‹ Correspondance générale, 1792-95. Publiée avec des notes historiques et biographiquesChapitre 6 sur 191 · GENERAUX · texte numérisé non relu

GENERAUX

Le Veneur ^'K — On le dit ami de Custine et professant les mêmes principes.

Latnarche'''K — 11 passe pour ivrogne, et depuis la journée du a3 mai ''' il a perdu la confiance de tous les patriotes éclairés.

VRangest '*'. — Lieutenant général d'artillerie , aristocrate , accusé par les canonniers d'avoir voulu les faire passer à l'ennemi lorsqu'ils étaient à Saint-Amand. U a auprès de lui Sabre vois '*', Relmont''' et de Roche, qui professent les mêmes principes.

") Cf. Etienne Cliaravay, Le général Alexis Le Veneur, p. 63. Les commissaires du Conseil exécutif. Cellier et Varin, avaient dénoncé Le Veneur, le i4 juillet 1798, comme ami de Custine.

(') Cf. t. II, p. iq8.

") Cf t. II, p. 2 6i.

(') Louis-Anguslin Lamy d'Hangest, né à Wissignicourt (Aisne) le 38 août 1781, surnuméraire au corps de l'artillerie le 1" janvier 17/12 , ollicior pointeur le /ijuin 1745, commissaire extraordinaire le a février 1747, capitaine le 1" mal 1756, aide-major de l'équipage d'artillerie de l'armée d'Allemagne le 27 mars 1 760, chevalier de Saint-Louis le 3 novembre 1761 pour sa belle conduite à l'affaire de Clostercamp, commandant en second l'école des élèves d'arlillerie à Bapaume le 26 février 1 769 , major et chef de brigade titulaire le 24 juillet 1770, major de Bapaume le i3 mars 1771, breveté lieutenant-colonelle ai juillet 1773, iieulenant-coionel du régiment d'artillerie de Tout le 1" janvier 1777, breveté colonel le 3 juin 1779, colonel du régiment d'artillerie de Grenoble le 5 avril 1780, brigadier d'infanterie le i" janvier 1786, maréchal de camp le 9 mars 1788, réformé le i"juin 1791, inspecteur général du corps de l'arlillerie le ag juillet 1791, employé à l'armée du Nord en 1792, lieutenant général le 7 6eptend)re 1799, employé à

l'armée de Belgique le 1" novembre 179a et à l'armée du Nord le 3i mai 1798, suspendu le a 5 juillet 1798, arrêté le 3 4 août suivant et détenu à Chauny, mis en liberté le 7 avril J794, relevé de sa suspension et autorisé à prendre sa retraite le 1 3 décembre 1794, pensionné le a 8 juillet 1795, inspecteur aux revues de la 30* division militaire le a octobre iSoa, membre de la Légion d'honneur le a 6 mars i8o4, retraité le 19 juillet i8o5, mort à Wissignicourt le 21 novembre 1819.

'*' Jacques-Henri de Sabrevois, dit Sohrevois d'Oyenville, né à TancralnvUle (Eure-et-Loir) le 10 décembre 1727, surnuméraire d'artillerie en décembre 1746, ofllicier pointeur le 6 février 1747, capitaine par commission le 1 5 janvier 176a, capitaine en second le 5 avril 1762 et en premier le i5 octobre 1765, capitaine d'ouvriers le ag mai 1767, chevalier de Saint-Louis le ao août 177», chef de brigade le 1" janvier 1777, lieutenant-colonel le 3 juin 1779, colonel par commission le 32 mai 1781, colonel titulaire le 4 juillet 1784, commandant d'artillerie le )" avril 1791, général de brigade le i5 mai I7y3, suspendu le a5 juillet 1798, autorisé à prendre sa retraite le 1 0 prairial an III (39 mal 1795), retiré à t^S ville (Eure-et-Loir).

''') Probablement le chef de bataillon d'artillerie Bollemont, qui devint chef

[i7 AoÔT 1793.] CORRESPONDANCE MILITAIRE DU COMITE. 13

Champmorm '''. — Il est un de ceux qui se sont plaints le ])lus haulenienl de rarrestation de Gustine et qui ont excité des soldats à le redemander. H est d'ailleui-s gendi'e de Malus <*'.

Dardenne '•'K — Créature de Dumouriez: il a servi chez les Autrichiens; il a été mandé à Paiis.

