LES REPRÉSENTANTS TRILLARD ET BERLIER AU COMITÉ DE SALIT PUBLIC
Dunkcrque, In 8 soptenihrp l'an ii de la République une et indivisible'".
THOI.I.AHD HT BKKUKn, nEPIlisEMAXTS ttl l'KVPLK, KMOÏlîs Plth L'AKVKB DV XORD , À LEURS COLLKGIKS COUPaSAST LIS COMITÉ DE SAUT PUBLIC.
Citoyens nos collègues,
Nous vous avons rendu coiiq)te de nos sorties des 6 et 7 de ce mois '*' : nous en avons aujourd'hui lenlé une (|ue la fatigue des troupes et le feu prodigieusement augmenté de l'ennemi sur les dunes n'ont pas permis de pousser bien a\ant. Quoi qu'il en soit et avant la lin de ce cond)at, l'on a reniarcjué de la tour (pie l'ennemi pliait ses tentes et faisait prendre à ses vivres et numitions le chemin de Furnes. Cet événement se lie sans doute avec les succès du général Houcliard; ils sont considérables sans doute, car plusieurs rapports nous font connaître ([u'on a pris dans ce point son artillerie, beaucoup de drapeaux, et qu'on a conduit à Bergues un grand nond)re de prisonniers anglais et autrichiens.
On a aujourd'hui soir evéculé à Bergues un prêtre réfractaire et un émigi-é
C Cet arrêté cjiarijcail \c niiiiisirc de ''' Le 16 .soplpiiibn; l'/i-j'A, Boucliotle,
la guerre du soin de déleniiiiier, pour n'avaiil pas reçu de réponse, renouvela sa
chaque année (le la République, (piaire ar- deniaudc au Comité. (()rif[., Arrh. de la
rondisseinenls principaux où seraieiil réunis guerre, corr. gcii.)
tous les dép<)ls particuliers des troupes à <'' Cette lettre n'a été qu'analysée dans
flieval de ces années, et portail qu'il serait le recueil Aulard.
nommé, par arrondissement principal, un '*' Cf. celte lettre dans le recueil Aulard ,
inspecteur et deux secrétaires. VI, 335.
108 CORRESPONDANCE GÉNÉRALE DE CARNOT. [9 sept. 1793.]
arrêtés les armes à la main. C'est ce qu'on peut ajjjX'lei- pi'ompte et bonne justice. Nous l'pganlons Dunkerquo comme sauvé et nous comptons demain nous mettre à la suite de l'ennemi.
Salut et fraternitë.
Truli.akd, t. Beblieb.
P. -S. N'oubliez pas nos diverses demandes, surtout des habits et des souliers. Nous sommes ici absolument dénuds de tout ce qui appartient à l'équipement '''.
{Orig., Ai'ch. de la jjiierre, iirinée du Nord.)
NANTES, 8 SEPTEMBRE 17<j3.
LE GÉNÉn\L BEYSSËR AU COMITE DE SALUT PUBLIC.
Analyse. — Cliar{fé d'une expédition militaire, il ne peut continuer à remplir la mission politique dont le Comité l'avait chargé. Il va se mettre à la tête des troupes, ffj'espère que je serai plus heureux à la poursuite des rebelles armés qu'à celle des chefs de ])arti qui se cachent. J'aime beaucoup mieux cond>atlre [ceux-là] les armes à la main ([iie déterrer [ceux-ci] dans les ténèbres où ils se cachent. Au sur|)lus, quelque service que la République attende de moi, je serai toujours disposé à faire tout ce qui pourra montrer mon respect pour la Convention nationale et servir la cause de la liberté, n
(Orig., Aith. nat., AF ii 40. — Publ. parCli. L. Chassin, La Vendée palriole . II, 488.)
Al. PARIS, () SEPTEMBRE lyf).^''^'.