‹ Correspondance générale, 1792-95. Publiée avec des notes historiques et biographiquesChapitre 93 sur 191 · LE GÉNÉRAL JOCRDAN AU MINISTRE DE LA GUERRE BOUCHOTTE · texte numérisé non relu

LE GÉNÉRAL JOCRDAN AU MINISTRE DE LA GUERRE BOUCHOTTE

Au quartier général à Gavrelle, ie 4 octobre, an 11 de la République.

LE CITOÏEPI JOVBDAX AV MIXISTRE DE LA GVERnE.

L'adjoint que j'avais envoyé à Avesnes n'a été que jusqu'à Guise. Il a trouvé le général Beaiu'gard, qui lui a donné des renseignements certains sur la position

employé à la Grande Armée le 4 novembre j 806, gouverneur de Magdebourg et de la Poméranie en 1807, baron de l'Empire le 3 mai 1808 sous le nom de baron de Nitraij, ollicier de la Légion d'honneur le a a octobre 1808, employé à la Grande Armée le i a octobre 1812, autorisé à rentrer en France le 5 janvier 181 3, retraité le i5 mai suivant, mort à Nitray (Indreet-Loire) le 7 décembre i8)4. Le général Liebert avait fait sous l'ancien régime les campagnes sur mer de 178a et 1788.

C Jean-Claude Goflard, né à Toui le a 6 février i7'i'i, artilleur le 1" mai 1766, sergent le i.5 octobre 1765, sergent-major le 'Al août 1771, lieutenant le 9 mai 1778, capitaine au 3' d'artillerie le 18 mai 179a ,

chef de bataillon le 26 mars 1798, attaché au ministère de la guerre en avril 1798, chef de brigade le 3o septembre 1798, général de brigade et inspecteur d'artillerie le 8 avril 1794, retraité le a août 1796, mort à Toui le 18 mai i8o5. Golfard avait fait nommer général son ancien camarade Pichegru. (Cf Mémoire» de Gouvion Saint- Cyr, l, 109; et A. Cbuquet, Hoche, Çjli.) '*' Le lendemain, 5, Bouchotte transmit à Picliegru l'arrêté du Comité, en date du 4 , ordonnant l'arrestation du général Landremont, et lui enjoignit de mettre le plus promptement possible cet arrêté à exécution. (Arch. de la guerre, armée du Rhin, reg. 47, p. 19.) - — Cf , à la date du 7 octobre, la réponse de Pichegru, p. 268.

[4ocT. 1793.] CORRESPONDANCE MILITAIRE DU COMITÉ. 251

(le l'ennemi. Landrecies est cerné ; la communication d'Avesnes à Guise est encore libre. L'ennemi occupe les bois de la haie d'Avesnes. Les rapports font monter ses forces de 3o à lio mille hommes, mais c'est peu certain. Nous sommes généralement mal servis en espions et, malgré tous mes soins, je ne puis m'en prociu-er. J'espère cependant que l'adjudant général Auberf', chargé de celte partie, va la remettre sur un meilleur pied. Lorsque j'ai pris le commandement de l'armée du Nord , je n'ai point trouvé de fonds pour ce service. Les représentants du peuple ont mis à ma disposition une somme de cinquante mille livres pour cet objet.

Je me dispose à attaquer l'ennemi devant Maubeuge et à le forcera lever le siège. Je fais mon rassemblement à Guise. L'avant-ganle y arrivera après-demain et s'emparera des postes nécessaires à garder la communication d'Avesnes h Guise. Le corps de 13,000 hommes de la di\ision de Lille arrive aujourd'hui à Arras et arrivera à Guise le 8 courant. Le corps de 10,000 hommes de la division de Cassel arrivera à Guise le 10 et le reste du camp de Preux, à l'exception de huit à dix mille hommes que je laisserai à Arleux, arrivera à Guise le 9. Je m'y rendrai le 8. Je disposerai tout et j'espère que l'attaque se fera le la ou le i3 pom- le plus tarfl. Malgré ma bonne volonté et mes soins, je n'ai pu en rapprocher davantage le moment ; mais le camp et la ville de Maubeuge sont bien fortifiés et ne peuvent sûrement pas être au pouvoir de l'ennemi à cette époque.

Il existe dans cette place, en froment, seigle ou méteil, i6,83i quintaux; dans celle de Landrecies, i,i43, et celle d'Avesnes, 1,089. ^ régisseur général assure qu'il y a des fournitures particulières pour trf)is mois.

J'écris au général de l'armée à Sedan pour prendre connaissance de ses forces et |)our lui dire qu'il fasse passer un corps de quatre h cinq mille hommes à Philip[)cville et de faire en sorte qu'ils y soient rendus le 1 1 , afin qu'ils puissent agir sur Beauniont le jour de l'attaque, ce qui flanquera ma droite. Je ne puis pas lui donner d'ordre plus précis, parce que je ne sais ni sa force ni celle de l'ennemi qui est devant lui, mais je lui fais part de mon projet et l'engage à me seconder (le tout son pouvoir.

Ne perdez pas de vue de faire avancer les nouveaux bataillons armés h la place des troupes que je retire. Cette manœuvre tiendra toujours l'ennemi en haleine.

Je donne la plus grande surveillance pour (]ue les chevaux d'artillerie soient mieux ménagés; mais ces soins seront presque inutiles, si la moitié au moins des conducteurs ne sont pas chassés.

Salut et fraternité.

Le général en chef,

JODRDAN.

(Orig. , Arch. dp la pierre, nrmée da Nord.)

O Claude Auberl, né à Vauvillcrs conimaiidanl de» lies sous le Vent (Gua-

(Haule-Saône), adjudant gôni'Tal chef de deloupe), où il mourut en fructidor an i\

brigade le l 'i mai J793,gf'-ni'Tal dcbrijjade (août I79'i)- Claude Aubcrt (ilail l'oncle du

le 7 frimaire an 11 (37 novembre 1793). fjénéral Berlhelmy.

CORRESPONDANCE GÉNÉRALE DE CARNOT. [l> oct. 1798.]

h OCTOBRE 1793.

Page 1