilaines noniniés dans les nouveaux escadrons, qui sont nionienlant^tnent sans (railement ni emploi. — 9" Il renvoie Irois mémoires des citoyens Deff(>s et Guilliol et d'un volontaire anonyme snr les moyens d'effectuer la levée en masse, parce (pie les dis|)osilions proposées ne fei-aient qu'entraver les mesures générales adoptées par le Coinitt;.

{Org., Arcli. de la (jucrre, corresporulanc»! ([énéralf. )

"' Le Comité de «alut public nionlrait, slruire ù Paris des ateliers d'ajiisleurs-monpar l'organe de Carnot (>l do C.-A. Prieur, leurs de fusils cl de platinciirs aux arcliila plus grandi> sollicitude pour colle iin- Icctes Piroii (a8 août 1798), HiiborI, portante question de la fahriralioii des Poidevin, Roucolle, de Wiiilly (ag août), aruios, dont il s'était occupé à diverses re- Dclespino, Mouton (3o noilt), Glise prises; il avait donné à cet i^flot au minislro (3i aoi'il), Signy (3 scplcmhre ). — Cf. Aude la (pierre l'autorisalion do faire con- lard, VI, i45, 166, 167, 188, so5, a5i.

92 CORRESPONDANCE GÉNÉRALE DE CARNOT. [5 sept. 1793.']

CASSEL, 5 SEPTEMCnE '793.

LE GÉNÉRAL HOUCHABD AU MINISTRK DE LA GIKIIRE liOÏÏCHOTTE.

Au quartier gc'néral de Cassel , le 5 septembre 1 798 , l'an i" de la République française, A heures après midi.

LE GKNÉRÀl IIOVCBARD AV HIHISTnE DE LA eUERRE.

Aussitôt que j'ai su le départ du général Souhain''', j'ai pourvu à son remplacement par le général Ferrand. Je regrette cependant que le premier en ait été lire, car malgré ce qu'il a écrit au Comité de salut public sur la résistance qu'il limitait j)our ia défense de Dunkerque , j'ai lieu de croire, d'après ce qu'on m'en a dit, qu'il n'était nullement disposé à rendre ia place. Il aura ouï dire de quelques ofliciers du génie, qui raisonnent toujours malliériialiquement sur les opérations de guerre et d'a[)i-ès d'anciens calculs établis lors des guerres de roi à roi, que la place ne devait ternir (pie cinq joiu-s, et il l'aura ré])été; il ne l'eût pas fait, s'il avait eu plus d'expérience et plus de moyens. Je voudi'ais, citoyen ministre, vous voir ici pour que vous puissiez vous-même juger nos généraux et vous convaincre de l'espèce d'inanition dans laijuelle ils se trouvent par la crainte de leur responsabilité. Alors vous sentiriez véritablement noire misère et notre embarras sur ce point. Rarement il se donne un ordre qu'il ne soit suivi de refus d'accepter un conmiandement trop étendu, ou d'observations minutieuses siu- les détails des opérations. Je voudrais bien jiouvoir vous indi([uer dans l'armée trois ou quatre bons généraux de division , et le double de généraux de brigade. Ceux annoncés n'arrivent pas ou n'arrivent que pour dire qu'ils ne sont bons à rien. Je n'ai personne absolument à envoyer à Maubeuge à la place du général Gudin. Je sens néanmoins, comme vous, qu'il faut de nécessité absolue le remplacer. Si vous ne trouvez personne, je n'ai à vous proposer de cette armée que le jeune général de brigade Dupont'*'. C'est le seul capable de faire des dispositions en grand et de donner de la vigueur au corps d'armée de Maubeuge. Il vient de vous êli-e tout récemment pi'oposé jjour le grade de général de brigade par les représentants du peiq)le. Il laissera un grand vide au camp de la Madeleine, et je serai dans le m^me embari'as pour l'y remplacer.

Demain matin nous allons faire un déjeuner à l'anglaise. Je vous rendrai compte de l'issue. Nos corps de trou|)e se rassemblent aujourd'bui sur les différents points de départ des colonnes. Nos avanl-posles ont été attaqués ce malin sur tout noire front. Je présume qu'on voulait nous reconnaître et prendre des notions sur nos forces et nos dispositions. L'ennemi a été repoussé partout, à l'exception d'un

'"' Cf. lettre de Berlhclmy à Hoche, du l'année du Nord, s'était emparé, le a8, de

37 août 179.3. Tourcoing et avait pris cent honuiios et un

(*) PiiMTC Dupont, âgé de vingt-huit ohusior. (Cf. Noies listoriques du conven-

ans, nommé général provisoire le 26 août (iorme/ Dc/trf/, publiées par Aulard ; Paris,

1798 par les représentants du peuple à 1898, in-8°, p. 48.)

poste où le 36" régiment ne s'ëlait pas levé aussi nialin qu'il en avait reçu l'ordi-e. Ce régiment a fait quelques pei'tes, qui ne sont pas néanmoins très considérables. Je vais en ce moment Hùre sentii- au chef qu'il aurait dû être j)Ius vigilanl.

Parmi les perles de l'ennemi, on compte un colonel anglais, dont la riche dépouille a passé à nos tirailleurs.

HOUCHÀRD.

( Orig. , Arcliives de la guerre , armée du Nord. )

LILLE, 5 SEPTEMBHK I793.

LE GÉNÉRAL F.WART AU COMITE DE SALUT PUBLIC

Analyse. — Détails sur la situation de Lille et sur les moyens qu'il a employés jwur mettre cette place en état de défense.

(Analyse, Arch. de la guerre, reg. du Comité de salut public, C, fol. Wij.)

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