D. OLIVIER, COMMANDANT TEMPORAIRE DE LA PLACE DE LAOA
AU COMITÉ DE SALUT PUBLIC
Analyse. — Envoi du procès- verbal d'un conseil de guerre tenu à Laon le 1" octobre relativement aux mesures à prendre pour la sûreté' de cette place. 11 faut quarante pièces de canon de tout calibre et douze mille lioiiunes de tioupc , dont cent cavaliers. Il n'y a pas de magasin de vin et d'eau-de-vie , et encore moins de vinaigre , de bois et de grains.
(Orig. , Arcli. de la guerre, armée du Nord.)
C Lettre de Laplanclie, datée d'Orléans, aa seplemlire 1798.
'*' Lettre de Laplanrlie, du 3 3 septembre.
(') Lettre de Laplanclie, du a3 so]>tenibre.
■'> Pierre Vialle, né à Tulle (Corrèze) le la janvier 17A3, soldat au ré|;inient de Navarre le 30 avril J759, caporal le i"niai J766, sergent le 7 septembre suivant, fourrier le 3o juin 1768, sergent-major le 1" juin 1776, adjudant le i5 décembre 1778, sous -lieutenant de grenadiers le ao septembre 1788, adjudant- major le 1" mars 1791, capitaine le 9 mai 1793, chef de bataillon le aa mai 1798, général .de brigade le a 8 septembre 1798, général de division et commandant en chef pro-
visoire de l'armée des Cotes de (Cherbourg le ao frimaire an 11 (10 décembre 1798), général en chef de l'armée d'Italie le l\ fructidor an 11 (31 août 179^1), mais refuse ces fonctions, commandant la 1" division militaire (Lille) le 19 fructidor (5 septembre I7g4), réformé le 35 jduviose an v (i 3 février 1797), retraité le 1" prairial au ix (ai mai 1801), mort à Lille le 19 juin 1816. Le général Vialle avait fait les campagnes d'Allemagne de 1769 à 1763, et d'Amérique de 1775 à 1788.
('> Lettre de Robert Lindet et Oudot, datée do Caen, 38 septembre 1798.
<«> Lettre de Robert Lindet et Oudol, du ai septembre.
[3 ocT. 1793.] CORRESPONDANCE MILITAIRE DU COMITÉ.
75. PABIS, 3 OCTOBRE 1"]^^ "'• LE COMITÉ DE SALUT PUBLIC AUX REPRESENTANTS PRÈS L'ARMEE DE LYON '^'.
Paris, 3 octobre 1798.
LU roMITK »B S^llT PUBLIC AVt REPBESENTAyTS DU PEUPLE PRES L'ARMEE DE LTOIf , ÀV QUARTIER GENERAL DE LA PAPE.
Citoyens nos collègues ,
Nous comptons sur la reddition de Lyon; vous devez en être en possession au moment où nous écrivons, ou du moins au moment où vous recevrez cette lettre. La Convention nationale y compte encore plus fortement que le Comité '".
Notre position sur Toulon n'est pas aussi avantageuse; nos forces v sont trop insuffisantes pour reprendre, avant la mauvaise saison, la clef de la Méditerranée. Cette mesure est instante. Ainsi, aussitôt que Lyon sera rendu à la République, rassemblez tout ce que vous pourrez de forces, d'artillerie, de munitions et de subsistances, pour voler au secours des républicains armés contre Toulon : le salut public l'exige, et vous aimez trop la République pour négbger un instant tout ce qui peut rappeler Marseille à l'esprit de la Révolution et pour rendre Toulon à la France, en punissant la lâcheté des Toulonnais et la perfidie des Anglais et des Espagnols.
HéBAULT, CaRNOT, RaRÈRE,
Rillaod-Varenne, Collot-d'Herbois.
(Imprimé dans la Répoiue de Bubou-Crancé aux inculpations, p. a5a. — Arcli. nat., AF iia53.)
''1 Carnol est présent à la séance du Comilé. (Cf. Aulard, VII, 197.)
