‹ Correspondance généraleChapitre 30 sur 122 · À JULIEN TURGAN · texte numérisé non relu

À JULIEN TURGAN

Mercredi 9 décembre 1837.

Voilà, mon cher ami, le commencement de ce ragoût délicat '2). Si vous tenez à le lire, vous pourrez le lire plus facilement ainsi, c'est-à-dire au fur et à mesure. — Les paquets que vous recevrez journellement seront gros, et je crois que tout sera fini le 15. — J'ai supposé que cela ne pouvait pas aller au delà de 10 ou 11 feuilletons, le texte anglais donnant 188.392 lettres; mais vous savez que la traduction française, contenant beaucoup moins de monosyllabes, est toujours plus longue.

Tout à vous, et merci de votre amitié.

Ch. Baudelaire.

Je n'ai pas encore pu aller chez le brocheur où se sont réfugiées les dernières feuilles des Fleurs

(0 Nous donnons ce billet d'après un catalogue d'autographes, et il paraît évident cjue les points de suspension correspondent ici à des suppressions.

(2) il s'agissait de l'adaptation des Confessions d'un mangeur d'opium {Paradis artificiels) qui finalement passeront à la Revue contemporaine , et non au Moniteur.

(3) Voir la lettre à Eug. de Broise, page 59, note 3.

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