LE REPRÉSENTANT LAURENT LE COINTRE À CARNOT
Paris, Q'j septembre 1793, l'an 11 do la Rcpul)lique une et indivisible.
Laurent Le Gointre , député à la Convention nationale , au citoyen Carnot , député à la Convention, au Comité de salut public.
De grâce, mon cher collègue, du pain pour Steltenhoffen ''' ; c'est le rapport seul de son affaire qui peut lui en procurer. Tu en es chargé : fais-le , au nom de la patrie.
De[)uis le i"juin il n'a rien touché; il vient de vendre ce qui lui reste pour payer ce qu'il doit. Si on l'abandonne et que tu ne lui fasses pas rendre justice , il ne lui reste que la mort à désirer ou à se procurer.
Ses appointements lui sont dus comme général de brigade jusqu'à ce qu'on
'■' Carnot est présent à la séance du Brest, qui me rendra compte des mesures
Comité (cf. Aulard, Vil, 1). qu'il aura prises pour mettre Beile-lsle en
('' En marge de la lettre du Comité on sûreté. 71 lit cette note aulograplie du ministre de '■'') Cf. sur le {fénéral Stettenlioffen , susla guerre Bourliolte : <r 5' division. Envoyer pendu de ses fonctions le 1" juin 1798, copie au général de l'armée des Côtes de t. I, p. 3/17 et 877.
[aa SEPT. 1793.] CORRESPONDANCE MlLITAinE DU COMITK. 185
prononce sur sa retraite. Les décrets veulent qu'un ofDcier suspendu sans cause , accusé sans motif, reçoive ses appointements et une indenmité j)roportionnée à ia |)ei'te qu'on lui a fait éprouver. En rétablissant StettenhofTen In i3 août, sa suspension est jugée injuste. Qu'on lui paye donc ce qui lui est dû, qu'on lui assigne un lieu où il puisse vivre tranquille et mourir content, c'est son désir'''.
Salut et fi-aternité.
(Copie, Arch. de ia guerre, armée du Nord.)