<'•' Dubois-Crancé , Cliàleauncuf-Raiidon elGautliicr. Je donne le lexle de relie lettre, parce que le recueil de M. Aulard n'en reproduit qu'un très court résumé emprunté à un discours de Barère. On trouvera dans ledit recueil 'd'autres lettres du Comité à ces mêmes représentants aux dates du 3o septembre et du 1" octobre 1793.
<^' Dès le 1" octobre, le Comité de salut
public avait pris sur Lyon l'arrêté suivant (cf. Aulard, VII, i64) : 1° «Retirer Dubois- Crancé. Cbàtcauneuf-Randon, Gauthier.
— a° Ecrire à Maignet et à La Porte, qui y resteront commissaires. — 3° Attaquer de vive force. — 4° Changer l'ctat-major.
— 5° Envoyer encore des munitions. — ■ 6° Envoyer un courrier. — 7° Ecrire à Couthon, j) La Convention rappela , le 6 octobre , Dubois -Crancé, Châteauncuf-Randoa et Gauthier. (Cf. lung, Duhoii-Crancd ,11 , 33.)
246 CORRESPONDANCE GÉNÉRALE DE CARNOT. [3oct. 1793.J
76. PARIS, 3 OCTOBRE IJ^^- LE COMITÉ DE SALUT PUBLIC AU MINISTRE DE LA GUERRE BOUCHOTTE.
Analyse. — Envoi d'une lettre des officiers municipaux de Vervins, relative aux secours dont cette ville a besoin.
(Orig. sig. par Carnot et CoHot-d'Herbois, Aicli. do la {fuerre, corr. gén.)
GAVRELLE, 3 OCTOBRE lygS.
LE GÉNÉRAL JOURDAN AU COMITÉ DE SALUT PUBLIC
An quartier général à Gavrelle, ie 3 octobre 1793, an 11 de la République.
1,E ClTOYEtl JOCnOÀH AVX REPBSSENTAMS DV PEUPLE , MEMBRES DC COIIITÉ DE SALVT PCBIJC.
Le ministre de la guerre vous aura sans doute communiqué le projet que j'ai fait de marcher sur-le-champ pour opérer la déli\Tance de Mauheuge. La manière avec laquelle les avant-postes de cette place se sont comportés ne me donne pas une idée avantageuse de la défense qu'ils pourraient opérer suhséquemment; ces motifs m'ont décidé à me porter avec /to,ooo hommes sur cette ville. En conséquence, mon avant-garde aux ordres du général Fromentin est partie ce matin. J'attends, pour la suivi-e, les 12,000 liommes qui m'arrivent demain de la division de Lille et les 10,000 hommes de celle de Cassel, que je dois recevoir incessamment. Je laisse 10,000 hommes à la position d'Arleux pour couvrir Cambrai et Bouchain. Il m'a été impossible de tirer de la frontière des renforts plus nombreux ; la nouvelle levée n'est pas, à beaucoup près, tout à fait organisée et la majeure partie des bataillons formés n'ont point d'armes ; ils ne peuvent remplacer les anciennes troupes.
L'armée des Ardennes étant trop faible pour faire une diversion essentielle du côté de Namur, il vaut mieux tirer tout ce qu'on pourra de cette armée pour réunir à celle du Nord ; en conséquence , je prie le ministre de la guerre de donner des ordres à ce corps de troupes pour qu'il se porte le plus tôt possible sur Avesnes'"'.
Aussitôt que les différents renforts seront réunis et que l'organisation de la nou-
f Le 3 octobre , le ministre de la guerre Boucholte transnieltait au général Ferrand l'arrêté du Comité mettant provisoirement l'armée des Ardennes aux ordres de Jourdan. « Vous voudrez bien vous conformer au contenu de cet arrêté et concourir tous deux fraternellement et patriotiquement au service de la chose publique. Il conviendra que
vous alliez trouver le général Jourdan pour conférer, parce qu'il vous sera plus facile qu'à lui de se déplacer. . . Le courage des Français et leur attachement à la liberté étant les mêmes dans toutes les armées, la patrie compte sur l'armée des Ardennes comme sur celle du Nord.» (Orig., Arch. de la guerre, armée du Nord.)
