‹ Correspondance généraleChapitre 29 sur 122 · A MADAME SABATIER · texte numérisé non relu

A MADAME SABATIER

17 novembre 18^7.

Très chère Amie, je me proposais de vous demander aujourd'hui la permission de vous faire une de ces bonnes visites où vous jouez, sans le

ti' M. H. PatT)' (Revue d'histoire littéraire de la France, janviermars 1922) a reconstitué l'histoire de cette supplique à dater du joiu" de l'envoi jusqu'à l'instant de la décision dont elle fut l'objet : 19 novembre 1857, le secrétaire des Commandements de l'Impératrice transmet la supplique au ministre de la Justice qui l'enregistre le 21 et la dirige sur la Division criminelle, laquelle, le 25, demande des renseignements au parquet sur le procès des Fleurs. 12 décembre : le procureur général impérial, qui se trouve être l'ancien avocat de Baudelaire, M. Chaix d'Est-Ange, répond qu'étant donné la bonne foi du poëte, il ne voit pas d'inconvénient à ce que l'amende soit réduite à 100 francs. Mais le 7 janvier 1058, l'Intérieur se prononce contre la prise en considération du recours en grâce. 13 jan- \ier : la Direction criminelle fait sien l'avis du procureur impérial... sauf un chef de bureau qui demande le maintien de l'amende. 14. jan\'ier : le directeur des Affaires cnminelles et des Grâces réclame un supplément d'enquête. 20 janvier : le Garde des Sceaux (Abbatucci) réduit l'amende à 50 trancs parce que «le condamné témoigne du repentir» et en avise : 1° le ministre des Finances qui en informe TEnregistrement ; 2° le procureur impérial qui ordonne de porter la mention de la décision en marge du jugement ; 3° le Secrétaire des Commandements de l'Impératrice.

savoir, le rôle divin du médecin. Mais je viens de recevoir un Monsieur galonné muni d'une lettre du Ministre qui veut me voir aujourd'hui. Cela me dérange et m'ennuierai

J'ignore absolument quand je pourrai jouir de votre dimanche, car j'ai commencé ce tour de force dont je ne suis capable que si rarement '^l

Je vous envoie les hvres que je désirais vous faire lire. L'Ensorcelée est d'une nature beaucoup plus élevée que La Vieille Maîtresse. Mais j'ai le malheur de m'entendre si peu avec vous que je crams bien que vous ne partagiez pas mon enthousiasme, — enthousiasme ancien, il est vrai, et que je vérifierai de nouveau quand vous aurez fini ^^K

Mes amitiés à M. Mosselmann.

Votre bien dévoué.

Ch. Baudelaire.

318, A MONSIEUR FOWLEr'^I

27 novembre 1857.

Excusez-moi de ne pas régler immédiatement notre compte. J'ai été saisi deux fois ce mois-ci; j'ai été malade, et, pour comble d'embarras, il m'a été volé de l'argent.

'') II est présumable que cette convocation était dans quelque rapport, soit avec la requête à l'Impératrice, qu'on vient ae lire, soit avec l'article sur madame Bovarv, lequel, on le verra bientôt (page 105V manqua être retenu par le parquet.

W La Présidente recevait ses intimes à dîner tous les dimanches. — Ce tour de force, l'exercice de sa faculté poétique sans doute.

<*) \^ir la lettre à Poulet-Malassis , 13 novembre 18^8.

f*' Libraire au Palais-Royal, 6, rue Montpensier.

Je VOUS affirme positivement que le compte, dont j'ignore le chiffre, sera soldé le mois procliain^^L. Les ennuis de toute nature dont je suis affligé sont tels que je n'ai pas lu votre lettre. . .

Ch. Baudelaire.

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