LES GÉNÉRAUX BELAIR ET ALEXANDRE SPARRE AU COMITÉ DE SALUT PUBLIC
Aimlijse. — r Le général Belair écrit de Péronne qu'il a pris des mesures pour faire ])arvenir dans Cambrai les secours en hoimnes et en artillerie dont cette place pourrait avoir besoin'''. (Orig. aut., Arch. de la guerre, ai'inée du Nord.) — 2° I-e général Alexandre Sparre écrit du Pont-du-Rliin pour réclamer contre la nouvelle , rapportée par Barère à la Convention , qu'il était à la léte d'un com|)lol pour livrer Strasbourg ''*. Il proteste de son attachement à la République et déclai-e que la ville de Râle, d'où est partie la dénonciation, est pleine de ti-altrcs qui ont quitté la France '''. (Analyse, Arch. de la guerre, reg. du Comité de salut public, C, p. 627.)
"* Le même jour, le représentant Laurent manda au Comité qu'il partait pour Cambrai avec le général Belair pour mettre cette place en état de défense. (Cf.Aulard, VI, 58a.)
W Le i5 septembre, Barère avait lu une lettre ccrile de Bâie , le 1 1 , et où l'on rapportait le bruit de la trahison du général Sparre et de la garni.son de Strasbourg. (Cf. Moniteur, XVII, C79.)
'") Le même jour, le général Sparre protestait dans une lettre à la Convention, (luipr. , Arch. adm. de la guerre, dossier Sparre.) Le -x'i septembre il s'adressa au ministre de la guerre. Le 26, le conseil général du départeuicnl du Bas-Ithin envoya une |iriilestatioii contre la destitution
de Sparre, tandis que la société populaire de Strasbourg ('crivait dans le même sens au Omité de salut public. Le général Sparre se retira à Auxerre et il donna lecture aux citoyens de cette ville, le 6 octobre 1793, de certaines pièces, qu'il fit ensuite imprimer en une brochure de onze pages avec cet intitulé : w Alexandre Sparre, avant été suspendu de ses fonctions de général de division par le Coascil exécutif, sans en savoir le motif, el jaloux de conserver l'estime et la confiance de ses frères les sans-culottes d'Auxerre, leur a fait lecture des pièces ci -après à la séance du i5* jour du 1" mois de l'an u de la Bépubliquc française , une et indivisible.» (Arch. adm. de la (;uerre, dossier Sparre.)
58. PARIS, 21 SEPTEMBRE i'JÇjS'-^K LE COMITÉ DE SALUT PUBLIC À BOURBOTTE.
LE COMITÉ DE SALUT PUBLIC AU CITOYEN BOUBBOTTE, SEPBKSllKTAKT DU PEUPLE PRES L'ABMÉE DES COTES DE LA ROCHELLE.
Citoyen collègue,
L'événement de Chantonnay était de nature à fixer votre surveillance sur le général Tuncq. Vous avez pris à son égard des mesures dictées par la prudence ; il est en état d'arrestation ; s'il est coupable , la loi le punira '■''.
L'objet des subsistances méritait toute votre sollicitude ; nous renvoyons au ministère de la guerre vos observations sur cette partie "'. Le désir de ne laisser échapper aucune occasion de servir la chose publique vous engage à vbus transporter partout où vous croyez votre présence nécessaire ; le Comité est persuadé que toutes vos démarches seront dirigées vers le plus grand intérêt de la patrie.
(Minate, Arch. nal. , AF ii, Q67. — Publ. par M. Aalard, mais sans date, VI, 433.)