Devriffny '*'. — Il importe d'interroger sur la trahison de Custine cet officier (lui, étant porte-étendard au régitnent de I^auzun, a provoqué la sédition de Belfort en 1790, a émigré ensuite et est rentré en 179a, a été fait fa|)ilaine des guides dans l'armée de la Moselle, puis colonel et commandant à Landau, où il a été dénoncé [jlnsieui-s fois par la société populaii-e de cette ville, comme escroc et conti-e-révolutionnaire. Il a été enfin chassé de Landau par la garnison el, depuis, employé dans cette armée par Custine. On le ci-oit à Paris dans ce moment.

Kennorvan ''', général de brigade.

Antoine '"', général de bi'igade.

Gobert ''', commandant à Givet.

Desponché» ''', général de brigade.

de brigade le i5 août 1798 et général le a 3 octobre suivant.

") Cf. I. II, p. lô-].

''' Le fameux commissaire-ordonnateur à l'armée de Belgique en 1799.

''' Charles -Ainbroise Dardemie, né à Mairy (Ardeiincs) le a6 octobre 1756, fils d'un entrepreneur des sulisislaiices el convois mililaires, clévc à l'école du génie de Mézièrcs, entre au régiment d'artillerie de Toul en septembre «77*^. fit la campagne d'Amérique d'avril 1779 à août fjH-i et quitta le service à son retour en France. Il entra comme sous-lieutenant dans les chasseurs belges le i5 juin 179^. devint lieutenant le i-i septembre, aide de camp du gétu-raj Rosières le M7 octobre, capitaine le 37 iiovendirc el lieiiteuantcolouel le aô janvier i/gS. \ommé par Dainpierre adjudant général chef de bataillon le 5 avril 1 798, confirmé le 1.') mai suivant, il fui siLS|)eiidu le 3o juillet 1793. Réintégré le 19 prairial au 11 (7 juin 179'! ), Dardenne fut promu adjudant général chef de brigade le 1.') prairial an ni (l'.i juin 1796) et général de brigade le /t vendémiaire an viii ('16 septembre 1799). Il mourut à Paris le it octobre iboa.

" Cf I. II,p. in.

'" a. t. II, p. 33o.

"' François-Louis Antoine, né à Versailles le 7 mai I7.'i'i, fils d'un garçon ordinaire de la chambre du roi el d'une femme de chambre de Madame Adélaïde, cornette au régiment de Vogué (cavalerie) le 3o janvier 1761, passé par incorporation au régiment Royal-Cavalerie le i" dérendire 17G1 , sous-aide-major le i" mars I7ti3, aide-major le '1 août 1771, capitaine le -m décembre 177a, reformé le Il juin I77t). capitaine en second le 1:1 mai 1779, capitaine rouiniandant le 90 août 1779. chevalier de Saint-lyouis le •i8 janvier 17*^7, chef d'escadron le i" mai 1788, lieutenant-colonel au 9' de cavalerie le 9.") juillet 1791. passi; au 1" régiment <les carabiniers le '1 avril 179-!, colonel le 16 mai 1799, adjudant général employé à l'avanl-garde de rarince de la Moselle le 1" octobre 1799, général de brigade à l'armée du Nord le 8 mars 1793, commandant la cavalerie le i5 mai 1793, sus|>endu le 19 août 1798, autorisé à prendre sa retraite le 3 février 1795, retraité le 7 mai 179.'). Le général Antoine avait fait, avant la Révoliilion, les campagnes de t7(ii el de 17(19 en Allemaj^e el de 1763 en Brabaiit. Il vivait encore à Paris en août 1890.

!" Cf t. Il, p. 93.

■•' Cbarles-Josepli-I'aid Leiris Dcspon-

U CORRESPONDANCE GÉNÉRALE DE CARNOT. [17 août 1798.

Malgaron ''', général (le brigade.

liaussancourt ''', généi-ii ilo brigade.

SaiiU-Geniiain ''', général do Kj'i!I''"lP' Chérin '*', général de brigade.

Jarry ^^\ général de l)rigade.

Saint-Martin '"', adjudant générid.

rhés, ne à Alais (Garcl)lc 19 juillol 1756, sous-licutcnant sans appointcmcnis dans le répimeiil de FlaiidrR-Infanlcrie le igoclobre 1776, sous-lioulcnanl le -îH août 1777. lieutenant eu second le a juin 178'! et eu premier le 19 juin 1786, capitauie en second le 37 mai 1789, lieutenant-colonel au 1 g' d'infanterie le 5 février 179?!, colonel le ag juin suivant, maréchal de camp à l'armée du Nord le 8 mars i79-i, suspendu de ses fond ions le ;î 5 juillet 179'î. réintégré le i3 prairial an in (1" juin 1795), admis au IrailemenI de réforme le 5 fructidor (ar! août 1790), président du collège électoral d'Aiai» eu 1806, adjoint au maire de cette \illc en 1808, chevalier de Saint-Louis le a'i octobre 181 A, retraité le 6 mars 181 5. Le général Desponcliés avait fait la campagne d'Amérique en 178:! et 1783.

