‹ Correspondance générale, 1792-95. Publiée avec des notes historiques et biographiquesChapitre 74 sur 191 · LE COMITÉ DE SALUT PUBLIC À ROBERT LINDET, À CAEN · texte numérisé non relu

LE COMITÉ DE SALUT PUBLIC À ROBERT LINDET, À CAEN

AV DEPRÉSEKTAXT DV PEVPLE LISDET, X CiES.

La Convention nationale, cher collègue, ayant supprimé tous les commissaires du Conseil exécutif, ceux qui étaient chargés de la fabrication des piques ont dû être compris dans cette suppression; mais depuis lors la Convention a autorisé les ministres à nommer des agents : ils peuvent donc reprendre leur mission.

''' Cl. la lettre de Le Cointre à la date du aa septembre, p. i8i.

[aSsEPT. 1793.] CORRESPONDANCE MILITAIRE DU COMITÉ. 1!)5

Quant à la nature de cette mission, elle a été jugée utile, puisqu'elle a été ordonnée par décret et qu'il faut bien suppléer de quelque manière h la pénurie des fusils. L'expérience prouve d'ailleurs que l'arme blanche réussit très bien entre les mains des Français. On ne peut donc discontinuer la fabrication des piques sans un motif puissant, tel que serait par exemple celui qui la fait suspendre à Paris. Ce motif, c'est la fabrication extraordinaire de fusils qui absorbe tous les fers et tout le temps des ouvriers. Si donc la même raison avait lieu dans votre arrondissement, il serait à propos de changer de même la destination des fers, qui seraient plus utilement employés à faire des fusils. C'est à vous , cher collègue , de prendre à cet égard des renseignements comme de décider des formes que vous jugerez les plus convenables à donner aux fers des piques, si vous en faites fabriquer. Ici l'on a adopté celle du maréchal de Saxe, mais rien n'empêche que vous n'en adoptiez une autre, si vous la jugez plus avantageuse'".

Salut et fraternité.

A expédier : Carnot.

(Minulc aut. de Carnot, Arch. nat. , AF 11 367.)

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