13ocT. 1793.] CORRESPONDANCE MILITAIRE DU COMITÉ. 247
velle levée et leur emplacement me permettront de disposer des anciennes troupes , aussitôt la délivrance de Maubeuge opérée, je tenterai tout ce que l'audace, le courage et le zèle des républicains français pom'ra atteindre. Je pourrai alors donner à mon premier projet toute la latitude , toute l'extension que vous lui désirez.
Je profiterai, si la fortune, comme je n'en doute pas, seconde nos desseins, je profiterai du moment où le peuple français indigné montrera cette énergie, qui est le présage ceiliiin de la destruction des tyrans. Hâtez-vous de remettre en ses mains les armes avec lesquelles il doit les foudroyer. Que votre active surveillance suive dans tous les détails les administi'ations qui doivent approvisionner les courageux républicains. Je vous réponds du succès; ce n'est pas sur mes talents que je le fonde, je ne suis pas assez présomptueux, mais je crois que rien n'est impossil)lp à l'amour de la patrie'"'.
JOURDAN
(Orig., Arch. de ia guerre, armée du Nord.)
C Le mime jour, Jourdan écrivit la lettre suivante au ministre de la guerre ( orig. , arch. de la guerre , armée du Nord j ;
Ao quartier génémi de Carrelle, le 3 octobre, Tao 11 de la République fraoçaise.
ff Le citoyen Jourdan au citoi/en Boucholte , ministre de la guerre.
iT Vous avei dû voir, par ia dernit're lettre que je vous ai expédiée, que mon projet élait de tout tenter pour délivrer MauLeuge. Cette place est investie depuis le 39 septembre. Mes espions ont rapporté que les avanl-postes ont été surpris et massacrés, que le camp de Basrbamp , composé de trois baladions, s'est mis eu déroule sans tirer un coup de fusil et a abandonné ses tentes et ses canons.
eMon premier projet ayant trop de latitude pour être exécute avec la célérité que je suis obligé d'employer pour délivrer Maubeuge , je vous ai mandé que je vais réunir 4o,ooo hommes pour sauver cette place et que j'en laisserai 10,000 à la position d'Arleux \MUT protéger Bourhain et Cambrai.
Cette dis[)osition est d'autant plus nécessaire qnc Colwurg reste en observation à Bavai avec de» forces considérables et qu'il ne manquerait pas de se jeter sur la partie que je laisserai à découvert.
iT L'armée des Ardennes est trop faible pour opérer une diversion essentielle du
côté de Namur; elle s'exposerait, même en avançant , à recevoir quelque échec. Comme j'ai encore besoin de renfort pour exécuter mon projet, il faut tirer de celte armée tout ce qu'on pourra pour renforcer celle du Nord. En, conséquence , je vous prie de donner les ordres les plus précis pour que ces troupes se mettent en mouvement et dirigent leur marche sur .Avesnes. Lorsque ces renforts, réunis aux carabiniers, me seront arrivés , lorsque je pourrai faire remplacer par les nouvelles levées les anciennes troupes, lorsque enfin les différents objets que je vous ai demandés et qui sont d'une nécessité indispensable me seront parvenus, j'exécuterai mon projet sur le camp de Cysoing. En attendant, je vais m'occuper de celui de la délivrance de Maubeuge. Mon avant-garde est partie ce matin. J'attends les 19,000 hommes de Lille et les 10,000 de Cassel pour me mettre en marche , ce que je compte exécuter après-demain. Le rendei-vous générai de mes troupes est à Guise.
(T Soyez persuadé que je ne négligerai rien pour répondre à la haute confiance qu'on m'a accordée. Je désirerais bien que mes talents fussent à la hauteur de mon civisme et de mon dévouement pour la chose publique. A ce défaut , je suppléerai par mon zèle et mon activité.
(rJoUBDÀK.n
•2'iii
CORRESPONDANCE GÉNÉRALE DE CARNOT. [4 oct. 1798.]
SARBEBRKCK, 3 OCTOBRE lygS.
LE GÉNÉRAL LANDREMONT AU COMITÉ DE SALUT PUBLIC
Analyse. — Il proleste contre sa destitution et son arrestation par ordre des ropn^scntants Borie et Ruanips. Il demande à être nommé inspecteur du haras élal)li par lui à Rosières, avec i'agrémeut du ministre.