''* Je n'ai pu identifier ce poi-soimage, dont le nom ne figure ni dans les généraux titulaires, ni dans les généraux provisoires.

'') François de Baussancourt , né à Andelol ( Haute - Marne ) le 17 septembre 1 74'î , volontaire dans le régiment de Hainaut en i75g, réformé et employé dans les recrues en 17()8, admis au\ bivalides le 5 mai 1768, capitaine au régiment provincial de Châlons le 13 août 1771, réformé en 1773, passé en Pologne en 1770, major dans l'armée de Liihuanieie 16 septembre 1776, admis aux Invalides le 8 judlel 1777, capitaine au corjis des volontaires étrangers de la marine en 1 778, chevalier de Saint-Louis en 1779, capitaine provisoire d'artillerie de la marine en décembre 1780, cominandaul des milices de saint Vincent le 3 juin 178a, rentré en France en 1783, liculcnanlcolonel du 3* bataillon de la Marne le 7 septembre 1 791, nommé général de bri-

gade provisoire par Dam])ierre le 1 a avril 1793, suspendu le a août 1793, détenu à liarbonne (Marne), mis en liberté le 8 frimaire an m (a8 novembre 1794).

[| mourut en octobre 179.^, car le 3 brumaire an IV ('iS octobre 1795) le représentant Betfroy demanda un secours pour la veuve du général Baussancourt , destitué par Bouchotte, dit-il, s sur la simple motif de la liaison de cet ancien olTicier avec moi (nous avions fait la guerre ensemble en Pologne)^. — Baussancourt avait fait les campagnes d'Allemagne de 1709 à 176^ et d'Amérique de 1779 à 1783.il avait reçu deux blessures, le 39 juillet 1 760 et en septembre 176a.

'" Je n'ai pu' identifier ce personnage, car il n'y a aucun général de ce nom-là en

W Cf. t. II, p. 108.

W Probablement Etienne- Anatole-Gédéon Jarry, né à Noreroy (Jura), le 10 octobre 176/1, sous-lieutenant au régiment du Vivarais le i5 septembre 1791, lieutenant le 1"' judiet 1793, capitaine le 1" mars 1798, adjudant général chef de bataillon à l'armée du Nord le 1'^' avril 1793. On ne trouve pas d'oflirier général de ce nom , et c'est par erreur sans doute que Roiisin lui donne le titre de général de brigade. Jarry n'ubliiil ce dernier grade que le a 1 février 1 807 et mourut à Loiisie-Saulnier le t'i janvier 1819. Ce qui semble justifier l'identification du personnage, c'est que ce Jarry fut sus|>endu le ig août 1793 pour avoir refusé d'aller déposer contre s<m ancien général Cusiinc.

W Alexis Saint-Martin, né à Luxeuil (Haute-Saône) le 5 novembre 179a, soldat au régiment de Tournaisis te 93 février 1762, sergent le 3 mars 1748, sous-lieutenant de grenadiers le 7 décembre 1760,

[i7 AOÛT 1793. 1 CORRESPONDANCE MILITAIRE DU COMITÉ.

Leblanc, adjoinl à l'c^lat-inajor.

Des Britslys '"', «incim» chef de rëlat-iuajoi\

Van Mirthe, adjoinl à létat-inajoi'.

Droiihot '', colonel du C i('{>-iinen[ de chasseurs.

premier lieuleiianl on 1776, raiiilainc en second le 8 avril 1779, chevalier de Sainl- Ijouis le i3 novembre 1779. capilaini' rommaridanl le 1" juillet 17H7. relrailo le 3 février 17HH, lieuIcMianl-colonel du 3' halaillon des Haules-Al|)cs le 38 novembre 1791 . commandant du château de Naniur en décembre 17931 adjudant général chef de bataillon le 3i mai 1798, ({énéral de brigade le 3o juillet 1798. commandant de Maubeugc le '!o octobre 1793, admis à prendre sa retraite le g plu- »iôse an u (38 janvier 1796), commandant de Luxeuil le 3o messidor an iv (18 juillet «796), réforme le 1 1 brumaire au T (1" novembre 1796). Le général Saint-Martin avait assisté au siège de Prague en novendjre I7'ii cl fait les camjKignes de 17/ia et 1743 en Bohême, de 17/15 à 1748 en Italie et de 17.57 à 1763 en Hanovre. Il avait été blesse à la l>alaille de Plaisance le 16 juin i7.'i6.

