A PAUL MANTZ
[Messieurs Bonaventure et Ducessois
Imprimeurs,
quai des Augustins.
Pour remettre tout de suite à
Monsieur Paul ManTZ
Rue de Paris.l », i- » o o
-• Mercredi 29 sept. 10^0.
Cher Monsieur, II faut que vous m'excusiez une fois, une seule fois encore. Je suis repris par la Revue contemporaine pour j jours et l'article Gautier n'est qu'à moi-
'*' On pense deviner qu'HippoIyte Babou, «le plus spirituel des auteurs de ma maison», disait de lui Poulet-Malassis, avait obtenu quelque avance de Galonné en s'engageant à réserver désormais ses articles à la Revue contemporaine, et n'en continuait pas moins à collaborer à la Revue française.
*^^ Critique littéraire et artistique, depuis longtemps collaborateur de l'Artiste et qui sans doute, à cette époque-là, y remplissait les fonctions de secrétaire de la rédaction.
tié chemin f^'. Je ne pourrai donc m'y remettre que mardi, et la journée de mardi suffira pour le finir. — H y a encore des Caricaturistes ^^^ à l'Imprimerie, et c'est même la partie la plus amusante; croyez que je suis très honteux, mais j'espère que l'article sera assez bien fait pour que Théophile et vous, vous me pardonniez tant d'inexactitude.
Je tiens vivement à me charger du hvre d'Asselineau (La double vie). L'article sera fait^^^ le lendemain du Gautier.
Bien à vous.
Ch. Baudelaire.