( Analyse, Arch. de ia (fuerre, correspondance générale.)
PARIS, 4 OCTOBBE l^fjS*''.
LE MINISTRE DE LA GUEBRE BOUCHOTTE AU COMITÉ DE SALUT PUBLIC
Analyse. — Trois lettres : i° Il mande que la défense de la partie du Nord l'ayant déterminé h mettre à la disposition du général Jourdan tous les bataillons de réquisition des bataillons de cette levée affectés à l'armée du Nord '^', il a dû |)ourvoir au remplacement des bataillons de ces départements qui avaient été destinés à l'expédition projetée sur les côtes d'Angleterre. Il envoie la nouvelle distribution qu'il a faite. (Orig. , arch. de la guerre, armée du Nord.) — a° Envoi d'un état de 12,9 19 armes mises k la disposition de l'armée d'Italie. (Analyse, ai'ch. de la guerre, coït, gén.) — 3° Il mande que le Conseil exécutif provisoire a nommé pour ses agents auprès des armées les citoyens ci-après ''' : année du Nord, Celliez , Varin, Berton, Châles; armée de la Moselle, Delteil, Mourgoin; armée du Rhin, Berger, Renkin; armée des Alpes, Chevrillon, Prière'*'; armée d'Italie, Veijadc, Bruslé. (Orig., arch. de la guerre, corr. gén.)
''' Carnol assiste à la séance du Comité. (Cf. Aulard, VII, aog.)
'*' Le 3 octobre, Bouchotle avait mandé à Jourdan que le Comité de salut public avait mis à sa disposition l'année des Ardennes. Il l'avait aussi prié de lui fournir des renseignements certains sur la force des ennemis et l'avait invité à apporter le plus grand soin à l'espionnage, jusqu'ici plus nuisible que profitable. — Le 4 , il lui envoya l'état des forces de l'armée des Ardennes et lui fit connaître que le camp de Réunion-sur-Oise (Guise) était de 1 5,000 hommes, dont .3, 000 armés de fusils, avec 18 pièces de canon. (Cf. Arch. de la guerre, armée du Nord, t. XIV.)
''' Cette désignation avait été faile le 3o septembre, en vertu d'un décret du 96 juillet 1793 , portant que le Conseil exécutif enverrait deux commissaires auprès de chaque armée. (Cf. Aulard, Vil, i33.)
'*' Le citoyen Prière accusa réception de sa commission au ministre de la guerre par une lettre datée de Marseille, le 37 octobre J793. L'écriture, l'orthographe et le style de la lettre montrent que cet agent du Conseil exécutif était peu lettré. Sa commission, datée du i3 août 1798, signée parles ministres Bouchotle et D'Albaradc, fut visée par Kellermann, à la Pape, le 24 août. (Orig., Arch. de la guerre, armée des Alpes.)
[4ocT. 1793.] CORRESPONDANCE MILITAIRE DU COMITÉ.
PARIS, h OCTOBRE lygS.
LE MINISTRE DE LA GUERRE BOCCHOTTE AU G^Nl^RAL PICHEGRU '".
LE MINISTBB De LA GVBRRB À PWBBGRU, GÊUBRAL DB DlVISloy SCR LB IIAUT-RBIK.