'■' Nicolas Ernault des Bruslys, ne à - Brivc (Corrèze) le 7 août 1757, fils du receveur des tailles de l'élection de Brive, aspirant d'artillerie aux corps des mineurs à Verdun le 38 septembre 1774. garde du corps du roi le 30 septombre 177J, lieutenant en second au 3' d'artillerie le 1/1 juillet, 1780 et en premier le 1" septembre 1783, capitaine dans les troupes coloniales en mai 1786 , démissionnaire de l'emploi de lieutenant d'artillerie le 1 3 octobre suivant, rentré dans l'artillerie comme lieutenant en second le 97 janvier 1788, lieutenant en premier le 11 avril 1791, aide de camp du premier inspecteur de l'artillerie le 8 août 1791, capitaine en second le 6 février 1792, adjoint à l'élatmajor de l'armée du Centre le 8 du mi^rac mois, adjudant général lieutenant-colonel provisoire le i" septembre 1793, adjudant général colonel provisoire le 8 octobre suivant, chef d'état-major de l'armée des

Ardennes le 36 jiinvier 1798, confirmé adjudant général chef de brigade le 8 mars suivant, général de brigade provisoiro le 7 avril 1 793 et chef d'élat-major des armées du Nord et des Ardennes le i5, confirmé dans son grade le i5 mai 1793, suspendu et arrêté le in août 1798, transféré à Paris, mis en lil)crlé le 19 thermidor an II (6 août 179^), arrêté de nouveau le 36 thermidor an 11 (i3 <ioiil), mis i>ii liberté le 19 frimaire an m (9 décembre 179a), réintégré le 17 germinal an m (5 avril 1790), passé au département de la marine le 9 fructidor an xi (97 août i8o3), général de division le i3 juillet 1808, lieutenant du général Decaën à l'ile Bonaparte, ri-devant Bourimn, un il se suirida le 3.") seplcndire 18(19 plutôt que de rendre lelte place aux Aii{;lais. Le général des Bnislys avait fait les campagnes de 1781 et 1783 dans les Indes et rempli en 1786 et 1787 une mission en Tur<|uie et en Perse. Il avait été blessé d'un éclat d'obus à la jaml)e gauche le 6 novembre 1799 devant N'amur, d'un boulet à la main droite au siège de Maestrirbt le 37 février 1793, et avait été frap[K' aux cotés de Feraiid dans la salle de la f^unvention le 1" prairial an m (30 mai 1795).

'" Pierre- .Nicolas Drouhot, né à Volon (Hante-.Saone) le 99 juin 1779, hussard dans la légion de Lauzun le 3 juillet 1783, cadet le 11 octobre suivant, sous-lieulenanl le 9 août 1789, lieutenant le 9/1 juillet 1793 et ca|)ilaiii(' le 33 novembre, chef d'escadron au G' chasseurs à cheval le 11 avril 1793, confirme dans ce grade le 39 juillet , adjudant (jcnéral chef d'escadron provisoire le 1" germinal an 11 (31 mars 179'!), réformé le g.") prairial an iii(i3juin 1790), réintégré et nommé adjudant gi-néral chef de brigade le 90 pluviôse an I» (9 lévrier 1796), adjudant-

16 CORRESPONDANCE GÉNÉRALE DE CARNOT. [17 ioÛT 1798.]

Tous ces officiers, nobles ou étrangers, ont étë la plupart attachés au parti de Duniouriez et, depuis, à celui de Cusline. Il est important de remplacer ces hommes, dont les plaintes continuelles sur l'arrestation de Custine et dont les exagérations sur le nombre de nos ennemis tendent à jeter dans l'armée l'esprit de découragement et de désorganisation.

Commissaires des guerres. — Plaintes sans nombre et des plus graves contre la jilupart d'entre eux.

Ollivier, commissaire ordonnateur à Lille.. C'est une créature du ci-devant Monsieur. Je l'avais déjà désigné comme un homme suspect.

Petitjean '*'. — Il est connu par ses liaisons intimes avec Dumouriez, Malus et Miranda: il serait à souhaiter qu'il fût non seulement destitué, mais aiTété, pour lui faire rendre compte des millions qui ont été mis à .sa disposition jwur l'approvisionnement de l'armée pendant que Custine la commandait. L'ordonnateur Lambert me pai-aît le plus propre à remplacer Petitjean à l'ai-mée du Nord; on connaît ses lumières et son patriotisme. Le Boui-sier remplacerait Ollivier: c'est un franc républicain.

