LE COMITÉ DE SALUT PUBLIC À LA COMMUNE DE PARIS
l'aris, le 1 1 septembre 1798, l'an 11 de la République une et indivisible.
LK COMITÉ DE SALUT PVBUG DE LÀ COXVEMION NATIONALE i LA COMMVNE DE PARIS.
Il est juste que les fers, aciers, charbons de terre, que l'on vient d'arrêter chez les marchands de Paris et qui peuvent être utiles à la fabrication d'armes, soient payés leur valeur, sans léser la République. Le Comité vient, en conséquence, d'arrêter qu'il sera nommé deux arbitres pour fixer les prix de ces objets et que ces arbitres seront payés à raison de i o livres par jour pendant toute la durée de l'arbitrage.
L'administration centrale devant nommer aussi des arbitres, nous vous invitons à faire promptement cette nomination; après quoi, vous
Rochelle le 17 août 1798, comniandanl la do l'ariiiée de i'OuosI , mort à Nantes le
ia° division militaire le 30 septembre 21 brumaire an n (11 novembre 1798).
1798, {[énérai en clief provisoire de i'ar- (L'acte de décès a été publié par M. Cbas-
mce des Côtes de l'Ouest le a 9 septembre sin dans la Vendée patriote , III, a 4 9.)
J793, confirmé par la Convention le <■' Cf. la lettre du général Rossignol , eu
1" octobre sous le titre de général en chef date du 9 septembre, à la page 1 16.
[il SEPT, lyy.?.] CORRESPONDANCE MILITAIRE DU COMITÉ. 127
voudrez bii'ii la communiquer au ministre de la guerre et à l'administration centrale de la fabrication extraordinaire, quai Voltaire, n" 4.
Les membres du Comité de salut public, Carnot, C.-A. Prieur, Prieur, député de la Marne.
(Ong., ArcU. nal., DXLII, carton i.)
llH. PARIS, 11 SEPTEMBRE l'y(j3"'. LE COMITÉ DE SALUT PUBLIC AU MINISTRE DE LA GUERRE BOUCHOTTK.
Le Comité de salut public invite le ministre de la guerre à lui l'aire savoir si le général Cbancel'-' est parti pour sa nouvelle destination et à quelle lieure, ou si il y a eu quelques obstacles '■".
Le 1 1 août'*', 1 1 b. i/îi.
Carnot, C.-A. Prieur, Ïuuriot.
(Orig. aut. de Prieur, coll. de M. Kliciine Charavay.)
^" (Carnot assiste à la séance du Comité (cf. Aulard, VI, 4i5) Il rédige et écrit deux arrêtés : i° Sommes allouées à des villes des déparleinoiits de l'Aisne el du Nord; a° Mise en liberté du citoyen Potier, chargé d'une mission pour la fabricalion des annes.
-i Cf. I. Il, p. io6.
>'' On lit sur celte pièce une réponse aulograplie de Boucliolte dont les termes sont reproduits daiLs la réponse au Comité puhliée à la page t a8. — Le général ClianccI , revenu à Paris après la reddilion de Condé, avait écrit au ministre, le a septembre 1793, pour lui recommander ceux qui s'étaient distingués pendant le siège de celle ville. — «Je verrai avec plaisir, ajoutail-il, citoyen minisire, (|u'il soit rendu compte à la Convention nationale de ma conduite el de celle de la garnison de Condé pendant le blocu.s. Malgré li^ malbeiir que nous avoji» éprouvé, j'aftirnie que celle bra^e
garnison a bien mérité de la patrie. ji (Orig. , Arcli. de la guerre, armée du Mord.) Boucliolte fit nommer ChanccI général de division el l'envoya à .Maubeugc pour seconder le général Gudin, accablé d'infirmilés. Il lu prévint par une lellre, le ii septembre. (Arch. de la guerre, armée du Nord.) (Hiancel partit en cITcl avec les représentants Drouel, Isoré et Bar qui, en vertu d'un décret île la (Convention du 9 sej)- Icmbre 1 798 , allaient remplacer à l'année du Nord leurs collègues Delbrel , Collombel et Le Tourneur (cf. Aulard, M, 879), el il arriva avec eux à Maulieuge le malin du i3 septembre. (Cf. lettre du général Gudin à Boucbolle el des représentants au Comité de salut public, en date du i3 septembre 1793, Arcli. de la guerre, armée du .Nord.)
"' Prieur a écrit par erreur août au lieu de teptemin-e. — Cf. ci-après la réponse de Boucholle au Comité.
CORRESPONDANCE GÉNÉRALE DE CARNOT. [ii sept. 1798.]
LE MINISTRE CE l\ GUERRE BOUCHOTTE AU COMITÉ DE SALUT PUBLIC.
Paris, le il septembre, i'an i de la République une el indivisible.
LE UINISTRE DE LÀ GUERRE AVX REPRÉSEyTA^tTS DV PEUPLE lUEUBRES DV COMITÉ DE SALUT PUBLIC.
J'ai VU cette nuit vers deux heures, citoyens députés, le généial Ghancel. Il m'a quitté pour faire ses dispositions de dépait. H est reveiui à quatre heures me prévenir qu'il n'avait pas rencontré le citoyen Drouet. Je lui ai dit de j)artir en écrivant un mot au citoyen Drouet. J'ai lieu de le croire en route et je vais envoyer vérifier le fait à son domicile.
J. BoUCHOTTE.
(Orig. , Arch. de la guerre, année du Nord.)
HOPiDSCHOOTE , 11 SEPTEMBRE 1793.