Je vous envoie , général , un arrêté du Conseil exécutif, approuvé par le Comité (le salut public '*', pour vous investir provisoirement du coniniandcinent en chef de l'armée du Rhin , attendu l'absence du général Delmas, enfermé dans Landau. Vous recevrez incessamment les expéditions nécessaires. Vous voudrez bien vous rendre , sans perdre de temps , au quartier général de cette armée pour en prendre le commandement et vous concerter avec les repi-ésentants. Le Conseil exécutif vous autorise à nommer celui des officiers généraux que vous croirez en état de commandera votre place sur le Haut-Rhin. Liebert ''\ actuellement à Besançon,
C Jean-Charles Pichegru, né à Arbois (Jura) le 16 février 1761, fils d'un cultivateur, répétiteur au collège de Brienne, engagé au a' régiment d'artillerie le 3o juin 1780, sergent le 1" août 1780, sergentmajor le 5 juillet 178g, adjudant le 6 février 1793, premier lieutenant le i5 juin 179a, chef du y bataillon du Gard le 9 octobre 179a , général de brigade à l'armée du Nord le a a aoiil 179.3, et de division le lendemain a3, général en chef provisoire de l'armée du Rhin le a oclobre 1793, général en chef de l'armée du Nord le 17 pluviôse an 11 (5 février i7(j4), commandant en chef de la garde nationale de Paris le 1 a germinal an ni (i*'avril 1795), démissionnaire le a'i ventôse an iv (t 4 mars 179(5). député du Jura au Conseil des Cinq-Cents le a3 germinal an t (19 avrd 1797), proscrit le 1 8 fructidor an v ( 4 septembre 1 797), déporté à Sinamari, d'où il s'évada en juin 1798, réfugié à Londres, arrêté à Paris comme complice de Georges Caduudal, enfermé dans la prison du Temple, où il fut trouvé mort étranglé le 5 avril i8o4. — Cf. A. Chuquel, Hoche et In liille pour l'Altace, 93.
'" La nomination de Pichegru p.nr le Conseil exécutif est du a oclobre 1 793 ; elh- fut approuvée le lendemain p.ir le Comité de salut public. ((;f. Aulard. VII, i85 et 197.)
''• Jean -Jacques Lieberl, né à Liesse (Aisne) le 8 août 1758, fils d'un manouvrier, enfant de troupe au régiment d'artillerie de Metz le 3i août 1771, engagé volontaire le 9 août 1774 , premier ranonnier le t" septembr»; 1777, sergent le 1" août 1780, sergent-major le 6 septembre 1787, détaché à Naples jusfiu'en 1791, adjudant le 6 février 179a , sous-lieutenant le 1 5 juin 1793, chevalier de .Saint- Louis le 3i août 1793, adjudant-major le lO octobre 1799, capitaine le 1" mars 1793, capitaine commandant la lO* compagnie d'artillerie à cheval le i"août 1798, général de brigade à l'armée du Rhin le 1" octobre 1798, général de division le 9 pluviôse an n (a8 janvier 179'!)' '-'"''^ il'élal-major de l'année du Nord le 1 1 (3o janvier 1794), employé à l'armée de Rhiu-et-Moselle le 17 germinal an iv (6 avril i79.'J) et chef d'élal-major de cette armée le mois suivant, passé à l'armée du Nord le a 4 ventôse an v (i4 mars 1796), commandant les i " et 1 6' divisions militaires le 1 5 germinal an t ( 4 avril 1796), admis au traitement de réforme le 9 1 fructidor an v(7 septembre 1797), commandant la 99' division militaire le 39 ventôse an vni (19 mars 1800), la i a* le 3o août i8o3, et la a a* le 3 octobre suivant, chevalier de la Légion d'honneur le 1 1 décembre t8o3, retraité le i6 février i8o4,
250 CORRESPONDANCE GÉNÉRALE DE CARNOT. [àocT. 1798.]
est nommé général de brigade. Vous pourriez l'appeler pour en faire un chef d'étal-major; GofTard ''' le connaît beaucoup. Les nouvelles qui me sont parvenues aujourd'hui de la Moselle annoncent que nous avons eu quelque désavantage ; cette circonstance demande que vous preniez des renseignements sur l'état des choses dans cette armée , et que vous fassiez les dispositions nécessaires qui peuvent protéger efficacement le Haut et Bas-Rhin.
Le Conseil exécutif n'a pas vu sans peine , dans la correspondance de votre prédécesseur, que l'on cherchait continuellement à amoindrir dans les esprits les moyens de celle armée , qu'on ne cessait de représenter comme très insuffisants. 11 a pensé que celui qui n'avait pas confiance dans les moyens qui lui étaient confiés ne pouvait obtenir de succès.
Vous voilà en position de donner le plus grand essor à votre atlachemenl pour la chose publique. L'on a une très bonne idée de vous; prenez confiance dans la volonté de la nation d'être libre et dans la pureté de vos sentiments '*'.
( Arcli. de la guerre, armée du Rhin , reg. 47, p. 18.)