‹ Correspondance générale, 1792-95. Publiée avec des notes historiques et biographiquesChapitre 97 sur 191 · À DUBOIS-CRANCÉ ET GAUTHIER, REPRÉSENTANTS À L'ARMÉE DEVANT LYON · texte numérisé non relu

À DUBOIS-CRANCÉ ET GAUTHIER, REPRÉSENTANTS À L'ARMÉE DEVANT LYON

Paris, le 6 octobre 1798.

LES REPRÉSB^TA^TS DU PBVPLE COMPOSANT LE COMITÉ DB SALVT PVBLIC.

La situation de la République, citoyens collègues, exige plus que jamais le développement de toute l'énergie des patriotes. Toulon livré aux Anglais attend des forces pour être réduit à rentrer dans le devoir; Carteaux marche vers cette ville rebelle, mais son armée est peu nombreuse. La Convention nationale comptait sur la prompte humiliation de Lyon et la destruction de ce repaire d'aristocratie. C'est avec surprise qu'elle voit se prolonger le siège qui ne lui paraissait devoir être qu'une expédition prompte et facile. Hàlez-vous, citoyens collègues, de répondre au vœu de la Convention. Nulle considération ne doit ralentir vos efforts. Le moment est passé où il doit être permis d'user de ménagement; mais, quand il faut sauver la patrie au prix de quelques sacrifices, il n'y a pas à balancer.

'') Carnol est présent à la s:%nce du (Comité. (Cf. Aulard, VII, aag.)

'■'' La lettre des représentants est datée du Havre, 97 septembre 1798. (Cf. Aulard, VII, 86.)

W Carnol n'est pas présent à la séanre du Comité. (Cf. Aulard, VII, sliô.)

'*' Cette lettre a été imprimée dans le recueil Aulard, VII, a53. Je la reproduis

parce qu'elle me parait avoir été rédij;éc par Camot. En effet, les deux autres signataires, C.-A. Prieur et Prieur de la Marne, n'avaient pas l'iiabilude de rédiger les correspondances de celte nature. D'autre pari , celte Ictirc nous permet de constater combien le Comité et Carnol en particulier se préoccupaient des opérations militaires devant Ljon.

[6ocT. 1793.] CORRESPONDANCE MILITAIRE DU COMITE. 25?

On nous assure que vous avez déjà reçu une grande quantité de munitions, et néanmoins nous venons de nous concerter avec le ministre de la guerre pour en faire passer encore; ainsi, vous pouvez agir avec vigueur et compter que la Convention nationale ne fléchira pas (".

f^s membres du Comité de salut public,

Laz. Garnot, C.-A. Prieur, Prieur, député de ia Marne.

P. S. Depuis que notre lettre est écrite , un de nos collègues , membre de la Convention, a fait une sortie sur les affaires du Midi, qu'il a prétendu négligées; nous vous engageons de nous donner des nouvelles par chaque courrier.

(Impr. dans la Répotae de Duboii-Craitcé aux iiieulpationt, p. iô3. — Arcli. iiat. , AF ii 953.)

LE MINISTRE DE LA GUERRE BOUCHOTTE AU COMITÉ DE SALUT PUBLIC

Analyxes. — Deux lettres : t" Envoi d'une copie de la lettre des membres composant le conseil de guerre tenu à Avesnes le 98 septembre, par laquelle ils annoncent que l'ennemi a passé la Sambre au-dessus et au-dessous de Maubeuge. ir Avesnes a des moyens de défense (pii doivent le mettre en état de résister pour le temps où l'on pourra encore tenir la campjigne, si les babilants joignent surtout leurs efforts à ceux de la garnison '''.» (Orig. , AitH. de la guerre, armée du Nord.) — •!' Il pro|)ose de ne plus exclure du service les soldats ou sous-olFiciers , qui, ayant été attachés à Capet, seraient redemandés pai- leurs corps ^''. (Analyse, Aith. de la guerre, coït, gén.)

'*' Le même jour la (Jonvcnlion rappelait dans son sein les représenlanLs Gauthier et Dubois-Crancé, dont l'énergie lui paraissait insuflisantp. (Cf. Aulard, VII, a.5a, et Th. lung, Duboit-Cranré , l. II.) Ccui-ci n'en entrèrpiit pas moins dans Lyon le 9 octobre (cf. Aulard, VII, 35o), mais furent décrétés d'arreslation par le Comité de salut public le 1 ;< du même mois et remis en liberté le 19 {id., 874).

<" Le même jour Jourdcuil , adjoint au nmiislre de la guerre , écrit au Couiilé que le ministre a donné des ordres au com-

mandant de l'armée des Ardcnnes pour renforcer la garnison de Verdun et à celui de l'armée des Cotes de Brest pour faire provisoircmeni remplacer à Saint-Malo les trois bataillons qui en ont été retirés par le représentant Carrier. (Orig., Arch. de la guerre, armée du Nord.)

'') Par un décret du h septembre 179?

la Convention nationale avait enjoint à toute personne qui aurait été dans les cidevant maisons militaires de Louis XVI ou de ses frères, de se retirer dans sa municipalité.

tMPkl]li.UE lAttOSALI..

CORRESPONDANCE GÉNÉRALE DE CARNOT. [6 oct. 1798.]

PARIS, 6 OCTOBRE lygS.

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