CHARGÉS DE LA COI\RESPONDANCK
(Minute, Arcb. liai., AK 11 36, dossier 11° ay3.)
DUNKERQUK, "î 0 SKPTKMBRE i'jij'i- LES REPRÉSENTANTS TRLLLARD ET BERLIER AU COMITÉ DE SALIT PUBLIC.
Dunkerque, le ao septembre 1793, i'an 11 de l.i République, une el indivisible.
LES RKPRÉSEKTAKTS DV PEVPLE ESVOrÉs PRES L'ÀBHÉE DV flORD À DVXKERQBt , À LEURS COLLKGVES, MEMRRES DU COMITE DE SALUT PUBLIC.
Nous vous envoyons , citoyens collègues , copie des demandes qui nous ont été faites louchant les bois et maisons h abattre autour de cette |)lace , et des divers arrêtés pcéparatoires et définitifs ([lie nous avons pcis à ce sujet.
Les limites de la loi sont ])ieii dépassées sans doute; mais la première loi, c'est le salut dupeujile et, d'après le vœu des habitants el l'avis des militaires , vous approuverez sans doute les mesures que nous avons prises. Elles sont déjà à moitié de leur exécution el nous pensons que l'arrêté déûnitif sera rempli sous deux jours. Cette célérité ne .saurait être nuisible, car les troupes de la République ont reçu ordre de se replier et il est physiquement jiossihle que l'ennemi tente encore quelque chose .sur cette place. Houchard écrit qu'elle doit s'approvisionner. Nous avons heureusement retiré de Fûmes beaucoup de provisions; nous n'en avons pas encore l'état précis, sans quoi nous vous le transmettrions '''.
Salut et fraternité.
Trdllard, t. Bermek.
(Oriy., Arrli. ii.tI., AF h «38.1
"' Celle Icllrc n'est qu'analysée dans le sentants à la plus stricte surveillance.» —
recueil de M. Aulard (VI, 583). — On Lcmèmejour, les représentants signalaient
lit en lèle cette annotation au crayon de au Comité la présence de six cutters sortis
la main de Carnol : w Accuser la réception, de NieuporI el faisant roule pour l'Aiigle-
apj)rouver les mesures, inviter les repré- lerre.
20 SEPTEMBRE f/^i- LES GÉNÉBAUX DAGOBERT ET LA>DREMONT AU COMITE DE SALUT PUBLIC.
Analyse. — 1 ° Le général Dagobert écrit de Peq)ignan qu'il promet de justifier la confiance du Comité, qui l'a fait venir do l'armée du Centi'e |)our commander celle des Pyrénées orientales. (Analyse, Arch. de la guerre, corr. générale.) — 2° Le général Landremont écrit de Strasbourg pour se plaindre de l'étal et de la faiblesse de son année , et il affirme que Slrasboiu-g ne peut pas tenir trois jom's. ( Analyse , Arch. de la guerre , id.)