Plaintes du soldat. — Depuis plus d'un an on ne règle point de décomptes"; il se plaint de l'inexécution de la loi sur le mode d'avancement : l'amalgame n'a point encore eu son effet.

Belges et Liégeois. — On leur reproche leur titre d'étrangers, on les accuse d'être contre-révolutionnaires; je n'ai pas la moindre preuve sur ce point, mais je crois qu'il faut s'en déCer.

Hussards de Chamborant. — Ce corps, j)ar une fatalité remarquable, est presque entièrement démonté ; plusieure soldats sont mal velus et sans chaussures ; il est indispensable et instant de lui fournir des chevaux et des objets d'équipement. Il devrait être de mille hommes, il n'est pas de la moitié: il a deux ou trois cents chevaux au plus. Je recommande ce brave régiment, tant au Comité de salut public qu'au ministre. Il y a dans le Calvados plus de quatre mille chevaux, propres au service de la cavalerie légère; il faut les mettre en réquisition. Il y a aussi dans les charrois de toutes les armées plus de dix niiUe chevaux propres au service de la cavalerie légère : on pourrait s'en emparer.

Subsistaticcs. — On n'est pas sans inquiétude sm* ce point. Les réquisitions des représentants du peuple aux tpiatre départements du Nord n'ont pas produit tout l'effet qu'on pouvait en attendi-e , malgré les cinq milhons mis à la disposition du commissaire ordonnateur Petitjean.

La loi du maximum est regardée comme une des causes les plus funestes du

commandant le aa .soptciiilire i8o5, rc- <■' Cf. I. il, \>. Sa. Petitjean fut arrêté

traité ie 2Ô seplenibre ibi3, mort à Volon le ag août 179.3 et péril sur l'échafaud le 37 juillet 1817. l'année suivante.

[lyioôT 1793.] CORRESPONDANCE MILITAIRE DU COMITÉ. 17

manque de subsistances dans nos ai'mées. Une grande partie des approvisionnements faits pour rarniée du Nord dans le département de l'Aisne a été enlevée pour Pai'is. La loi qui déclare propi-iété nationale la récolte de cette année n'aura d'effet qiie dans six semaines. I>es formes de la trésorerie sont surtout nuisibles à l'approvisionnement des armées: ces formes sont troj) lentes et trop multipliées: il est instant de les changer.

Munitions de guerre. — Il paraît que l'armée n'est pas sufilsamment pourvue: le Comité de salul public et le ministre doivent se hâter de donner les ordres les plus précis à tous les arsenaux pour com[)léter rap|)i-ovisionnement de l'armée du Nord. L'artillerie surlont est incomplète. Il faut des armes, de la poudre.

Complètement de l'armée. — Il est reconnu que l'armée du Nord n'est pas assez nombreuse pour faire télé aux années ennemies: il faudrait, pour la mettre en mesure, un renfort île vingt mille bonnnes d'infanterie et de dix mille de cavalerie. San» celte augmentation la campagne sera infructueuse, et le général en chef ne pourra que se tenir sui' la défensive. Il importe cependant, poui- réveiller l'ai-deur du soldat et soutenir son courage, de faire quelque entreprise hai'die.

Eirtt des caisses. — Il est à craindre qu'une économie déplacée ne préjudicic au service et que les formes de la trésorerie n'entravent les opérations. Il est essentiel ([ue le Comité et le ministre fournissent promptement tous les fonds qui leur seront demandés. Cet objet doit être |)ris dans la plus grande considération.

Les circonstances diiliciles où se trouve l'année du Nord, la rareté et la chèreté de tous les objets nécessaires, l'avarice et la malveillance fies fournisseurs, tout concourt à nudiiplier les dépenses et à les accroître à un point eflVayant: mais il n'y a pas à délibérer ni à calcider, à moins (ju'on ne veuille sacrifier par de misérables vues l'intéi-êt et la gloire d'une grande nation.

Espionnage. — Il n'y a point de système formé, et l'on |)ent douter que jusqu'à ce joiu' les généraux et les représentants aient entretenu des intelligences utiles et sûre» pour connaître le» mouvements et les dispositions de l'ennemi. C'est un point (|u'on ne saurait trop reconuiiander aux représentants du peuple et pour lequel il ne faut pas regretter les sacrifices {>écuniaii'e».

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